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Olivier Rouet, à pas feutrés

Olivier Rouet, à pas feutrés

Depuis une grosse semaine, Olivier Rouet est officiellement à l’œuvre en tant que président du directoire d’Orléans Loiret Basket. Il sera l’homme qui devra gérer l’entrée du club à CO’Met dans un an environ. Avec quelle méthode et quels moyens ?
Benjamin Vasset
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Le suspense, qui n’en était plus un, s’est clos le 1er mars dernier : c’est à cette date qu’Olivier Rouet est entré dans ses nouvelles fonctions, celle de président du directoire d’Orléans Loiret Basket. Cela faisait de longs mois que son nom était sorti pour prendre la succession de Didier Nourault à un poste que celui-ci avait souhaité quitter en fin de saison dernière. Ce dernier devait partir en septembre, puis en décembre, puis en janvier… Mais Didier Nourault a finalement assuré l’intérim pour permettre à son successeur désigné de mettre au clair sa situation professionnelle sur le plan juridique : jusqu’alors, Olivier Rouet était en effet le directeur général d’Orléans Val de Loire Événements et d’Orléans Gestion, deux sociétés satellites de la Ville d’Orléans, qui s’avère être aussi l’actionnaire principale de l’OLB. Pour faire simple, Olivier Rouet ne pouvait pas cumuler ces postes avec la présidence d’Orléans Loiret Basket : il est donc, entre-temps, devenu directeur général délégué d’Orléans Val de Loire Événements. À l’écouter, Olivier Rouet ne voulait visiblement pas, non plus, abandonner ses équipes dans les deux sociétés précitées au cœur d’une période où le secteur de l’événementiel était touché de plein fouet par la crise sanitaire. « Il était hors de question que je laisse OVLE après deux ans de difficultés liées aux confinements, explique-t-il aujourd’hui. Oui, il y a pu y avoir une incompréhension sur le temps long, de l’impatience peut-être, mais moi, j’étais mobilisé sur autre chose. La presse s’était fait l’écho des premiers contacts, mais vous aurez remarqué que, moi, je n’ai jamais répondu (sourire). Et puis, le travail était parfaitement fait à l’OLB, l’environnement était sain, le club est structuré. Il n’y avait aucune raison de confondre vitesse et précipitation. » 

CO’Met en vue

En interne, on assure que cette situation, qui a pu ne pas paraître tout à fait claire, du moins de l’extérieur, n’a pas joué sur les résultats de l’équipe première, qui doit cependant se battre cette saison pour assurer son maintien en BetClic Elite. Si cette mission est réussie, il sera alors temps de se tourner vers la prochaine saison, qui verra l’OLB entrer dans CO’Met, son nouvel écrin. Il va sans dire que cela sera un vrai tournant dans l’histoire du club orléanais, qui se trouve depuis plus de dix ans un peu à l’étroit au Palais des Sports. Le profil de gestionnaire d’Olivier Rouet, rompu à ce type de dossier – en 2009, il était chef du projet ARENA – pourrait faciliter la transition. « CO’Met, c’est évidemment une feuille de route importante, explique-t-il. Pour l’OLB, ce sera un changement aussi important que pour les Panthères ou les Septors lorsque ces équipes viennent jouer au Palais des Sports. L’entrée à CO’Met va être le temps où le club va pouvoir valoriser tout le travail qui a été fait par le passé. » Reste qu’avec des loyers qui vont s’échelonner de 125 000 à 450 000 € durant les quatre prochaines années, l’OLB va vite devoir trouver des solutions pour entrer dans ses frais et accroître significativement ses ressources. Premier objectif, donc : « remplir » cette nouvelle salle en atteignant sa « première » jauge, celle de 5 000 places. Ce qui ne sera pas forcément une mince affaire, puisque l’OLB tourne aujourd’hui à environ 3 000 spectateurs de moyenne au Palais. « Faire 2 000 personnes en plus, c’est une ambition réaliste », certifie cependant Olivier Rouet, qui indique que, dans le passé, le club a déjà attiré 6 000 personnes au Zénith. Mais c’était il y a plus de dix ans, quand l’Entente Orléanaise, à l’époque, jouait l’Euroligue. « Le club doit devenir une marque territoriale importante, rebondit son nouveau président. CO’Met va permettre d’accueillir d’autres publics, en segmentant les offres. On peut faire venir un public pas forcément fan de basket de prime abord, et également un public féminin. Le basket n’est pas un marché étroit, il est même assez large. On peut agir en simultané sur tous les leviers, en élargissant notamment notre zone de chalandise. » Concernant les prix, « la grille tarifaire n’a pas été arrêtée », même si Olivier Rouet concède que, « peut-être, les prix d’entrée seront plus accessibles ».

«Les actionnaires décideront »

À ce stade, dans l’impulsion que le nouveau président souhaite donner au club, il reste encore beaucoup de suppositions et de supputations. Aujourd’hui, Olivier Rouet ne souhaite pas se montrer beaucoup plus précis, se contentant de perspectives générales : « Faire autre chose à CO’Met au-delà des matchs » ; « Être en cohérence avec le tissu économique local » ; « Être respectueux de son identité et de son territoire », « Concilier l’intérêt général et l’intérêt économique »… : les premières prises de parole d’Olivier Rouet comme président d’Orléans Loiret Basket restent prudentes. Il faut dire qu’à ce poste exposé et politiquement sensible, la communication vers l’extérieur se doit d’être dosée. Ainsi sur le dossier de l’apport financier des collectivités, et notamment de la Ville, le président Rouet se montre très mesuré : « Cela va être discuté, mais il semble important que la collectivité joue son rôle, car le sport est essentiel dans les politiques publiques. C’est d’ailleurs, plus généralement, le soutien public qui a permis au club de résister dans cette période de crise. » Et d’ajouter, plus loin, quand on l’interroge sur la dimension « politique » de son nouveau poste : « Moi, je suis du parti du bon sens… » Et ce « bon sens » lui intime visiblement de ne pas se prononcer publiquement sur un autre sujet à plus long terme : la potentielle vente du club, serpent de mer dont on parle à intervalles plus ou moins réguliers. Olivier Rouet répond qu’on ne lui a pas demandé de rendre la mariée la plus belle possible pour pouvoir la céder à un bon prix à d’éventuels investisseurs, une fois qu’elle sera bien installée à CO’Met. « Ce sera aux actionnaires de décider, balaye-t-il. Mais il n’y a vraiment qu’ici qu’on s’intéresse aux statuts juridiques d’un club ! » Mais ici, ici… c’est Orléans…

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