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Opération « reconquête »
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Opération « reconquête »

Opération « reconquête »

La Métropole d’Orléans veut, d’ici à septembre 2022, présenter aux usagers de ses transports en commun « le plus beau réseau » de France. Pour arriver à cet objectif, trois chantiers sont ouverts : le renouvellement du parc de bus, le recrutement de conducteurs et le développement du Transport à la Demande. Un nouveau réseau va, lui, être présenté en juin aux élus métropolitains.
benjamin vasset
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opération « reconquête »

Ça n’allait pas fort au niveau de l’offre de transport en commun sur la métropole, et aujourd’hui… Cela irait un peu mieux. C’est en tout cas le message qu’ont passé, la semaine dernière, l’interco orléanaise et son délégataire, Keolis. Les deux entités s’appuient sur deux données « encourageantes » : primo, le taux de passage des transports en commun à chaque arrêt est de 99,3 % au premier trimestre 2021, contre 97,5 % en 2020. Deuxio, « le nombre de réclamations envoyées par les usagers à Keolis a été divisé par deux depuis 2019 », passant environ de 200 à 100 par mois. « Ce n’est pas une victoire, mais un point d’étape », tempère Romain Roy, vice-président d’Orléans Métropole en charge des Transports. L’élu explique cependant que, depuis novembre dernier, un « plan d’action » a été enclenché avec Keolis. Le délégataire s’est ainsi engagé à se pencher très sérieusement sur le dossier des conducteurs, dont il déplore depuis des années le nombre trop faible. « Quand c’est compliqué de recruter, c’est compliqué de donner des congés, et ainsi de suite… » témoigne Fabrice Meyer, le directeur de Keolis à Orléans. Aussi la création d’un centre de formation à vocation régionale pour former en interne des conducteurs a-t-elle été actée. Son ouverture est prévue pour janvier 2022. Depuis le début de l’année, le délégataire indique aussi avoir recruté une quinzaine de nouveaux conducteurs. Mais si Keolis manque structurellement de main-d’œuvre, c’est parce que le métier de chauffeur n’est visiblement pas assez attractif, quand bien même des augmentations de salaire de 3 % auraient été opérése l’an dernier. La Métropole s’est dite consciente que l’hypothèse de conduire des bus vieillissants ne déclenchait pas forcément de vocations… Sur ce dossier, l’interco est ainsi intervenue – et va continuer à intervenir – pour renouveler sa flotte de bus. Alors qu’une trentaine de bus électriques vont arriver en circulation d’ici la fin de cette année, une trentaine d’autres – des hybrides ceux-là – ont été commandés fin avril et seront livrés en fin d’année.

« bus : produire plus près » 

Cette commande avait été débattue en interne et a abouti à quelques crissements de dents, liés pour partie au contexte de gouvernance actuel. Romain Roy, lui, continue de militer pour une approche pragmatique de l’affaire : « De toute façon, dit-il, le moyen de propulsion des bus n’est pas la source d’attractivité première d’un réseau. Ensuite, il ne faut pas se fermer à une seule technologie. » En gros, l’idée est d’être attentif aux évolutions technologiques qui pourraient permettre d’adapter le restant des commandes au meilleur rapport écologie/économie. Le vice-président aux Transports a cependant une priorité : que la construction des bus qui seront livrés dans la métropole profite au maximum aux territoires les plus proches : la France, mais aussi l’Europe. Pas question, pour lui, que les prochains engins soient majoritairement fabriqués en Chine.

Susciter des vocations, faire revenir le public : la Métropole voit double. Dans le contexte actuel de pandémie, les mobilités en transport en commun ont fortement diminué dans la métropole d’Orléans : – 35 %, par exemple, au dernier trimestre 2020. « Il faudra au moins deux ou trois ans avant de retrouver le niveau d’avant Covid », professe Romain Roy. Pour « regagner » ce public qui aura quitté le bus et le tram, la Métropole fomente son plan de (re)séduction. Ainsi une tarification solidaire adaptée aux revenus pourrait être actée d’ici la fin de l’année. La grosse transformation à venir va également concerner la restructuration du réseau, avec « des lignes fortes plus fréquentes et un service étendu en soirée, notamment les vendredis et samedis ; des lignes scolaires mieux identifiées et spécifiques pour améliorer la ponctualité des élèves et un réseau plus simple à comprendre ». Les élus et les services sont encore en phase de discussion, mais il est prévu que ce réseau newlook soit présenté d’ici au mois de juin en conseil métropolitain. 

Appuyer sur le TAD

Dans le cadre de cette restructuration, la Métropole veut pousser encore davantage l’utilisation du Transport à la Demande (TAD), une sorte de « Uber en version collective ». Tout le monde ne connaît pas encore très bien cette possibilité, offerte par l’intercommunalité, de bénéficier du service de ces véhicules d’une petite dizaine de places, qu’il est possible de solliciter de son smartphone ou d’un numéro vert pour se rendre d’un point A à un point B, et ce pour le prix d’un ticket de tram/bus. L’idée est, pour la Métropole, d’augmenter cette flotte et de la faire rouler sept jours sur sept sur un territoire découpé en quatre grandes zones. Sont notamment visées par ce mode de transport les zones situées en périphérie du cœur urbain, moins celles du centre de l’agglomération. Sur les plus de 11 millions de kilomètres achetés chaque année à Keolis par la Métropole, celle-ci souhaite que 5,6 % basculent du transport en
commun classique vers le TAD. 

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