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« Orléans est une terre d’avenir »
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« Orléans est une terre d’avenir »

« Orléans est une terre d’avenir »

En charge du dossier de l’attractivité à la métropole d’Orléans, Pascal Tebibel veut continuer à faire de la capitale johannique une agglomération qui donne envie de s’y installer… et d’y travailler, notamment en s’appuyant sur la filière de l’agro-technologie. Mais il est conscient des manques d’Orléans si celle-ci doit ou veut attirer de nouveaux arrivants.
Ambre Blanes
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Pascal Tebibel, vice-président de la Métropole en charge de l’attractivité.

Quels sont les principaux atouts d’Orléans qui peuvent justifier d’y emménager par choix, et non du fait d’une mutation professionnelle ?

En effet, ce sont deux choses différentes, mais il n’en reste pas moins que si on regarde les grandes masses, la mobilité des personnes est en règle générale dictée par l’activité économique. À ce sujet, la Métropole possède un bassin d’emploi dynamique – en dehors à ce jour des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire vis-à-vis desquels demeure une incertitude pour la reprise – et un marché de l’immobilier accessible. Les maisons de ville, avec terrasse ou jardin, sont très demandées depuis le confinement. Orléans, c’est aussi la “ville à la campagne”, et je parle en connaissance de cause, car j’ai moi-même fait le choix de m’installer ici pour la qualité de vie. La forêt est au nord, au sud, et les bords de Loire sont une vraie bouffée d’oxygène. 80 % de la population a accès à un espace naturel en moins de quinze minutes. 

« Un travail d’accueil à faire »
Qu’est-ce qui justifie la première visite d’Orléans,
qui peut donner lieu à l’envie d’y vivre ?

Je crois que c’est la volonté de respirer, ainsi que les loisirs. Il y a bien plus à faire et à voir que ne s’imaginent les Parisiens qui viennent le temps d’un week-end par exemple. Mais c’est difficile de travailler sur la notoriété : l’image d’Orléans a longtemps été « vivons heureux, vivons cachés ». L’attrait des Français pour une ville centrale et de taille moyenne ne fait pas de doute, alors si celle-ci dispose de tous les services, c’est idéal car c’est ça, la vie quotidienne !

« nous devons renforcer l’intermodalité depuis paris »

A contrario, sur quels points Orléans fait-elle figure
de mauvaise élève ?

On peut faire mieux au niveau ferroviaire. Il faut en améliorer la fiabilité, la fréquence et l’entretien et surtout étendre l’offre de services des transports en général. En tablant sur des dessertes aéroportuaires, en développant les réseaux de taxis ou vélos et surtout en renforçant l’intermodalité, c’est-à-dire pouvoir passer d’un mode de transport à l’autre avec facilité, le tout depuis Paris. Il y a aussi un travail d’accueil à faire dès la gare pour orienter les arrivants et les informer de ce qu’il y a à voir sur le territoire en poussant un peu plus loin que le centre, un point sur lequel il existe aujourd’hui un temps de latence. La relocalisation de l’Office de Tourisme place du Martroi devrait d’ailleurs
aider en ce sens.

Ce n’est pas tout de parvenir à attirer les résidents parisiens sur le territoire. Il s’agit de les y ancrer… en ajoutant plus de culture et d’événementiel, peut-être ?

Là-dessus, nous entendons les critiques des locaux comme des Parisiens et William Chancerelle, l’élu en charge de la culture, a la volonté de « faire de la culture au coin de la rue », de la rapprocher des habitants par une présence quotidienne. On peut dire que l’on n’en a jamais eu autant besoin ! Il est vital d’enrichir l’offre culturelle pour l’attractivité, de se cultiver et de se divertir, y compris dans l’espace public. Les beaux jours et, espérons-le, le recul de la pandémie vont permettre de se retrouver et donc de créer de nouveaux lieux d’accueil. Aussi, la rénovation des Halles, pour en faire une incontournable destination touristique alimentaire, est un autre facteur de fidélisation.

« Nous avons des choses à dire ! »
Orléans a tout de même vite tendance à se reposer sur son héritage johannique en termes de patrimoine, non ?

C’est ce qui arrive lorsqu’on assèche les villes de France pour hydrater les grandes métropoles. Pourtant, Orléans, dans les terres, c’est la France, et j’ai l’ambition d’asseoir la position de la ville sur la carte en capitalisant sur nos jumelages, en amplifiant les échanges avec l’international, grâce aux entreprises et grâce aux étudiants, en instaurant des ambassadeurs. Pour se renouveler, il faut travailler à échelle humaine et sur l’existant. Faciliter le quotidien et un peu le réenchanter, c’est ça la réelle modernité !

« rénover les halles pour en faire une destination touristique alimentaire »

Orléans pourrait-elle être symbole de modernité à l’avenir ?

Orléans est un environnement accueillant pour les entreprises qui souhaitent innover dans ce qui est notre point fort : l’agrotech, c’est-à-dire l’alliance de l’agriculture et de la technologie. On construit sur nos traditions d’une part avec la production végétale (horticulture, maraîchage, forêts) et on y ajoute le numérique, l’intelligence artificielle… Il y a beaucoup de choses sur un petit périmètre : le BRGM, l’INRAP, le CNRS… C’est dire que la base de données du sous-sol mondial est à Orléans ! Grâce à cet écosystème, nous sommes capables de travailler sur des enjeux mondiaux, tels que l’agriculture et la nourriture de demain. On a des choses à dire et à exporter : Orléans est une terre d’avenir !

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