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Orléans pas assez écolo ?
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Orléans pas assez écolo ?

Orléans pas assez écolo ?

Orléans en fait-elle assez sur le plan environnemental ? C’est l’interrogation qui a traversé le conseil municipal, jeudi dernier, à l’heure où les élus débattaient sur les choix budgétaires pour l’an prochain, et qu’un plan de solarisation du territoire était présenté.
Benjamin Vasset
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« Pas au rendez-vous des enjeux climatiques. » Au moment de juger les orientations budgétaires de la Ville d’Orléans en 2023, le conseiller municipal socialiste Baptiste Chapuis a tranché dans le vif. Quelques minutes plus tôt, il avait été précédé dans son diagnostic par son camarade écologiste Jean-Philippe Grand, qui avait demandé un « grand plan de rénovation (thermique) des écoles orléanaises. Les taux bancaires et l’endettement de la Ville sont encore faibles : des sommes très importantes pourraient être engagées ». À ces remarques, la majorité municipale a bondi. « Vous dites qu’on n’a rien fait depuis vingt ans sur la transition ? Et le chauffage biomasse ? Et les bus électriques ? Et l’enlèvement des parkings sur les bords de Loire ? Paris ne s’est pas fait en un jour ! », s’est insurgée Chrystel de Filippi, adjointe à l’éducation, qui a également évoqué la reconstruction d’un cour-oasis par an dans les établissements scolaires. « De plus, il est impossible de refaire les 67 écoles d’Orléans sur un seul mandat. » Pour Romain Roy, en charge du développement durable, ce serait même « mentir de dire que les 67 écoles d’Orléans ont toutes besoin d’une rénovation immédiate ». Step by step, a semblé plutôt dire la majorité, alors que la municipalité a lancé cet automne un plan de sobriété qui doit permettre d’économiser environ 800 000 €, et que la hausse du prix du gaz a déjà alourdi la facture d’1,7 M€. 

Sous le soleil

Vous allez voir ce que vous allez voir, a failli dire de son côté Serge Grouard en commentant le « plan de solarisation » d’Orléans lancé prochainement avec la Métropole. Un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) va ainsi permettre à des constructeurs d’installations photovoltaïques de se partager un gâteau d’une vingtaine de sites (voir encadrés) dont six à Orléans, qui seront recouverts de 145 ha d’équipements adéquats. Il est prévu, à objectif 2030, de produire 8 mégawatts-crête et de fournir ainsi plus de 1 850 foyers, lesquels ne seront pas forcément orléanais ou métropolitains, puisque « l’intégralité de ce qui sera produit en électricité sera destinée à de la revente intégrale ». Mais avec cette initiative, dont les premières installations devraient commencer fin 2023, début 2024, Orléans et sa métropole disent participer à la lutte générale contre le réchauffement. 

Serge Grouard s’est d’ailleurs élevé en faux contre les accusations d’immobilisme et le « manque d’ambition environnementale » formulé par son opposition. Le premier magistrat de la Ville a ainsi répété qu’Orléans était l’« une des seules villes de plus de 100 000 habitants à avoir déjà réduit de 12 % l’émission de ses gaz à effet de serre ». Le maire-président a aussi défendu les choix budgétaires qu’il pilote avec son adjoint aux finances, Michel Martin : les deux hommes ont fait de la stabilisation et de la réduction de la dette leur fil conducteur, et ils n’en dévieront pas. Celle-ci s’élèvera d’ailleurs à environ 90 M€ en fin d’année prochaine. Pour Serge Grouard, cette politique prudente préservera Orléans des vents contraires qui pourraient se lever prochainement. « Pour l’instant, les taux d’intérêt sont encore bas, et il y a encore beaucoup de capitaux flottants, analyse l’édile orléanais. Mais cette période ne durera pas. La dette nationale ne cesse d’augmenter, le déficit public de l’État est tous les ans de plus de 100 milliards d’euros. La situation est explosive, et il y a un moment où elle explosera. Dans ce contexte, je ne veux pas qu’Orléans soit embarquée dans un mouvement qu’elle ne maîtriserait plus. » 

Serge Grouard a cependant assuré que cette prudence n’empêcherait pas sa Ville d’investir l’an prochain (35 M€ fléchés), sans que les détails de ces investissements promis n’aient pour l’instant été détaillés. Il a aussi répété que les taux de fiscalité ne seront pas revus à la hausse, et qu’ils ne l’avaient pas été depuis plus de vingt ans, même si les bases, elles, continuent d’augmenter. Cet argument de la fiscalité pérenne, la majorité de droite se fait un plaisir de réitérer tous les ans à la même époque. « Mais depuis vingt ans que vous êtes aux manettes, vous aviez le temps et les moyens pour agir sur le plan environnemental, s’est engouffré Baptiste Chapuis. Alors, pourquoi n’a-t-on pas vu émerger de projets plus marquants ? »

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