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Où vont les urgences du CHR d’Orléans ?
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Où vont les urgences du CHR d’Orléans ?

Où vont les urgences du CHR d’Orléans ?

Gaela Messerli
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Jeudi après-midi, Olivier Boyer, directeur du CHR d’Orléans, était dans l’attente de la fin du mouvement social après la diffusion du Plan de sortie de crise auprès des médecins des urgences. Un point pour mieux comprendre ce qui s’est passé.

Qu’est-ce qui a conduit à cette situation de crise aux urgences d’Orléans ?

La Covid-19 a déstructuré l’offre de soins qui est déjà composée de moins de médecins que dans les autres départements. Globalement, nous n’avons pas assez de médecins à l’hôpital comme en ville. Il y a donc eu un surcroît d’activité post-Covid avec une offre de soins faible. Nous avons trouvé une réponse interne pour fluidifier le parcours des patients mais avec 150 lits manquants, on ne peut pas faire des miracles. Il faut une répartition équitable de la charge au niveau du territoire. La solution ne peut pas venir seulement de l’hôpital, sinon cela risque de se répéter.

Ces lits ont été fermés au sein du CHRO par manque d’infirmières. Mais où sont-elles passées ?

Il manque 90 infirmières au CHRO. Chaque année, nous en recrutons habituellement une centaine. Là, nous n’en avons recruté qu’une trentaine. Nous avons beaucoup mobilisé les étudiants infirmiers pendant la crise, aussi bien en EHPAD qu’en réanimation pour la prise en charge des patients avec la Covid-19. Certains ont trouvé cela trop dur. Il y a eu aussi des mouvements de départs de médecins très impliqués, comme en pneumologie. Au niveau des écoles d’infirmières, nous ne formions jusqu’à maintenant pas assez d’infirmières dans le département par rapport aux autres départements de la région. A la rentrée, ce nombre va augmenter, mais il faut trois ans pour les former. Nous organisons des recrutements et essayons de mettre en avant cet outil moderne qu’est le CHRO. La dynamique que peut apporter le fait de devenir CHU et l’arrivée de la première année de médecine (PASS) peuvent aussi aider.

Vous essayez de jouer sur l’amont et l’aval, notamment avec un service pré-soins de suite et de réadaptation et de médecine polyvalente post-urgences…

Ce n’est pas seulement l’hôpital qui ne va pas bien, mais le système de santé entier. Le but n’est pas de garder les patients à l’hôpital, mais de pouvoir leur permettre un retour à domicile ou en soins de suite et de réadaptation. Au niveau du Loiret, des lits ont été fermés dans différentes structures. A Neuville-aux-Bois, par exemple, 30 lits de suite ont été fermés par manque d’infirmières. J’espère pouvoir les rouvrir. Nous travaillons avec les cliniques privées, mais il faut que le fardeau soit un peu plus harmonieux. 

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