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Passe d’armes entre l’USO et la mairie

Passe d’armes entre l’USO et la mairie

En bisbilles depuis plus de deux ans, la mairie d'Orléans et l'USO se sont de nouveau affrontés, la semaine dernière, au sujet de l’organisation d’un match de l’équipe féminine.
Benjamin Vasset
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Les relations parfois orageuses qu’entretiennent l’USO et la Ville d’Orléans ont connu un nouvel épisode de tension, la semaine dernière. En cause : le refus, par l’adjoint aux grands événements sportifs, Romain Lonlas, d’autoriser la tenue d’un match de l’équipe féminine de l’USO, actuellement en D2 nationale, sur le terrain d’honneur du stade de La Source, habituellement réservé aux rencontres de l’équipe masculine. Fin octobre, les dirigeants de la section professionnelle de l’USO (SASP) avaient demandé à la mairie d’Orléans – propriétaire du stade de La Source – que l’équipe féminine – qui dépend de… l’association USO – puisse jouer sur le terrain principal du complexe pour recevoir Nantes, dimanche dernier.
L’USO était en effet confrontée à une multiplication des rencontres se déroulant ce jour-là sur le site de La Source, avec le match des filles, donc, mais aussi ceux des U19 et des U17. D’où la demande de pouvoir utiliser le terrain principal pour l’équipe féminine pour une affiche plutôt prestigieuse. Le 28 octobre, la Ville d’Orléans répondait par la négative à cette requête, proposant plutôt des « solutions de repli », avec notamment la mise à disposition du stade Fernand-Sauget, repaire de l’ASPTT, à Saint-Cyr-en-Val, pour les U17 -les filles pouvant alors jouer, selon la mairie, sur le terrain synthétique de La Source-. Il était en outre précisé à l’USO que, cette saison, toute nouvelle demande d’utilisation du terrain d’honneur à ces mêmes fins obtiendrait la même réponse de la mairie : « Défavorable ».

Toujours tendu

Ce(s) refus ont eu pour conséquence de provoquer la colère des dirigeants de l’USO. « Cette décision pénalise les filles, les dirigeants et les spectateurs, réagissait Philippe Boutron, le président de la SASP. C’est d’autant plus incompréhensible que la pelouse du stade d’honneur est en parfait état, et que le club en paye l’entretien pour 170 000 €. C’est un manque de respect. » Romain Lonlas, l’adjoint aux grands événements sportifs, a pour sa part justifié sa décision en expliquant qu’utiliser le stade d’honneur coûtait cher et que, même avec un coup d’envoi à 15h, il fallait allumer les lumières, ce qui n’était pas acceptable dans un contexte de politique de réduction des coûts de l’énergie par la Ville d’Orléans. « Et l’organisation d’une rencontre génère aussi l’envoi de personnel de la mairie », ajoutait l’élu, demandant aux dirigeants de l’USO de faire « leur boulot » en amont auprès des instances pour que le télescopage de rencontres ne se reproduise pas.

Cet accrochage s’inscrit dans un contexte de relations compliquées entre l’USO et la mairie d’Orléans depuis plus de deux ans. En 2021, Thomas Renault, adjoint orléanais au sport, avait attaqué aux prud’hommes le club dont il a gardé les buts pendant quinze ans*. Si la procédure s’est depuis réglée à l’amiable, les relations qu’entretient son adjoint de tutelle, Romain Lonlas, avec le président de la SASP, Philippe Boutron, demeurent très fraîches, tout comme elles le sont avec le président de l’association, Patrick Laurent. Le terrain du sport n’étant jamais tout à fait éloigné de celui de la politique, l’opposition orléanaise, par l’intermédiaire du conseiller municipal Ludovic Bourreau, s’est aussi interrogée « sur le fait qu’il y ait deux poids deux mesures entre le foot hommes et le foot femmes à Orléans ».

* En début de mandat, Thomas Renault avait déclaré qu’il ne s’occuperait pas de l’USO dans ses fonctions d’élu. 

Une réponse

  1. C’est vraiment honteux et triste de voir qu’à ce-jour, nous soyons confrontés à ce genre de comportement de certains des représentants de la Ville d’Orléans, qui font passer leurs vengeances personnelles, en profitant de leurs pouvoirs de décisions, sans se mettre un instant à la place des joueurs licenciés Masculin ou Féminin, ni à la place des supporters qui suivent l’U.S.O. Football depuis de nombreuses années, et ce, bien avant que certains d’entre eux soient nés. Ils oublient la période où ils étaient fiers de l’ascension de l’USO Football en Ligue 2, voir même fier d’y avoir participé, d’avoir été supporter et applaudi. À vous les élus, essayez de trouver d’autres motifs de refus, que celles que vous avez données pour avoir refusé l’accès au terrain d’honneur pour la rencontre Féminine avec Nantes, ainsi que pour les futures requêtes qui vous seront faites à l’avenir par l’USO Football. Messieurs les élus, il ne faut pas que vous oubliez, que vous avez été élus pour faire prospérer la ville d’Orléans dans tous les domaines, sachant que lorsqu’on vient supporter un match de l’USO Football, où, on se trouve à plus de 2000 supporters, cela vous rapporte de l’argent, quand il y a des rencontres exceptionnelles à domicile avec de belles équipes en face, ça vous rapporte également de l’argent, quand l’un de vos élus dont je n’ai pas besoin de nommer organise un Challenge événementielle et que l’on y participe, ça vous apporte également de l’argent, alors, s’il vous plaît, trouvez d’autres arguments plus persuasifs, car ceux que vous aviez donnés pour prendre vos décisions ne sont vraiment pas concluants, surtout avec les fêtes de fin d’année qui approche avec toutes ces illumitions qui vont consommer de l’énergie pendant des heures, des jours, des semaines. Mais ça, ce n’est pas gênant pour vous. Les décisions négatives que vous avez prises sont personnelles, conflictuelles et politiques. C’est vraiment lamentable…

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