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Plus beaucoup de terrains constructibles
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Plus beaucoup de terrains constructibles

Plus beaucoup de terrains constructibles

Ça y est, c’est décidé : confinement et couvre-feu ont fait sauter vos dernières réticences : adieu l’appartement, bonjour la maison individuelle neuve et conçue sur mesure, avec la balançoire au bout du jardin et, pourquoi pas, une ou deux poules pondeuses... D’accord, mais où trouver un terrain sans quitter la métropole orléanaise ? 
Laurence Boléat
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Les terrains constructibles dans la métropole se font rares…

Autant annoncer la couleur tout de suite : le marché du terrain à bâtir sur la métropole orléanaise vit sans doute ses dernières heures. En secteur diffus, soit hors lotissement, l’offre est désormais inexistante. Quelques particuliers, qui se comptent sur les doigts d’une main, proposent encore un ou deux lots sur les communes d’Olivet, de La Chapelle ou de Bou, provenant de la découpe du terrain de leur propre habitation, bien souvent en vente, et qui souhaitent ainsi optimiser leur opération quand la maison n’atteint pas la valeur escomptée.

Pour pouvoir construire en métropole, il faut donc se tourner vers le lotissement. Mais là aussi, ça coince : les constructeurs ont encore la chance d’avoir une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) à Semoy, Boigny-sur-Bionne et Ingré, mais toutes les commercialisations touchent à leur fin. Les terrains restants oscillent entre 400 et 500 m², dans un budget compris entre 85 000 et 120 000 €. Aucune nouvelle ZAC n’est en projet sur la métropole, ce qui signifie, à terme, l’impossibilité de faire construire son pavillon dans un rayon de 10 km autour d’Orléans.

Les communes de la métropole tentent  de limiter les constructions

Le sujet n’est pas qu’orléanais. Nexity Foncier Conseil, l’un des principaux aménageurs de l’agglomération – soit l’entreprise qui achète les parcelles, réalise les travaux d’aménagement, puis revend les terrains viabilisés –, constate la même chose sur l’ensemble du département du Loiret. « La chute de l’offre du terrain à bâtir entre 2019 et 2020 est du jamais-vu », confirme même Cyril Michaud, d’Alpha Constructions. De nombreux terrains constructibles ne le sont plus vraiment, par le biais de petites modifications de réglementation bien minutieuses. Première astuce, à Ingré par exemple : l’emprise au sol est passée de 30 à 15 %. Ce qui signifie que sur un terrain de 500 m², il n’est plus possible de construire une maison sur une surface qui dépasse les 75 m², murs extérieurs compris, ce qui, en surface intérieure, donne environ 63 m², à laquelle il faudra déduire le garage d’environ 15 m². Reste donc 48 m² habitables pour vivre, de quoi freiner sérieusement les élans… Autre exemple, à Fleury-les-Aubrais : il n’est plus possible de construire à moins de 5 m des limites de propriété, effaçant ainsi de nombreuses possibilités d’implantation de maison. Le règlement communal exige également 10 m d’espace entre deux bateaux, ce qui réduit considérablement les possibilités d’accès potentiel aux terrains de second rang, soit ceux situés derrière des constructions existantes. Bref, les méthodes sont nombreuses pour limiter l’urbanisation.

Seule solution : s’éloigner de la métropole, ou attendre que des communes comme Marigny-
les-Usages ou Boigny-sur-Bionne libèrent du foncier, ou plus généralement toutes celles situées à l’est, dont personne ne voulait il y a vingt ans. Chez elles, les réserves existent encore et quelques projets voient le jour. Mais pour la plupart des métropolitains aspirant au rêve de la maison individuelle, cela demeure encore le bout du monde, même s’ils sont de plus en plus nombreux à accepter de passer dix minutes de plus en voiture pour vivre dans un cadre verdoyant, et malgré tout bien desservi en infrastructures. 

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