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C. Chaillou, côté Département

C. Chaillou, côté Département

C’était un secret de Polichinelle, éventé depuis des semaines : Christophe Chaillou…
Benjamin Vasset
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C’était un secret de Polichinelle, éventé depuis des semaines : Christophe Chaillou, le président d’Orléans Métropole, a confirmé la semaine dernière qu’il serait candidat à sa propre succession dans le canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle (ville dont il est maire), pour briguer un quatrième mandat de conseiller départemental. Attendu sur les questions de cumul, celui qui occupe aussi une fonction de directeur général d’association avait visiblement préparé son argumentaire : « Mon cas n’est pas unique, a-t-il déroulé. Nous sommes quatre présidents d’intercommunalité à être conseillers départementaux. D’ailleurs, on fait beaucoup ce reproche du cumul aux élus urbains, moins aux élus ruraux. De toute façon, c’est le citoyen qui décidera. Personnellement, j’ai connu des élus anti-cumul qui finissaient par cumuler ; j’ai aussi vu des candidats qui ne cumulaient pas et dont le positionnement n’avait pas été reconnu par les électeurs… » Convaincu que son emploi du temps lui permettra de gérer de front toutes ces obligations électives et professionnelles – « si j’estimais que ça faisait beaucoup, je ne serais pas candidat » –, Christophe Chaillou a aussi souligné, dans un autre argument, que sa connaissance du Conseil départemental était aussi bénéfique… à la Métropole d’Orléans : « le Département, c’est aussi une assemblée qui permet de fédérer les collectivités territoriales. Regardez, le Conseil départemental s’est engagé dans CO’Met ou dans la politique d’enseignement supérieur de la Métropole, laquelle vient de signer un nouveau Contrat Départemental à hauteur de 5 M€ ».

Satisfait de son bilan de conseiller départemental, par lequel il explique apporter un « regard de gauche et constructif » dans une assemblée de droite, Christophe Chaillou, qui fait équipe avec Hélène Lorme (Ingré), retrouvera au premier tour son ancienne adjointe, Kadéjat Dahou, soutenue à la fois par LR… et LaREM. « Je dirais que c’est une candidature cocasse, ironise le candidat socialiste. À une époque, j’ai entendu de sa part de grandes leçons de gauche ; alors quand je la vois soutenue par LR, je me demande quelle sera la prochaine étape… » Le président-candidat flingue également les « candidatures de témoignage » – pas « circonscrites au canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle » – et la trajectoire du candidat frontiste, Grégory Valognes : « il vient de Gien, il n’est pas existant. De toute façon, au RN, ils mettent la trombine de Marine Le Pen sur les affiches et disent : « la sécurité ! » » Sur la ligne de départ dans ce canton, signalons également les candidatures du duo Guillaume Guerré/Isabelle Meyer (EELV) et du binôme Charles-Henry Michel/Gisèle Groussier (LFI). 

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