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L’après-crise selon Olivier Carré

L’après-crise selon Olivier Carré

Plus que jamais, le maire sortant se positionne comme le candidat de la tempérance, refusant d’engager des dépenses somptuaires pour lutter contre la crise, mais en se positionnant sur une logique de « soutien durable à l’économie. »
B.V
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Comme ses adversaires l’ont fait avec leurs projets respectifs, Olivier Carré croit que la crise a validé ses choix programmatiques du premier tour. Mais le maire sortant pense aussi qu’avec la crise, certaines priorités déjà évoquées revêtaient désormais un caractère d’urgence. Ainsi reparle-t-il du besoin d’« apaiser » Orléans et du désir implacable qu’auraient désormais ses habitants de « chercher de la nature en ville ». Aussi Olivier Carré annonce qu’il reviendra sur certains projets urbanistiques, au Sanitas, où il préservera finalement ce poumon vert.

La crise a donc selon lui également révélé la nécessité d’aller plus vite, plus loin sur la question des mobilités. : « les gens ont apprécié de pouvoir davantage se déplacer dans de bonnes conditions en vélo. » Une référence à peine voilée à la voie cyclable sur le pont George V, dont il précise d’ailleurs, dans notre grand questionnaire (p.10), qu’il aimerait semble-t-il la voir se pérenniser dans les mois à venir. « Nous avons besoin d’une ville solide », lance encore Olivier Carré, qui évoque une exonération des droits de terrasse à destination des commerçants ainsi qu’une exonération partielle de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) sur le territoire métropolitain. « Ce sont des éléments qui vont aider certains secteurs, comme les cafés et les restaurants », avance le maire sortant.

En face, des mesures « dangereuses » selon lui

À Serge Grouard qui a annoncé une aide de 1 000 à 1 500 € aux commerçants pour l’après-28 juin, Olivier Carré se montre dubitatif, voire interrogatif : « Cette aide, c’est la Métropole qui peut la verser, mais en aucun cas la Ville, car une Ville ne peut pas aider directement des commerces et des artisans. Donc, sur le territoire métropolitain, cela fait 6 000 acteurs à aider. Vous pouvez donc faire le compte : ça va chiffrer fort, ou alors il y aura des mécontents… » Et il rejette le calcul fait par l’équipe des « Orléanais au Cœur » pour financer cette mesure d’aide aux commerces : « Il y aurait une « cagnotte » de 2 M€ à la Ville ? Je ne sais où M. Grouard l’a vue. Au contraire, son colistier, M. Martin, qui est notre adjoint aux Finances, n’est pas très content parce que la Covid a laissé un trou de 3 M€ dans les caisses de la Ville. » Cependant, Olivier Carré explique qu’avec le coronavirus, la municipalité a fait des économies sur le plan culturel : « cet argent sera investi dans un fonds qui soutiendra les arts plastiques et les arts vivants à hauteur de 300 000 € », annonce-t-il. Pour soutenir le sport, la vie associative et la culture, un « pass » gratuit à destination des moins de 16 ans sera créé pour accompagner à l’automne la reprise des compétitions et des spectacles. À Jean-Philippe Grand et à son « revenu minimum garanti » (en fait un minimum social garanti, ndlr), Olivier Carré appose le même argument : il serait « dangereux » pour les équilibres financiers de la Ville. Le maire sortant explique ainsi vouloir sortir de la crise, mais « sans démagogie ». « Je suis sur une logique où la Ville puisse soutenir durablement l’économie », conclut-il.

Une réponse

  1. Comment faire confiance avec un homme qui épouse les idées libérales de M. Macron ? Cette élection locale a un enjeu national qu’il ne faut pas minorer. Je pense qu’il serait préférable de confier la gestion de cette ville à la liste de gauche pour un renouveau et plus de justice sociale.

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