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Législatives : les grandes manœuvres
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Législatives : les grandes manœuvres

Législatives : les grandes manœuvres

Résultat des accords signés à gauche,La France Insoumise et ses partenaires vont s'allier dans les circonscriptions du Loiret. Les négociations ne sont cependant pas closes, et des incertitudes demeurent, même à droite.
Benjamin Vasset
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Popote et tambouille sont dans un bateau, popote tombe à l’eau, qui reste-t-il… ? Depuis une grosse semaine, cette impression de bonne vieille cuisine politique à l’ancienne est donnée par les partis de gauche, qui signent au compte-gouttes des accords pour présenter des candidatures « communes » aux législatives (12-19 juin). Mercredi matin, à l’heure où nous écrivions ces lignes, seul le PS négociait encore avec La France Insoumise : EELV puis le PC s’étaient rangés derrière le candidat Mélenchon dans le cadre de l’Union populaire. Des méchantes langues diront que ces deux forces « progressistes » ont capitulé en rase campagne sur leurs idées, ceux qui ont signé l’accord diront qu’il s’agit d’une coalition plurielle avec des « différences qui font toute la richesse de cette union », vous connaissez la chanson. La réalité, c’est que Jean-Luc Mélenchon a magnifiquement profité de sa position de force afin d’inciter ses nouveaux amis de faire cause commune pour ces législatives, avec dans l’idée que tout le monde serait perdant si aucune alliance n’était scellée. Au final, écologistes, socialistes et communistes peuvent aujourd’hui caresser l’espoir de gagner quelques circonscriptions et de constituer chacun un groupe à l’Assemblée. De telles usines à gaz nécessitent cependant des heures de marchandage à la petite semaine sur quoi ira à qui. En région Centre-Val de Loire, le « Pôle Écologiste »*, premier servi, a eu droit à quatre circonscriptions, dont une dans le Loiret : la deuxième, actuellement détenue par Caroline Janvier (LREM) a été fléchée. Il semblait en début de semaine qu’Emmanuel Duplessy, conseiller municipal à Orléans et membre de Génération.s, tînt la corde, mais certains Verts pensaient encore – pour une question de parité notamment – que la jeune Candice Menant, actuelle assistante parlementaire au Parlement européen, puisse être investie sur ce territoire. Le Parti Communiste, deuxième à se fondre dans l’Union Populaire, a quant à lui reçu la quatrième circonscription. Quant au PS, qui devrait rejoindre cette gauche plurielle, voire pluraliste, il pourrait sauver la sixième circonscription, où Christophe Lavialle, premier secrétaire fédéral du PS dans le Loiret, est candidat. Bref, si certains candidats préalablement déclarés se sont publiquement réjouis d’avoir été sacrifiés sur l’autel de l’Union Populaire – c’est le cas, sur la troisième circonscription, de l’écologiste Sofian Mahbaz, qui a apporté son soutien à l’Insoumis Kévin Merlot – , d’autres restent fumasses d’avoir été débarqués du navire sans autre forme de procès. « Ils sont en train de tuer la gauche ! », lançait même en local un ex-candidat l’ayant mauvaise. 

Il est prêt, Blanquer

De l’autre côté de l’échiquier politique, dans le spectre de la majorité présidentielle, les trois députés sortants restent en pôle pour être adoubés par le chef de l’État himself sous la bannière Avec vous. Évidemment, la grosse affaire de la semaine dernière fut la quasi-officialisation du parachutage de Jean-Michel Blanquer dans le Montargois, dans une quatrième circo où son profil de techno parigot devrait trancher avec la faune locale, sur un territoire qui a voté majoritairement pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Chez les LR, le très droitier François Lagarde, ancien porte-flingue de Serge Grouard aux dernières municipales orléanaises, a jeté l’éponge dans la deuxième circonscription, expliquant en gros qu’il ne pouvait défendre le programme mi-chèvre mi-chou de Valérie Pécresse. Certains de ses anciens copains disent aussi qu’il n’a pas voulu aller au casse-pipe : en tout cas, cette retraite en rase campagne n’a pas été du goût de tous les caciques LR, qui devraient cependant investir en urgence un casque bleu sur cette circonscription. Enfin, au Rassemblement national, la liste des candidats dans le Loiret devait être donnée en début de semaine ; liste que, mercredi, on attendait toujours. Seul Thomas Ménagé s’est déclaré sur la 4e circonscription, tandis que Mathilde Paris, déléguée du RN dans le Loiret, devrait bel et bien se présenter dans la 3e. Enfin, chez Reconquête, aucune nouvelle des investitures officielles. Pas simple en effet de trouver des volontaires qui iront publiquement défendre, sans pare-feu, les idées tranchées d’Éric Zemmour pour des scores qui auront certainement du mal à dépasser les 5 %.

* Coalition d’EELV, de Génération.s, de Génération Écologie, du Mouvement Progressiste, des Nouveaux Démocrates et de Cap Écologie. 

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