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Les pistolets électriques scindent (de nouveau) la majorité

Les pistolets électriques scindent (de nouveau) la majorité

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L’origine des RAMI remonte à 2003. D’abord il y eut Jazz Bourgogne, un festival dédié au jazz, musiques improvisées et à la poésie, qui animait les bars de la rue de Bourgogne. Puis Jazz au Jardin Groslot, puis une succession de concerts intimistes et de poésies acoustiques dans des lieux divers. Il y a cinq ans, les RAMI sont véritablement nées. Elles se partagent entre plusieurs lieux artistiques orléanais, autour d’une programmation plurielle et inventive. Gérard Bedu, directeur artistique et programmateur, aime en effet provoquer des rencontres et les faire se croiser pour des propositions artistiques uniques comme GiedRé et Hugues Vincent, qui mêlent le violoncelle à la poésie érotique. « Parfois, ces rencontres se pérennisent et c’est un beau cadeau, dit Monsieur Gé. En général, je me laisse porter par les musiques proposées, j’évite de trop intellectualiser ma programmation. Elle doit sonner à mon oreille comme la lecture d’un poème, être rythmée, sonnante, cognante, légère… ». Faisant de son événement un laboratoire artistique, Gérard Bedu veut montrer que la musique improvisée est accessible à tous. « Mais attention au non-sens : la musique improvisée n’est pas liée qu’à l’improvisation. Elle porte assez mal son nom, d’ailleurs ». En effet, elle regroupe un ensemble de courants et de pratiques hérités du free jazz, des musiques électro-acoustiques et musiques du monde.

Après une trentaine de délibérations vite expédiées, le conseil municipal de lundi touchait tranquillement à sa fin lorsque Florent Montillot a posé une « question orale » au nom du groupe « Les Orléanais ». Celui qui est encore adjoint à l’Éducation s’est ému du sort de policiers de la PMIT qui, le 22 août dernier, ont été pris à partie à la station de tram « Gare d’Orléans » par un individu muni « d’un couteau d’une lame de 15 cm environ ». « La question qui se pose aujourd’hui porte sur l’armement de ces policiers qui avaient demandé la dotation d’un taser », a poursuivi Florent Montillot, expliquant que ces armes avaient été livrées début 2018 pour un montant de 9 500 €, mais qu’elles n’avaient pas été déballées depuis. Toujours selon lui, les demandes de formation des agents pour les utiliser n’auraient pas été prises en compte par « leur hiérarchie ». « Le 20 mai 2019, vous (le maire d’Orléans, ndlr) avez répondu au Préfet que vous renonciez à l’utilisation de ces pistolets à impulsion électrique », a développé Florent Montillot, s’étonnant de cette situation et de ce « long épisode de 18 mois ».

Fuite et enquête administrative

C’est Olivier Geffroy, adjoint à la Sécurité publique, qui a ensuite pris la parole, en expliquant, sur le fond, que François Lagarde, conseiller municipal d’Orléans et ancien élu métropolitain en charge de la PMIT (il a démissionné début octobre, ndlr), avait passé cette commande de tasers… tout seul, de sa propre initiative. « C’est lui que vous (Florent Montillot) auriez dû interroger. Mais malheureusement, il n’est pas parmi nous aujourd’hui… », a lancé Olivier Geffroy, dont l’inimitié avec François Lagarde ne date pas de lundi… S’il ne s’est pas déclaré, « sur le fond », opposé à l’utilisation des tasers, l’adjoint à la Sécurité publique a indiqué que ces pistolets étaient des armes de catégorie B, et que leur usage « ne se décidait pas sur un coin de table ». En gros, qu’il fallait que les maires valident cette option, puisque ce sont eux qui décident de la nature des armes utilisées sur leur territoire par les agents de la PMIT. Olivier Geffroy s’est aussi et surtout étonné que les faits évoqués par Florent Montillot – l’agression du 22 août – et détaillés en premier, début octobre, par François Lagarde, n’aient jamais été publiés dans la presse, ce qui attesterait d’une fuite de documents embarrassante des services jusqu’aux élus concernés. En conséquence, Olivier Geffroy a ainsi demandé l’ouverture d’une enquête administrative, qui sera menée par la Direction des Ressources Humaines de la Ville.

Au-delà des termes de cette affaire, cette dispute en direct démontre qu’un mois après la constitution du groupe « Les Orléanais », les membres de ceux-ci poursuivent leur travail de sape. Plus tôt dans l’après-midi, Michel Martin, adjoint aux Finances et lui aussi « Orléanais », avait déjà demandé des « précisions » à Muriel Chéradame au sujet du prix de vente des terrains du projet de ZAC Jardins du Val d’Ouest. Bref, à cinq mois des municipales, la majorité continue de se déchirer, dans un contexte où Serge Grouard a fait savoir la semaine dernière qu’il voulait être chef de file LR aux municipales et qu’Olivier Geffroy, actuel président des LR dans le Loiret, est vivement contesté dans son propre parti pour avoir notamment soutenu Olivier Carré. Un maire d’Orléans qui, de son côté, s’attendait à voir paraître le 16 octobre dans le Canard Enchaîné un nouvel article le concernant. Un article qui, le mercredi 23 octobre au matin, n’était toujours pas paru dans le Volatile, au grand désespoir de certains….

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