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Lutte Ouvrière y croit encore

Lutte Ouvrière y croit encore

Nathalie Artaud était à Fleury-les-Aubrais, jeudi dernier
Benjamin Vasset
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Pour la troisième élection présidentielle consécutive, Nathalie Artaud devrait présenter sa candidature au printemps prochain. Les parrainages ? Ils lui ont rarement posé de problèmes insurmontables. « On ne donne pas de chiffres, mais ça avance comme prévu », a expliqué la représentante de Lutte Ouvrière, de passage jeudi dernier à Fleury-
les-Aubrais, avant de revenir dans la métropole le 2 mars prochain pour un meeting prévu au Centre de Conférences d’Orléans.

« Il va falloir qu’on se lève… »

Nathalie Artaud ne rêve pas : elle sait bien que le score qu’elle obtiendra au premier tour de la présidentielle ne lui permettra probablement pas de voir plus haut. Mais de toute façon, elle ne le souhaite pas : « Je ne présente pas de programme de gouvernement, dit-elle. Je n’aspire pas à gérer le système, mais à le renverser. » Du coup, comme à toutes les élections, qu’elles soient locales ou nationales, Lutte Ouvrière se présentera au printemps avec le même objectif : dire, redire et re-redire à quel point le capitalisme est pourri et qu’il engendre une « course aux profits » dangereuse pour l’avenir de la planète et de l’humanité. « Vous entendez les bruits de botte ? lance Nathalie Artaud. On est déjà dans la troisième guerre mondiale. » Alors, si le mouvement sait qu’il ne prendra pas le pouvoir par les urnes, il se sert des périodes de campagne comme d’une tribune pour inciter les travailleurs à le prendre par la révolte. « Tant qu’il n’y aura pas de grèves massives, on n’y arrivera pas, insiste Nathalie Artaud. Il va falloir qu’on se lève et qu’on fasse un Mai-68 en beaucoup mieux. » Pour elle, d’ailleurs, le début de cette grande contestation qu’elle appelle de ses vœux a « peut-être commencé en Guadeloupe »… Déjà, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’elle ne donnera pas de consignes de vote pour le deuxième tour de la présidentielle. « Pour nous, la campagne s’arrête au soir du premier tour », résume-t-elle. Le reste de la gauche ? Rien qui ne lui sied et qui opte encore, comme Lutte Ouvrière, pour la thèse de la « lutte des classes », pas même Jean-Luc Mélenchon. On a l’impression d’avoir vu le film cent fois ? Peut-être, mais la démocratie a ceci de joli que même dans un monde où les Goliath de la politique écrasent tout, elle permet aux David de se faire entendre : « Ce courant est certes petit, mais il existe, et il a le toupet de s’inviter », fait d’ailleurs remarquer la représentante de Lutte Ouvrière.

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