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« Nous allons partir du terrain »

« Nous allons partir du terrain »

Investi par Les Républicains, Nicolas Forissier veut conquérir la région Centre-Val de Loire et battre la gauche. Il a lancé vendredi dernier sa campagne en mettant le « terrain » au centre de sa stratégie et de ses préoccupations. 
Benjamin Vasset
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Chez les LR, c’est l’élément de langage dans l’air du temps : le « terrain ». Il signifie que la vérité ne sort peut-être de la bouche des enfants, mais au moins de celle des « laborieux« . Guillaume Peltier, candidat pressenti pour mener cette campagne des régionales chez les LR, ne cesse en local de rappeler cette ligne « popu ». Nicolas Forisser, qui a été investi pour mener cette campagne électorale, a logiquement décidé de la décliner à son tour : « Il faut être à l’écoute, être sur le terrain », martèle-t-il ; « J’irai partout, je m’appuierai sur les acteurs des territoires » ; « Les solutions doivent partir d’en bas »… Évidemment, cela ne signifie pas que, même à hauteur de « terrain », les arguments voleront au ras des pâquerettes… « Mais symboliquement », comme il l’a souligné, le chef de file des LR en région Centre-Val de Loire a choisi de commencer son labourage dans une miellerie de La Ferté-Saint-Aubin, tenue par la famille Vacher. « Ce choix, ce n’est pas que de la comm’, s’est expliqué Nicolas Forissier. Nous sommes ici dans une entreprise essentielle, qui œuvre dans l’alimentation. De plus, je voulais montrer que la priorité, c’est de mettre le paquet sur le soutien aux entrepreneurs de terrain. Ce qui structure notre société, c’est le travail. »

Le fait que sa première sortie médiatique se passe dans le Loiret n’était pas non plus le fruit du hasard. Constance de Pélichy, la maire de La Ferté-Saint-Aubin, devrait en effet être la cheffe de file des LR dans le Loiret. Celle-ci était d’ailleurs accompagnée par l’adjointe orléanaise à l’éducation, Chrystel de Filippi, dont on peut raisonnablement imaginer qu’elle sera également partante en juin prochain. Jacques Martinet, conseiller régional d’opposition sortant, ancien maire de Saint-Denis-en-Val, faisait aussi partie de la garde rapprochée de Nicolas Forissier, la semaine dernière. Particulièrement remonté au lendemain du conseil d’installation d’Orléans Métropole, en juillet 2020, qui avait vu Christophe Chaillou être élu avec les voix de Serge Grouard, Jacques Martinet avait alors quitté son poste de président des LR dans le Loiret. Il déclare aujourd’hui qu’il n’a toujours pas repris sa carte et qu’il ne sait pas quel rôle il jouera dans la campagne de Nicolas Forissier. Mais sa présence, vendredi, à La Ferté-Saint-Aubin, laisse à penser qu’il pourrait être relativement impliqué…

« Le centre, c’est nous ! »

Puisque l’on est dans les cuisines, évoquons le positionnement politique choisi par Nicolas Forissier. Celui-ci s’est présenté – ainsi que Serge Grouard l’avait fait aux municipales à Orléans – comme le candidat de la « droite et du centre ». « Le centre, c’est nous ! », a-t-il répété, indiquant que des discussions étaient en cours avec l’UDI et « les centristes ». Quant au Modem, il s’agit, aujourd’hui, selon lui, d’« un parti de gouvernement. Marc Fesneau, s’il fait une liste, bâtira une liste LaREM/Modem ». De là à balayer définitivement toute possibilité d’alliance, notamment entre les deux tours ? « J’espère que le Modem comprendra qu’il faudra nous soutenir au deuxième tour », a répondu, sibyllin, Nicolas Forissier.

En attendant cette échéance, le candidat ne s’est pas avancé davantage sur son programme, mais a multiplié les bonnes formules en ciblant particulièrement François Bonneau. « C’est un homme que j’aime bien, mais sa majorité est à bout de souffle, dans laquelle les Verts sont un facteur bloquant. Moi, je veux réveiller le Centre-Val de Loire, qui est une belle endormie. Nous voulons faire de la région le laboratoire d’une nouvelle société. » Nouvelle société ? Pile poil le slogan de Chaban, alors Premier ministre de Pompidou, lors d’un discours d’investiture prononcé en… 1969. Le passé, c’est l’avenir ! 

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