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Qu’en dit la rue ?

Qu’en dit la rue ?

Cela n’a évidemment pas valeur d’un sondage ; c’est juste un bruit de fonds que nous sommes allés écouter la semaine dernière, dans les rues d’Orléans.
T.L et B.V
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Cela n’a évidemment pas valeur d’un sondage ; c’est juste un bruit de fonds que nous sommes allés écouter la semaine dernière, dans les rues d’Orléans. Alors que nous nous trouvions, à cet instant, à trois grosses semaines du second tour des municipales, nous avons voulu savoir comment « l’Orléanais de la rue » voyait cette campagne et jugeait les candidats au poste de premier magistrat.

L’abstention en force ?

La première leçon à tirer, c’est qu’une majorité de personnes interrogées restent encore dans le brouillard. Échaudés par les conditions dans lesquelles s’est tenu le premier tour, pas encore tout à fait rassurés par l’évolution du Covid-19, nombreux sont ceux qui nous ont dit ne pas avoir l’intention de se rendre au bureau de vote le 28 juin prochain. D’autres Orléanais sont encore au mieux dans l’expectative, au pire dans le dépit. Mondji, une quarantaine d’années au compteur, maugrée ainsi : « je n’ai pas voté au premier tour à cause des circonstances. Pourtant, je m’intéresse à la politique, mais ce sont eux (les candidats, ndlr), qui sont inintéressants ! Les élus ne sont jamais là pour les gens. Dès qu’ils le sont, ils disparaissent de la circulation ! » 

Plus loin, Geneviève, habitante du secteur Madeleine, râle contre « les commerces qui ont fermé » dans son quartier. Elle considère cela comme « un manque de respect » et « une injustice » par rapport aux efforts fournis dans l’hyper-centre d’Orléans. Marie-Hélène, de son côté, compte sur la campagne pour se faire une opinion. Plutôt satisfaite de son cadre de vie, elle valide la politique menée par Serge Grouard puis par Olivier Carré. Un maire actuel durement critiqué, à l’inverse, par François : « il a escroqué Orléans », juge-t-il sans nuances. Sans surprise, il votera Serge Grouard, un « homme proche des gens comme l’était avant lui Jean-Pierre Sueur. » Les jours qui viennent diront si la campagne difficile qui s’annonce, sans tractages ni réunions publiques, pourront au moins mobiliser les abstentionnistes. 

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