Valentin Blelly s’explique

Alors que Serge Grouard a pris la présidence de la fédération LR du Loiret en fin d’année, un autre homme a cristallisé l’émotion de la gauche et des Marcheurs locaux. Valentin Blelly, désormais responsable des jeunes LR loirétains, a en effet fait ses premières classes politiques au sein du Front National. Il revient, ici, sur son parcours et ses engagements.
Benjamin Vasset
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Comment avez-vous vécu les critiques de la gauche, PC, Insoumis, PS, Marcheurs… qui ont accompagné votre nomination, il y a quelques semaines ?

Ces choses durent depuis que je suis aux Républicains. J’ai l’habitude : pour les communistes et les Insoumis, tous ceux qui ne sont pas de gauche sont des fachos. Mais le plus cocasse, ce sont les attaques de LaREM, alors qu’il y a deux ans, j’ai participé à des réunions d’Orléans 2020* aux côtés d’Olivier Carré ou d’Olivier Geffroy. À cette époque, mon passé ne gênait personne. Je sais que tout ça va me suivre jusqu’à la fin de mon engagement politique avec les LR, mais j’assume. Que je sache, le RN est un parti qui n’est ni illégal, ni interdit. 

Pourquoi avoir quitté le FN ?

J’ai adhéré deux ans au parti en 2013 ; j’ai été candidat aux départementales en 2015. Je suis parti pour un ensemble de choses : d’abord, j’ai vu qu’au conseil municipal d’Orléans, la situation se délitait**. Au sein de la fédé locale, il s’est aussi passé des changements de direction assez brutaux. Nationalement, ça paraissait également compliqué, peu clair au niveau des idées. Moi, j’étais sur la ligne Philippot, plutôt souverainiste. J’ai continué à militer jusqu’à 2015, mais les Régionales ont été un choc, parce que la gauche a gagné pour deux points, grâce à une triangulaire où était le FN. Ça m’a poussé à vouloir « militer utile ». 

Comment avez-vous « basculé » vers les LR ?

Moi, je ne fais pas de la politique pour avoir des mandats : je suis allé chez les LR parce que les idées et les personnes me plaisaient. J’appréciais beaucoup, à l’époque, François Fillon. J’ai participé à son comité de campagne et je suis ensuite resté, car j’appréciais aussi Laurent Wauquiez. J’ai participé à la campagne des européennes, en 2019 en tant que militant. Un temps, l’UMP a récupéré des profils plus centristes, mais aujourd’hui, l’électorat français s’est décalé vers la droite. Chez LaREM, les positions se
« droitisent » d’ailleurs de plus en plus…

« Ce passé va me suivre jusqu’à la fin de mon engagement politique »

Aujourd’hui, vous vous sentez plus proche de LaREM ou du RN ?

Aujourd’hui, je suis aux LR ; je ne milite pour aucune alliance, ni avec LaREM, ni avec le RN. Nous devons exister en-dehors de ces deux partis, même si, la cible, c’est La République en Marche. 

Comment avez-vous rencontré Serge Grouard ?

J’étais un militant des Républicains actif, sérieux, et je suis entré au bureau des jeunes LR. J’ai participé à des réunions, j’ai reçu une invitation pour aller à une soirée UJP***, et c’est là que j’ai rencontré Serge Grouard. En 2019, Olivier Geffroy a essayé de convaincre les LR locaux de s’aligner derrière Olivier Carré. J’ai fait savoir qu’il était impossible que je soutienne En Marche. Ensuite, il y a eu les affaires d’Olivier Carré, les prises de position de Serge Grouard… J’ai participé à son début de campagne, je suis allé à la réunion qu’il avait organisée au Novotel, à l’automne. Et puis avec Serge Grouard, on s’est vraiment connu à la suite d’un article de La Rep… 

C’est-à-dire que Serge Grouard ne connaissait pas, avant, votre parcours politique ?

Non. Avant, je ne lui ai jamais dit que je venais du RN. Il avait, je pense, d’autres préoccupations à ce moment-là. 

Pourquoi n’avoir pas fait partie de la liste des « Orléanais au Cœur » ?

Il n’y avait que 55 noms, il fallait faire des choix… Cette hypothèse a pu être un peu évoquée, mais cela aurait sans doute été contre-productif que j’y sois. La campagne était déjà lourde. 

Combien êtes-vous aujourd’hui de jeunes LR en local ?

Sur la métropole, une vingtaine d’actifs à jour de cotisation. Sur le Loiret, je n’ai pas les chiffres exacts en tête, mais au moins le double. Après la présidentielle, nous n’étions plus qu’une poignée. Sous l’impulsion de mon prédécesseur, Emmanuel Tasky, les chiffres ont remonté. Le but, c’est d’occuper le terrain, de faire des événements, des Lab’… Nous voulons aussi faire remonter des propositions et impliquer la jeunesse autrement que par du tractage.

* Association créée en 2016 pour travailler sur « l’attractivité d’Orléans » et soutenant la majorité sortante.

** Deux élus FN au conseil municipal d’Orléans en 2014 ont ensuite été exclus du parti.

*** Le 16 décembre 2019, La Rep’ révèle que Valentin Blelly tient un rôle actif dans la campagne de Serge Grouard.

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