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Porter la parole des femmes

Porter la parole des femmes

Annulée puis reportée pour cause de Covid-19, les Voix d’Orléans reviennent dès jeudi en donnant carte blanche au Parlement des écrivaines francophones. Au programme : des rencontres, des débats ou des tables rondes qui doivent contribuer à faire d’Orléans, à l’avenir, la « ville du combat des femmes ».
Benjamin Vasset
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Les Voix d’Orléans reviennent dès ce jeudi pour deux jours de rencontres et de débats. Lancé en 2015, l’événement s’ouvre cette semaine à d’autres lieux que l’Hôtel Dupanloup, où il était habituellement cloisonné. La médiathèque, le FRAC, le cinéma des Carmes, la salle de l’Institut, le CCNO, le Musée des Beaux-Arts et même… le Palais de Justice d’Orléans accueillent ainsi, entre le 7 et le 9 octobre plusieurs temps d’échanges que la mairie espère enrichissants, mais surtout ouverts à toutes et tous. « Notre devoir est d’aller là où on ne nous attend pas, résume William Chancerelle, adjoint orléanais en charge de la Culture. Nous voulons que les gens qui viennent aux Voix soient acteurs et non pas spectateurs. » De fait, l’élu insiste particulièrement sur l’intégration des lycéens de Jean Zay dans la tenue d’une table ronde, vendredi, à Dupanloup (14h) sur le thème du réchauffement climatique.

Mais la grande affaire de cette 6e édition des Voix d’Orléans, ce sera sans conteste la « carte blanche » donnée au Parlement des écrivaines francophones. Pour rappel, ce grand rassemblement est né en 2017 suite à une édition des… Voix d’Orléans. « C’était une boutade qui est devenue réalité », rappelle d’ailleurs Marie-Rose Abomo-Mvondo, autrice, enseignante à Orléans et secrétaire générale de l’Association du Parlement des écrivaines francophones. Cette semaine, ce sera ainsi la troisième fois que cette assemblée d’écrivaines, – qui en compte plus d’une centaine –, se rassemblera dans la cité johannique. Une trentaine d’entre elles feront le déplacement de quatre continents pour échanger sur de multiples thématiques (« femmes et violences, femmes résistantes et rebelles », « la francophonie au féminin », « le corps des femmes ») et porter fièrement sa devise : Liberté, égalité, féminité.

Femme(s) combattante(s)

William Chancerelle est en outre persuadé qu’Orléans peut être un porte-étendard de la parole des femmes dans le monde. « À travers ces Voix et le Parlement des écrivaines francophones, nous avons une responsabilité forte en termes de témoignages mais aussi de dénonciation, exprime-t-il. Orléans, la ville de Jeanne d’Arc, doit être la ville du combat des femmes. Il y a un peu plus d’un an, quand nous avons été élus, je voulais donner une place plus importante à la figure de la femme combattante. J’ai envie de « repolitiser » Jeanne d’Arc dans cet état d’esprit-là. » Dans le calendrier orléanais, William Chancerelle aimerait d’ailleurs que les Voix d’Orléans puissent préfigurer les fêtes johanniques même si, précisons-le, ces Voix n’auront pas vocation à être adossées chaque année au Parlement des écrivaines francophones. En attendant, les femmes vont se faire entendre à Orléans.

Plus d’infos
Programme complet sur www.orleans-metropole.fr/culture/les-voix-dorleans

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