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Asia Zeni : Objectif déclaré
Portrait

Asia Zeni : Objectif déclaré

À 19 ans seulement, cette jeune Orléanaise tente de se faire un nom dans l’univers ultra-concurrentiel de la photographie professionnelle. S’étant fait une belle réputation grâce aux… réseaux sociaux, elle tente de pouvoir vivre, à terme, de sa passion.
Léa Massat
18/11/2002 : Naissance à Fontainebleau
2017 : Arrivée à Orléans
2018 : Commence son activité de photographe

« Je ne vais pas être filmée, si ? », s’inquiète Asia Zeni en s’asseyant sur un banc du Jardin des Plantes. Habituée à se trouver derrière les objectifs, cette jeune Orléanaise de 19 ans, plus connue sous le pseudo de Zenasiart sur les réseaux sociaux, a fait de la photo sa principale source de revenus. Réunissant à ce jour 57 000 abonnés sur TikTok et 12 900 abonnés sur Instagram, ses références montrent que la profession, comme le monde, ont changé… Asia raconte ainsi avoir photographié quelques-uns des « influenceurs » les plus connus du moment, comme Leonard Berducat (323 000 abonnés sur TikTok), @Laurachanteuse_ (2,1 millions de followers) ou Eva Desenne (1,4 million d’abonnés sur TikTok). Cependant, c’est avec un certain détachement qu’Asia égrène ces stats : « Les chiffres rendent fou », soupire-t-elle, prenant un peu de recul sur la puissance des réseaux sociaux. 

Inscrite à des concours de Miss dans sa jeunesse, cette Orléanaise a été élue Miss Élégante alors qu’elle n’avait que 9 ans. Son rôle de modèle a continué de la suivre durant son adolescence. « Je demandais à mon petit frère de me prendre en photo mais ça le soulait… » s’amuse-t-elle aujourd’hui. En 2018, c’est tout naturellement qu’elle a commencé à capturer les paysages. Plus tard, l’une de ses amies devint son modèle : le début de sa période « portraits ». En postant sur les réseaux sociaux – Instagram et TikTok notamment –, Asia agrégea peu à peu une « communauté », mais aussi une clientèle. À côté de cela, elle développa des « projets personnels » qui lui permirent de gagner un concours de photo national pour les jeunes. « J’ai dû aller parler devant des centaines de gens à Aurillac, c’était très intimidant ! » se souvient-elle. Si elle fut exposée au château de Saint-Jean-le Blanc ou au Salon de la photo, ses œuvres sont actuellement exposées à Liévin, dans le Nord-Pas-de-Calais, pour les trois prochaines années. C’est à 15 ans qu’Asia est arrivée à Orléans pour démarrer une nouvelle vie avec sa famille. Bien que les études ne fussent pas trop sa tasse de thé, elle décrocha tout de même un bac littéraire en 2020, puis commença une double licence Lettres et Italien à La Sorbonne, qu’elle préféra arrêter en février dernier pour se consacrer, entre autres, à la photo. 

Aujourd’hui, Asia définit deux styles dans ses photos : d’abord un côté « cinématographique » autour d’une ambiance nostalgique, avec des tons bleutés et des vêtements anciens qu’elle met à disposition. « Comme je demande à faire paraître des émotions, les modèles qui participent à ces projets veulent souvent travailler dans le cinéma », explique la jeune photographe. Son autre « style » est, dit-elle, plus « classique », avec un côté plus commercial : des portraits et des clichés de mariages. Passages souvent obligés (et rémunérateurs) pour les photographes qui veulent vivre de leur passion, ces cérémonies nuptiales enchantent Asia. « J’y rencontre du monde et j’assiste à des moments privilégiés », lâche-t-elle du haut de ses (presque) 20 ans. La jeune fille se déplace ainsi dans les grandes villes pour aller à la rencontre de ses clients. « L’avantage avec les réseaux sociaux, c’est qu’on peut toucher un territoire élargi, souligne-t-elle. Je suis déjà allée à Bordeaux, Lyon, Nantes, en Alsace, en Italie… », énumère-t-elle en vérifiant la localisation des photos sur son téléphone. Asia se déplace également pour ses fameux « projets personnels » : elle a ainsi pu en réaliser avec son frère à Étretat et lors d’un voyage scolaire en Grèce. 

À ton étoile

L’année dernière, Asia a innové en sortant un format backstages : une courte vidéo qui résume un shooting photo et montre le résultat de ce dernier. Bien qu’elle ait prévu de se former pour devenir assistante de vie aux familles, Asia veut croire qu’elle finira par vivre de sa passion, qu’elle a d’ailleurs appris à canaliser : alors qu’elle s’était fixé un rythme d’un « projet personnel » par mois pour booster sa créativité et tenter d’accroître sa notoriété, aujourd’hui, elle ne se force plus à produire « Avant, la photo, je ne pensais qu’à ça : il fallait que je fasse des shootings partout où j’allais. Aujourd’hui, j’ai trouvé un équilibre qui fait que ce n’est plus aussi obsessionnel : j’y prends même plus de plaisir », confie-t-elle, en espérant qu’elle aura « toujours la motivation et l’inspiration », et que la photo « ne sera pas qu’un temps de (sa) jeunesse ». Rendez-vous dans quelques années.

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