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Cécile Rémy : Retour à la source
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Cécile Rémy : Retour à la source
Portrait

Cécile Rémy : Retour à la source

Depuis quelques mois, Cécile Rémy est la nouvelle directrice du Parc Floral. Un retour aux origines pour celle qui a commencé sa carrière à Orléans, à La Source justement, avec l’élaboration du Grand Projet de Ville et qui a porté ensuite, pendant 6 ans, le projet de rénovation du MOBE.
Gaëla Messerli
19/11/1972 : Naissance à Clermont-Ferrand
2006 : Arrivée à Orléans
Octobre 2021 : Devient responsable du Parc Floral

« Je reviens aux sources à La Source ! », plaisante d’emblée Cécile Rémy, la nouvelle responsable du Parc Floral d’Orléans. Cette Auvergnate d’origine, qui a fait des études de commerce international et a travaillé pour de grandes entreprises, était plutôt du genre voyageuse avant de poser ses valises dans la cité johannique, où elle semble pourtant avoir trouvé de quoi étancher sa soif de découvertes. « Je viens de me rendre compte que je vis ici depuis 2006, constate celle qui est désormais aux manettes du premier site touristique du Loiret. Je suis arrivée un 1er avril, et ça n’est pas une blague ! »

Cécile Rémy a débarqué « par hasard » à Orléans, pour participer au Grand Projet de Ville (GPV). « J’étais en charge de la communication et de la concertation avec les habitants de cet énorme projet de rénovation à La Source, explique-t-elle. J’ai continué ensuite en tant que chargée de mission communication des projets d’urbanisme. » On lui doit notamment, en tant que commissaire d’exposition, l’expo Orléans 2025 qui présenta il y a quelques années, au Musée des Beaux-Arts, les grands projets urbains orléanais. Cette expérience fut pour Cécile Rémy un premier pas dans l’univers des musées. « J’ai semé des petits cailloux, confirme-t-elle. C’est vrai, je ne suis ni une technicienne, ni une scientifique, mais je m’en fiche. Je suis entourée par des équipes. Ce qui me tient, c’est la prospective et le développement. » Elle poursuivit ainsi sa route avec ce qui fut peut-être, reconnaît-elle aujourd’hui, le projet de sa vie : la transformation du Muséum en Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement (MOBE). « C’était quelque chose de fabuleux, il y avait une dimension technique, pédagogique, muséographique, mais aussi un vrai contenu scientifique. Je ne l’ai pas fait seule, j’ai rencontré des gens passionnants. J’ai porté ce projet jusqu’à l’inauguration et ensuite, j’ai remis les clefs à la conservatrice », raconte Cécile Rémy, qui a vécu intensément ces six ans de gestation, entre les surprises techniques liées à la rénovation et… un pied cassé au cours de l’aventure.

Une fois, le MOBE achevé, il fallait toutefois faire son deuil. « En tant que chargée de projet, on sait qu’il y a toujours une date de péremption », relève l’intéressée, qui connaissait déjà bien le Parc Floral. « Avant de postuler, je suis venue avec mes enfants et j’ai regardé ce lieu d’un autre œil… » Bien lui en a pris, puisqu’elle décrocha la timbale. Vivant en appartement, c’est aujourd’hui pour Cécile Rémy un moment magique que d’insérer les clefs dans la grille du Parc et d’en pousser les portes chaque matin… « J’ai la chance de pouvoir construire dans le temps, avec l’équipe, quelque chose pour ce parc, détaille la nouvelle directrice. Il y a plein de pistes, ne serait-ce qu’au niveau du savoir-faire horticole mais aussi pour faire savoir ce qui est expérimenté. Nous réalisons chaque année des jardins : un jardin de vignes, un jardin aux papillons… Il y a également un projet culturel avec un cycle de conférences, de nocturnes et de spectacles. » Cécile Rémy ne manque pas d’idées : elle aimerait par exemple « faire venir le groupe de spéléologie subaquatique du Loiret pour parler de l’exploration du Bouillon dans le cadre de conférences », mais faire aussi « décorer un mur libre par des graffeurs. » Le potager du Parc fait également partie, depuis cette année, du réseau Potagers de France de l’association des Jardins potagers et fruitiers de France. « J’aimerais aussi que le parc soit labellisé éco-parc », projette-t-elle.

Créer des liens

Au niveau de l’animalerie, une animation Soigneur d’un jour sera mise en place avec les animaux de proximité, ainsi que de l’éco-pâturage « avec nos moutons. Nous voulons également être une sorte de mini-conservatoire des races locales. Et comme nous avons malheureusement perdu notre ânesse, nous envisageons de la remplacer par un âne du Berry. » La nouvelle responsable du Parc Floral regarde également du côté de l’Agreen Tech Valley et du MOBE, car selon elle, « il faut créer des liens ». Pour l’heure, la saison vient de s’ouvrir, les douze jardiniers du Parc Floral s’affairent sous les arbres en fleurs et Cécile Rémy doit éplucher les propositions des food trucks qui doivent constituer une nouvelle offre de petite restauration dans le Parc…

Une réponse

  1. Bravo pour toutes vos iniatives et perspectives d’avenir positives pour ce magnifique Parc.
    Bien à vous
    JL B.👏🥂🍾👍

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