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Florence Renault : Le monde sur le pouce
Portrait

Florence Renault : Le monde sur le pouce

Cette Orléanaise est ce que l’on appelle une globe-trotteuse : elle a fait le tour du monde en stop pendant huit ans. Un an et demi après son retour plutôt médiatisé, comment a-t-elle vécu ses jours d’après ? ambre blanes
Ambre Blanes
18/08/1985 : Naissance à Pithiviers
02/07/2013 : Départ pour son tour du monde
Mai 2022 : Naissance de son fils

Qu’est-ce qui pousse à faire un tour du monde ? « J’avais vécu en Angleterre, en Allemagne, et j’avais déjà fait de grands voyages en Asie ou en Égypte, commence par raconter Florence Renault. J’étais partie quelques semaines, puis quelques mois… J’ai fait les choses progressivement ! » Le projet de parcourir la planète, cette Orléanaise en rêvait depuis l’adolescence, claironnant auprès de ses amis qu’un jour elle le ferait…Mais elle repoussait l’échéance, terminant d’abord ses études puis travaillant ensuite comme journaliste reporter d’images pour France 3, en freelance. Réalisant qu’elle n’avait pas besoin de casser un CDI pour s’en aller, elle craignit que si elle n’accomplissait pas son rêve avant ses 30 ans, elle ne le ferait jamais. Alors elle plia bagages le 2 juillet 2013, avec 20 000 € d’économies en poche. 

 « Je suis partie vers l’ouest pour revenir par l’est, le tout en stop ou voiture stop, narre-t-elle. Je cherchais à traverser l’Atlantique et je suis arrivée au Brésil. Si j’avais tracé un itinéraire approximatif dans les grandes lignes, j’ai avisé en fonction des pays que je trouvais sympa, tout en demeurant flexible. » La baroudeuse s’est ensuite imposée de passer par tous les continents. Elle n’a cependant pas pu se rendre en Inde, car les frontières étaient fermées, ni visiter l’Afrique du Nord aisément, car elle s’est retrouvée coincée quelque temps au Nigeria au terme de son périple, lors de la pandémie de Covid. Elle avait prévu de partir deux ans, elle est restée huit ans en vadrouille, en vivant avec 10 € par jour. Elle a travaillé en Nouvelle-Zélande et en Australie, en donnant des conférences ou en réalisant des vidéos. Ce projet n’était finalement pas si solitaire qu’il n’y paraissait : Florence Renault a pu nouer des liens avec des personnes croisées en route pour faire un bout de voyage ; le stop était aussi l’occasion de rencontrer les locaux dans leur quotidien. Si des proches l’ont rejointe sur son parcours, elle est partie seule et a terminé son voyage seule, ou presque. Elle a rencontré son conjoint, chilien, en Nouvelle-Zélande avec lequel elle est rentrée à Orléans en juillet 2021, en secret : « Deux jours, le temps de se pacser avant d’enchaîner sur un tour de France en stop. Le vrai retour, c’était le 25 août 2021 », précise-t-elle. 

Le couple s’est installé à Tours en août 2022. L’amoureux étant œnologue, la France et le Val de Loire étaient une destination de choix ! Si la première année, Florence Renault fut bien occupée en donnant ses conférences dont elle a retravaillé le format, il a fallu être patient pour que l’administration française délivre un permis de travail à son chéri, qui venait de trouver un poste. Le retour s’est fait sans remous pour l’Orléanaise, qui pratique aujourd’hui couramment l’espagnol et parle anglais au quotidien. La voyageuse n’est pas tombée dans la « dépression » contre laquelle on la mettait en garde au retour. À vrai dire, la France ne lui a jamais manqué, mais ses proches, si. 

Nouveaux départs

Aujourd’hui, Florence Renault aimerait poursuivre l’écriture d’un livre et reprendre les remplacements de journaliste caméraman, mais un autre projet la tient en éveil, au propre comme au figuré : elle est aujourd’hui la maman d’un nourrisson âgé de 6 mois. « Avant j’allais dormir chez des inconnus, aujourd’hui, c’est moi qui accueille des voyageurs, à défaut de voyager, glisse-t-elle au sujet de cette nouvelle vie, dont la suite se dessine déjà sous d’autres fuseaux horaires. Nous envisageons cependant de faire un long voyage en famille, en van ou à vélo, en Europe ou en Amérique centrale. Il faut le temps de se refaire une santé économique ! » Le Chili, pays du père de son fils, lui tend aussi les bras. Florence Renault aimerait y rencontrer sa belle-famille et revoir les lieux à travers les yeux d’un local.

* www.lemondesurlepouce.wixsite.com/stop

Le monde sur le pouce, sur Instagram et sur YouTube.

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