|
|
|
Pascal Giry Vivre et courir
|
|
|
Pascal Giry Vivre et courir
Portrait

Pascal Giry Vivre et courir

Depuis ses deux ans, cet électricien vit à Fleury-les-Aubrais et trace son petit bonhomme de chemin, oscillant entre sa femme, ses trois enfants, le cyclisme et la course à pied très longue distance. Sur 100 km, il a même été, il y a plus de dix ans, le meilleur de France… 
Hugo de tullio
Pascal Giry Vivre et courir
Portrait
Portrait
Portrait

Un jour, quand j’étais à l’école, on a dit à mes parents qu’il ne fallait pas que je fasse de sport parce que j’étais trop petit et trop maigre… » Du haut de son mètre 68 et de ses 56 kilos tout mouillé, Pascal Giry n’a, plusieurs années plus tard, toujours pas l’apparence du parfait athlète. Détrompez-vous : ce Fleuryssois est pourtant champion de France de 100 km et a participé à d’innombrables compétitions sportives. Tout démarre en 1963, quand il naît à Périgueux. Seulement deux ans plus tard, son père, cheminot, est muté à Fleury-les-Aubrais. S’ensuit une scolarité classique, ponctuée par un BEP électricien au lycée Jean Lurçat. 

Après plusieurs années chez un patron, le jeune garçon passe son service militaire près de Strasbourg puis se retrouve au chômage en revenant chez lui. Coup de chance : la Sécurité sociale cherche un remplaçant au courrier… Le job est accepté par Pascal Giry : « je ne devais pas rester, mais le directeur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie cherchait un électricien. Mon profil les intéressait… » Alors que l’homme, originaire de Nouvelle-Aquitaine, est loin d’être un spécialiste dans le domaine, il se retrouve en charge du câblage informatique dans les immeubles de la Sécu, situés à Orléans et Montargis ! Il se souvient notamment de « plus de 25 kilomètres de câbles à tirer place De Gaulle. C’était un challenge, un peu comme le sport. » Il poursuit ses missions pendant plus de dix ans avant de passer au service informatique de la CPAM. Dépannage, maintenance, installation de PC, d’imprimantes… Vingt ans plus tard, le gaillard est toujours en poste.

Si sa trajectoire professionnelle force le respect, attendez de connaître son parcours sportif… En 1974, le basket est le premier épisode d’une longue histoire d’amour entre Pascal Giry et le sport. Nouveau coup de foudre en 1980 : « j’ai vu une course de vélo organisée à Fleury, ça m’a plu, mais mon père n’était pas trop chaud. J’ai échangé une mobylette à un copain contre deux roues de vélo, je me suis trouvé un casque et j’ai monté un deux-roues. J’ai commencé à rouler comme ça », se souvient notre homme. Le coureur va passer près de 23 ans en club, participer jusqu’à 60 courses chaque année et atteindre la plus haute catégorie dans le cyclisme. Une belle perf’, pour une personne issue d’une famille qui n’a jamais pratiqué de sports… 

En 2000, Pascal Giry connaît une nouvelle romance avec la course à pied et participe à son premier Marathon à Orléans, qu’il réalise en moins de trois heures : « pour un début, je n’étais pas si mal. C’est le cyclisme qui m’a permis de faire des choses comme ça. » À partir de cette course, tout s’éclaire pour l’athlète, qui abandonne petit à petit le cyclisme pour se plonger pleinement dans la course à pied. Cheverny ou… Montréal font partie des routes que Pascal foule durant quelques années, avant de se lasser : « j’avais fait un peu le tour au niveau du Marathon. J’avais envie de voir autre chose, je suis allé vers les 100 km... »

Un choix judicieux : après s’être emparé de la 9e place aux 100 km des championnats de France en 2007, il crée l’exploit à Theillay (41) l’année suivante en devenant champion de France à 45 ans, avec un chrono de… 7 h 04 ! Fort de ces résultats, il est sélectionné pour faire les championnats du monde en Belgique en 2009. Mais juste avant la compétition, il a la « bonne » idée de poser du carrelage dans sa maison et se blesse au dos durant les travaux… Pas de sélection, et une coupure sportive de six mois. Le Fleuryssois prendra toutefois sa revanche l’année suivante en étant sélectionné en équipe de France pour les championnats du monde et d’Europe à Gibraltar 

Monter sur 24 heures

Depuis, Pascal continue de courir via le club qu’il a créé, Infosport Loiret : « j’ai perdu du niveau mais je continue à me faire plaisir. J’aime bien donner des conseils aux gens, c’est convivial, on se fait plaisir. » À l’avenir, si ses genoux ne le gênent pas trop, il aimerait, tel un ultime défi, tenter une course de 24 heures. Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort. 

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ARTICLES SIMILAIRES
Pascal Giry Vivre et courir
Depuis ses deux ans, cet électricien vit à Fleury-les-Aubrais et...
Pierre-François Ducrocq : Pif Gadget
Surnommé « Pif » depuis tout jeune par ses copains, cet intermittent...
Kylian Lecerf
Carnet dénote
Arrivé à Orléans après l’obtention de son bac, ce chanteur...
Événements de la semaine
13
Mar
11
Mar
Saint-Jean-de-la-Ruelle Médiathèque Anna-Marly puis dans tous les quartiers de la ville
#
11
Mar
Orléans – Palais de Justice – 44, rue de la Bretonnerie
#
14
Oct
Orléans – Théâtre Gérard Philipe
à 15 h
11
Oct
Chécy – Espace George Sand
à 15 h
ARTICLES RÉCENTS