|
|
|
Stéphane Imbert : quand la musique est bonne 
|
|
|
Stéphane Imbert : quand la musique est bonne 
Portrait

Stéphane Imbert : quand la musique est bonne 

Guitariste et chanteur, cet Olivétain que certains ont pu découvrir avec son groupe Les Ailes Au Nord vient de sortir un album solo baptisé Entre-temps. Forcément en mode pause sur ses concerts depuis quelques mois, il pense déjà à recroquer la vie dans le « monde d’après »…
Gaëla Messerli
29/10/1981 : Naissance à Orléans
2009 : Création du groupe Les Ailes Au Nord
19/02/2021 : Sortie de l’album en solo Entre-Temps

Originaire d’Olivet, Stéphane Imbert est tombé enfant dans la musique comme certains tombent dans la potion magique. Après une année de solfège, à 12 ans, ce fut le déclic. « Mes cousins jouaient du hard rock dans leur garage ! », raconte-t-il. Des cours particuliers de guitare et une formation à l’école parisienne ATLA, spécialisée dans les musiques actuelles, modelèrent ensuite l’auteur-compositeur-interprète. Ensuite, tout s’enchaîna : les concerts et les enregistrements, mais aussi l’enseignement. « J’avais envie de transmettre et partager, mais également des demandes de cours », explique Stéphane Imbert, qui est d’ailleurs devenu directeur pédagogique et professeur de guitare à l’école de musique de Traînou-
Loury. Aujourd’hui, il enseigne aussi à la société musicale de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin et dans une petite association, baptisée Ma guitare chante.

Ce sens du partage se retrouve aussi dans le groupe Les Ailes Au Nord, qu’il a formé il y a onze ans avec Ariane Bonneau (alto et chant). « On se connaît depuis vingt ans et en 2009, nous avons monté un spectacle autour du couple. Le groupe continue encore maintenant. D’ailleurs, nous préparons pour 2022 un EP ou un album, on verra… Ce sera en tout cas avec une direction plus électro. On abordera toujours le thème du couple, mais pas forcément de la même façon. » L’homme a aussi tenté une aventure musicale en solo sous le nom de Stéphane Acoustik, un petit clin d’œil à sa guitare. « C’est venu tout seul, dit-il. Les chansons sont arrivées et ça s’est étoffé au fil du temps, dans un univers très acoustique. Comme je chante peu dans le duo que je forme avec Ariane, ça me permet également de me produire… » Ses chansons sont éprises d’une douce nostalgie (mention spéciale aux Grenouilles, avec leur parfum d’enfance…), d’une tendresse pour les petits bistrots de quartier (Fermeture définitive) et évoquent l’amour si compliqué à trouver (Chloé)… Des tranches de vie et de société, où chacun peut y lire ce dont il a envie. Pour ce qui est du processus créatif en lui-même, « les mélodies des chansons viennent en jouant de la guitare, mais les idées de texte viennent souvent de l’observation, indique Stéphane Imbert. Cela peut prendre du temps pour que l’idée se transforme en chanson. Pour le texte des Grenouilles, j’ai mis un an… » Les douze chansons de son disque Entre-temps ont été ainsi conçues entre 2013 et 2020, puis remixées pour partie. Une longue gestation qui s’est achevée par un enregistrement l’an dernier.

Parmi les concerts et festivals qui l’ont marqué et auxquels il a participé, l’Olivétain parle de off au Printemps de Bourges, mais aussi de premières parties de Soldat Louis ou de Melissmell. Dans ce « monde d’avant », Stéphane Imbert avait aussi l’habitude de coordonner la régie du café Les Petits instants, à Meung-sur-Loire, lors des scènes ouvertes des soirées cabaret. Il en profitait alors pour tester ses chansons avant que d’autres se lançassent sur scène… Actuellement, ces moments de convivialité sont un doux souvenir, et la planification des concerts un immense point d’interrogation pour l’ensemble des artistes. « En cette période difficile, on se concentre plus sur la création… », avoue-t-il.

Vivement demain !

D’ailleurs, concernant l’occupation du Théâtre d’Orléans par les intermittents, notre interlocuteur la comprend parfaitement. « Il faudrait un vrai Plan de relance pour la culture, car si ça redémarre, tout le monde va chercher du travail en même temps, prévient Stéphane Imbert. Les gens sont en souffrance, il faut l’entendre. Personnellement, je n’ai pas bien compris la fermeture des lieux culturels. En Espagne, à Madrid, ces lieux sont restés ouverts avec un protocole strict. » Ne reste donc plus qu’à attendre ce « Printemps inexorable » qui tarde à fleurir, et se dire que dans le « monde de demain », il sera possible de (re)découvrir sur scène Stéphane Imbert, avec son Pote ou son Punk à chien… 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ARTICLES SIMILAIRES
Yumiko Nakamura : Japon sur la Loire
Installée depuis douze ans dans la cité johannique, l’humble et souriante...
Axel Roumy Quadruple axel
Hautes études à Paris, gérant d’un food truck, majordome, photographe...
Laélia Véron : langue vivante
Cette enseignante-chercheuse orléanaise de 34 ans vulgarise la recherche et décomplexe...
Événements de la semaine
13
Mar
11
Mar
Saint-Jean-de-la-Ruelle Médiathèque Anna-Marly puis dans tous les quartiers de la ville
#
11
Mar
Orléans – Palais de Justice – 44, rue de la Bretonnerie
#
14
Oct
Orléans – Théâtre Gérard Philipe
à 15 h
11
Oct
Orléans – Salle de l’institut
à 10 h 45
ARTICLES RÉCENTS