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Vesselina Malhomme : poupées russes
Portrait

Vesselina Malhomme : poupées russes

Née en Russie, Vesselina Malhomme est installée à Orléans depuis plus de quinze ans. Cette femme pétillante a longtemps rebondi entre plusieurs expériences avant de lancer, au sortir du confinement, une activité de coaching pour ses consœurs en transition de vie.
Ambre Blanes
15/03/1976 : Naissance à Moscou (Russie)
1998 : Arrivée en France
2020 : Lancement de son activité, Moi et Heureuse

En Russie, son pays natal, Vesselina Malhomme a grandi à Arkhangelsk, non loin de la frontière finlandaise, entourée par une famille de chercheurs, de scientifiques et d’enseignants en université. Chimie, maths et physique quantique, très peu pour elle : c’était l’humain qui l’attirait. Elle se tourna ainsi vers la philo, l’histoire, la mythologie et la poésie. Bonne élève, elle se destinait à la recherche. Elle entra dans une faculté expérimentale proposant une nouvelle typologie de professeurs, dotés d’une vision transverse sur des sujets connexes. Après six ans d’études, elle obtint son diplôme de maître d’enseignement en sciences humaines. Là, elle y apprit le finnois – dont elle ne parle plus un mot aujourd’hui –, mais qui lui permit de faire un semestre en Finlande lors de sa cinquième année d’études. Elle rencontra sur place un Français, ingénieur en informatique : son futur mari.

« Nous étions un groupe façon auberge espagnole, raconte-t-elle. On faisait du vélo sur la neige, on skiait après les cours… » Vesselina apprit alors le français par la littérature. L’été qui suivit, en 1998, elle découvrit la France avec ce même groupe. Puis Olivier, son chéri français, l’emmena visiter le pays pendant un mois. Randonnée en Auvergne, à Belle-Île-en-Mer, à Chartres… Au même moment, ce fut le crash monétaire en Russie, les banques fermaient, la famille perdit ses économies. Rentrant au pays, la jeune femme devint pigiste puis revint en France à Noël et entra alors en maîtrise de sociologie à Paris-7 pour obtenir un visa étudiant. Elle étudia la publicité et le marketing, puis tout s’enchaîna : mariage en l’an 2000, CDI chez Danone – quittée en passant par la case prud’hommes – puis naissance d’un petit garçon en 2004. Vesselina eut alors envie de créer sa boîte. La famille s’installa à Orléans en 2006, juste après l’ouverture d’une boutique rue du Cheval Rouge : Bon plan maman, un magasin pour les jeunes mamans combinant un dépôt-vente haut de gamme et du neuf, axé sur le made in France. « C’était l’époque de l’émergence du Bon Coin, relate-t-elle. L’aventure parentale étant déjà assez compliquée, il était important de proposer comment materner mieux et moins cher. » Son deuxième fils naquit ensuite en 2010. « France 3 est venu me filmer à la boutique sept jours après l’accouchement, il dormait dans mon écharpe de portage ! » se souvient Vesselina, émue. Elle fut ensuite recrutée en 2015 comme manager dans le nouveau magasin Ikea d’Ardon. À la même époque, après une crise familiale, elle « se plongea » dans le développement familial, à base de séminaires, lectures et thérapies. Puis elle accepta le challenge de « relever l’enseigne Bréal à Saint-Jean-de-la-Ruelle » et coacha d’autres responsables du réseau de la marque. Le confinement qui arriva en 2020 fut le meilleur cadeau d’anniversaire possible pour Vesselina Malhomme. Formée dans le coaching et coach certifié, elle lança alors Moi et Heureuse, un programme de coaching pour les femmes en transition de vie, mais aussi les profils « zèbres » et HPI ainsi que les entrepreneuses. Travaillant à l’échelle de la France, en digital ou en présentiel sur Orléans, elle s’épanouit aujourd’hui dans cette vie où elle est utile, où elle va à son rythme et tient les rênes de son propre développement. Elle arbore aussi la casquette de co-coordinatrice de l’antenne orléanaise du réseau Femmes des Territoires depuis deux ans. Avide d’accrocher plusieurs cordes à son arc, elle continue à se former et à peaufiner ses différents services.

Complètement à l’est

Quant à son propre bonheur, celui-ci pose également un pied en Crimée, « là où vivaient mes grands-parents, et ma mère s’y est installée lorsque je suis partie en France. C’est un lieu que j’adore et qui ressemble à la Corse ». D’ailleurs, Vesselina Malhomme se plaît à déconstruire les idées reçues sur la Russie, qu’elles soient politiques ou culturelles. « Des hommes russes ont déménagé pour épouser des femmes françaises, alors que les Français, eux, vont admirer les femmes russes », dit-elle en s’amusant, histoire d’apporter un peu de légèreté dans cette période de relations diplomatiques pour le moins tendues entre les deux pays.

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