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Rassurer les femmes en voyage
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Rassurer les femmes en voyage

Rassurer les femmes en voyage

Lancée avant la crise de la Covid, une plateforme propose aux femmes qui voyagent seules de se faire héberger par d’autres femmes. Déjà 1 500 personnes sont inscrites sur le site internet, dont Annie, habitante de La Chapelle-Saint-Mesmin.
HDT
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Rassurer les femmes en voyage

Âgée aujourd’hui de 38 ans, Christina Boixière peut se targuer d’avoir réalisé un rêve qu’elle a en tête depuis plus de 15 ans : après avoir travaillé à Taïwan, en Italie ou en Angleterre, elle a posé ses bagages en France, à Bordeaux, où elle a lancé sa plateforme La Voyageuse en juillet 2019. Le concept est simple : donner la possibilité aux femmes voyageant seules de se faire héberger gratuitement par d’autres femmes. « J’ai beaucoup voyagé en solo et j’ai rencontré des femmes qui avaient très peur, raconte Christina Boixière. J’entends de plus en plus ce genre de retours, donc j’ai décidé de créer une solution pour les aider. »

Parmi les 800 baroudeuses qui ont déjà pu voyager grâce à la plateforme, on compte en majorité des femmes d’environ 50 ans. Il s’agit, selon la créatrice, de « femmes qui n’ont jamais osé voyager, ou qui ont vécu de mauvaises expériences. On est là pour les rassurer. » Il est important de rappeler que les femmes qui les accueillent peuvent habiter en couple, avec un conjoint. « L’idée est juste d’avoir une présence féminine, appuie Christina Boixière. On n’est pas du tout contre les hommes. »

Riche en émotions

1 500 hébergeuses de 19 à 84 ans sont actuellement inscrites sur la plateforme. Habitante de La-Chapelle-Saint-Mesmin, Annie fait partie de ces dernières. Retraitée depuis un an et demi après avoir été informaticienne et professeure des écoles, cette maman de trois enfants vit désormais seule. Elle ne sait plus précisément comment elle a découvert La Voyageuse, mais elle voulait faire profiter aux autres des trois chambres vides qui composent sa maison. Si elle n’a pas peur, elle reconnaît qu’il y a « des codes culturels qu’on accepte chez les hommes, mais pour les femmes, c’est un peu plus compliqué. » Elle se souvient par exemple d’un soir en vacances il y a quatre ans, à Nohant, dans l’Indre, elle était allée manger seule, au restaurant : « on me regardait, je me sentais observée. Une femme seule, au restau, ça dénote… »

Pourtant, Annie le dit elle-même : « pour le moment, je ne suis qu’hôte, je n’ai pas encore fait l’effort de m’inscrire » sur la plateforme pour voyager. L’année dernière, juste avant le premier confinement, elle a pu accueillir une femme originaire de Belfort, en transit à Orléans. Une première expérience forte en émotions, car au départ, « cette voyageuse ne devait passer qu’une nuit chez moi. Et elle est finalement restée plusieurs jours… » Les deux femmes se sont trouvé de nombreux intérêts communs, et Annie évoque « une très belle découverte », une rencontre « riche » faite de plusieurs balades dans le centre-ville d’Orléans, puis d’un spectacle. Avec cet espoir de voir la crise sanitaire s’estomper, la jeune retraitée est persuadée qu’elle va retenter l’expérience dans les mois à venir : « sortons de chez nous et de nos habitudes, élargissons nos regards en allant vers l’autre. »

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