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Sandillon, Borne plaine…
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Sandillon, Borne plaine…

Sandillon, Borne plaine…

Jeudi dernier, Élisabeth Borne, flanquée d’Amélie de Montchalin et de Marc Fesneau, sont venus à Sandillon, aux portes de la métropole, pour annoncer des mesures d’urgence liées à l’épisode de sécheresse qui touche nombre d’exploitations agricoles en France.
Benjamin Vasset
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Le fond de l’air a été très sec durant le mois de mai dans le Loiret. Ainsi au sud-est de la métropole, l’exploitation du Jardin de Sandillon, tenue par Valentin Caron et Aurélien Brunet, a davantage dû compter sur ses cinq forages que sur les dons du ciel pour irriguer ses 230 hectares produisant de nombreux céréales (blé, orge, colza…) et quelques délicieuses fraises. Quand il fait (très) chaud, l’opinion publique ne comprend pas toujours que des litres et des litres de flotte puissent se déverser toute la journée sur les cultures via de puissants arroseurs automatiques. « On a l’impression de redevenir des méchants paysans qui bradons l’eau, convient Valentin Caron. On se baladerait avec une mitraillette qu’on aurait moins de remarques… » Ce jeune exploitant ne dira pas combien d’eau il consomme chaque jour en moyenne pour irriguer dans cette période de sécheresse : persuadé que le grand public comparerait avec ses propres factures d’eau, il se contente de dire qu’une des pompes dont il dispose « est capable de remonter 50 m3 à l’heure ». « Mais il faut comprendre qu’on n’arrose pas pour le plaisir d’arroser, car l’irrigation a un coût pour nous : entre 35 000 et 40 000 € par an. » Comme Valentin Caron le prévoyait à l’Ascension, la préfecture du Loiret a pris, mardi, un arrêté de restriction d’usage de l’eau dans plusieurs zones, dont le bassin Loiret-Dhuy, duquel dépend la commune de Sandillon. 

« Équilibre » et « partage »

C’est pour apporter des réponses à cette équation complexe qu’Élisabeth Borne, la nouvelle Première ministre, est venue jeudi dernier dans son exploitation, assistée du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, et de la ministre de la Transition écologique, Amélie de Montchalin. Il y avait évidemment une dimension symbolique à cette visite de terrain de la nouvelle Première ministre, qui était l’une de ses premières depuis qu’elle a été nommée à Matignon : il s’agissait de montrer (avant les législatives) qu’à travers la problématique de la gestion de l’eau, l’exécutif faisait bien de la Transition l’une des priorités de quinquennat. Annonçant plusieurs mesures d’urgence à destination des agriculteurs, Élisabeth Borne et ses deux ministres ont également appuyé sur la méthode qu’ils comptaient mettre en place : déployer des outils au niveau national, puis chercher des solutions territoire par territoire, au plus près des contraintes locales. « La planification écologique, c’est repartir de la base », a résumé Amélie de Montchalin, tandis qu’Élisabeth Borne répéta plusieurs fois, au cours de sa visite, le terme d’« équilibre » : « équilibre » à trouver pour garantir les rendements des agriculteurs et pour en même temps respecter la biodiversité ; « équilibre » à rechercher, aussi, sur la question du glyphosate, dont l’utilisation par les agriculteurs pourrait être interdite par l’Union européenne à la fin de l’année.

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