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Des mesures « draconiennes »

Des mesures « draconiennes »

La Ville d’Orléans a envoyé le 22 mai dernier un courrier à plus de 200 présidents d’associations orléanaises les clés d’un protocole sanitaire pour reprendre progressivement les activités physiques autorisées dans les équipements municipaux. Y sont notamment détaillées les mesures d’accès et les mesures sanitaires spécifiques.
B.V
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Après deux mois de confinement, les Orléanais ont besoin de faire du sport. Certes, des solutions alternatives ont vu le jour, et notamment des séances virtuelles animées par des coachs, pour permettre à chacun de continuer à se tonifier. Les structures associatives, elles, ont baissé pavillon entre le 15 mars et le 11 mai, et le retour à la pratique sportive, dans leurs locaux, reste soumis à des règles strictes. Si le décret du 11 mai est le socle global qui autorise – ou pas – la reprise de certaines activités, la mairie d’Orléans a travaillé pour sa part sur une proposition de protocole concernant les « équipements municipaux accessibles aux scolaires, sport professionnel ou disciplines autorisées à une reprise progressive ». Le retour des présidents d’associations était attendu en mairie lundi dernier. Certains ne sont pas tous prêts et préfèrent attendre. Mais ce document de travail, qui dit compléter les « dispositions spécifiques proposées par les fédérations », a pour objectif « d’élaborer un tronc commun au sport orléanais. » Et, en filigrane, de ne pas laisser d’éventuels trous dans la raquette.

Ne crachez pas !

Parmi les prédispositions inscrites dans ce document, le fait que l’accès à l’équipement doit « respecter un espace-temps de 5 minutes entre l’arrivée d’un nouveau groupe et la sortie du précédent », ou encore que « les pratiquants doivent se présenter en tenue de sport, dotés de leur serviette personnelle, d’une bouteille d’eau et accessoirement d’une collation marquées au nom de chacun ». L’accès aux vestiaires, douches, saunas, hammams, jacuzzi, piscines, SPA et balnéothérapie reste quant à lui interdit. Les structures sont également invitées à « tenir à disposition des autorités compétentes un registre quotidien de recensement des personnes accueillies ». Les sanitaires, eux, doivent être désinfectés au moins deux fois par jour. Les crachats sont eux « proscrits lors des pratiques. » D’autre part, des plans de circulation avec marquage sont très clairement demandés.

Quant aux activités qui nécessitent un travail en binôme, une distanciation selon un périmètre de 4 m2 minimum doit être respecté. Le protocole précise en outre que, concernant les séances collectives, celles-ci seront « possibles pour les structures dont les superficies le permettent (…), dans le respect d’une distanciation de 4 m2 minimum, pour un effectif maximum de 10 personnes éducateur compris. » Avec de telles dispositions, certains sports ont choisi de s’en tenir à du travail physique. La Ville dit « se réserver le droit de contrôler à tout moment la bonne tenue des protocoles. Un manquement aux principes sanitaires de distanciation peut motiver la suspension, voire l’annulation des activités jusqu’alors autorisées. »

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