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Kendo iaïdo, le coup de grâce
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Kendo iaïdo, le coup de grâce

Kendo iaïdo, le coup de grâce

Dans la métropole, l’USO Kendo permet à ses adhérents de pratiquer deux types d’art martial différents hérités du Japon : le kendo, donc, et le iaïdo, qu’une jeune Orléanaise a découverts il y a cinq ans. Elle nous raconte son expérience.
Ambre Blanes
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Le kendo est l’escrime au sabre japonais, équivalent à la technique de combat des samouraïs qui étaient, eux, formés avec des sabres coupants. L’art s’est transformé en sport de compétition au Japon, et la pratique est mixte. Les pratiquants s’entraînent à porter des coups à l’aide du shinai, un sabre en bambou, afin de déstabiliser l’adversaire et d’atteindre un objectif. Il existe quatre frappes majeures, chacune représentant une façon de marquer des points (ippon) : un coup porté sur la tête (le men), sur les côtes (dō), le cou (tsuki) ou les poignets (kote). Mais les coups portés ne sont valables que s’ils s’accompagnent de différents éléments, à commencer par le kiai, un cri obtenu par une forte expiration ventrale et correspondant au coup porté. Il est également nécessaire de frapper avec la bonne partie du shinai, orienté sur une cible valable de l’adversaire. Enfin, la détermination, la posture de l’assaillant ainsi que sa vigilance a posteriori du coup asséné sont observées par les arbitres, au nombre de trois. 

Un volet spirituel

À Orléans, Marjorie pratique ce sport depuis cinq ans à l’USO Kendo (voir encadré), où elle a obtenu son premier dan. Elle explique que la pratique japonaise va bien au-delà du combat. « Lorsqu’on débute, on prend le temps de former son corps aux différentes postures et d’adopter la discipline requise : comment se comporter dans le dojo, comment tenir proprement son shinai… Le respect des traditions japonaises, les rituels du salut et le respect de l’adversaire sont un savoir-être essentiel pour la pratique du kendo. » Le volet spirituel de l’art martial permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination. Confiance en soi, alignement avec soi-même et courage et dépassement font le ciment du kendo. De fait, ce dernier requiert un investissement du corps et de l’esprit à 100 %, car une coupe faite à moitié ne rapportera pas de point. « Le kendo m’apporte beaucoup dans la vie de tous les jours, poursuit Marjorie. L’ensemble des codes mis en place sont un bon moyen d’aller de l’avant, car nous sommes toujours obligés de sortir de notre zone de confort pour approcher l’adversaire et, par extension, nous devons nous remettre en question. » Et plus on monte dans les grades, plus la pratiqueest synonyme de célérité.

Pour pratiquer le kendo, les kendoka revêtent une tenue spécifique, toute de bleu, qui comprend des protections aux niveau des quatre datotsu-bui, ou zones de frappe. Avant chaque cours, il est de rigueur de saluer les professeurs et le shomen (symbole) du club, avant de se recentrer sur soi-même. Le shomen de l’USO Kendo tient en un panneau offert par des kendoka japonais sur lequel est inscrit bienveillance, la valeur fondamentale du club. À la suite d’un jumelage entre le club d’Orléans et celui d’Utsunomiya, au Japon, les adhérents se déplacent tous les cinq ans au Pays du Soleil Levant pour approfondir leur apprentissage.

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