|
|
|
Le tennis SELON richard GASQUET
|
|
|
Le tennis SELON richard GASQUET

Le tennis SELON richard GASQUET

Le Français Richard Gasquet est l’attraction de l’Open d’Orléans, qui a commencé lundi au Palais. Sa motivation, ses envies et… son avis sur le GOAT du tennis, « Riccie » a répondu aux questions de La Tribune HebdO.
B.V
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on email
Share on whatsapp

Depuis le début de sa carrière, Richard Gasquet est peu passé par le circuit Challenger. Logique : il était trop bien classé pour aller traîner ses raquettes dans la deuxième division du tennis. Redescendu cette année aux alentours de la 80e place mondiale, le Biterrois revient sur ces tournois auxquels il n’était plus habitué. C’est l’une des raisons pour lesquelles on le retrouve cette semaine à Orléans pour la première fois de sa carrière. Pas trop dur de redescendre à ce niveau, quand on a atteint, comme lui, les demi-finales de Grand Chelem ? « J’aime le tennis, répond-il simplement. Et je me fais toujours plaisir sur les courts ». L’ex-n°1 français, ancien 7e mondial au meilleur de sa carrière, sait aussi qu’il est plus proche de la fin que du début. Quelles ambitions de victoires lui reste-t-il ? « Faire péter un Masters 1000, ça risque d’être compliqué, convient-il. Mais je pense que je peux encore gagner des mecs dans les 10… ». Jusqu’à quand acceptera-t-il les entraînements et les voyages à l’autre bout du monde ? Poser cette question, c’est effleurer celle de la retraite. Gasquet comprend que les autres se la posent pour lui, mais lui dit ne pas encore y penser, n’ayant pour objectif que d’effectuer « une bonne fin de saison ». La Coupe Davis en décembre ? Il la jouera s’il est sélectionné. C’est qu’à son rang actuel, il y a du monde devant lui, même si l’on dit que le tennis masculin français s’apprête à rentrer dans une ère de glaciation. « Riccie » cite cependant spontanément Ugo Humbert (n°2 Français, 25e mondial et présent cette semaine à Orléans), Hugo Gaston, Corentin Moutet (également en lice à l’Open d’Orléans) et Arthur Cazaux comme successeurs désignés au quarteron de Mousquetaires des années 2000-2010. D’ailleurs, il se dit prêt à les aider et à leur « apporter son expérience ». De là à devenir entraîneur quand il aura rangé ses raquettes de joueur ? « Le problème, ce sont les voyages, répond-il. Est-ce que je suis prêt à être en déplacement 40 semaines dans l’année ? Je ne sais pas. On verra dans 5-10 ans… »

« Personne ne se rapproche de Federer »

Gasquet entraîneur – ou disons formateur – ce serait peut-être l’assurance de revoir certains jeunes pousses renouer avec le plus beau geste du tennis, que peu de joueurs de la Next Gen, hormis Tsitsipas et Shapolavov, ont adopté : on parle bien sûr du revers à une main, dont le Biterrois maîtrisait – et maîtrise toujours – toutes les subtilités : long de ligne, court croisé, à plat, bombé dans la diagonale… « Le revers à deux mains, c’est un coup moins technique et plus facile à appréhender pour un jeune joueur », reconnaît l’ex-numéro 1 tricolore. Sur ces vingt dernières années, deux monstres du tennis, Nadal et Djokovic, ont cependant montré que le revers à deux mains pouvait permettre d’aller chercher la bagatelle de 40 Grands Chelems… 

Djoko, d’ailleurs : avec sa panoplie complète, gagnera-t-il un 21e Majeur ? Gasquet le pense : « En finale à New York, il était émoussé. Il est tombé sur un mec – Medvedev – qui joue comme un gars d’1,70 m, c’est-à-dire sans faire de fautes, mais en servant à 210 km/h… Mais ce que Novak a fait cette année est exceptionnel. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il gagne un 21e Grand Chelem. » Dans le débat qui agite les fans de Nadal, Djoko et de Federer sur le « Greatest Of All Time », Gasquet, qui les a affrontés des dizaines de fois tous les trois, ne se prononce pas, mais raconte, presque un soupir dans la voix, la dureté des batailles qu’il a eues à mener face à cette triplette infernale : « Les trois sont exceptionnels. Nadal, je ne l’ai jamais gagné : sur terre, il est horrible… Il y a aussi la beauté de jeu de Federer. C’est le Messi du tennis. Quand tu joues contre lui, tu comprends tout de suite. Le débat sur le plus grand, c’est subjectif, mais je pense que personne ne se rapproche de Federer. Ce qu’il a fait, c’est inhumain. » La vérité sort toujours de la bouche des anciens n°7 mondiaux. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres ARTICLES a lire
Christophe Chaillou : « une profonde amertume »
Christophe Chaillou a annoncé ce matin qu’il démissionnait de la...
Alertes à la bombe à Orléans : « des plaisanteries qui n’en sont pas ! »
Hier soir, la procureure de la République, Emmanuelle Bochenek-Puren, et...
Diffuseur Saran-Gidy : c’est parti
La pose de la première pierre de l’échangeur Saran-Gidy, au...