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L’USO vers le National 1

L’USO vers le National 1

Ce mercredi, le comité exécutif de la Fédération Française de Football a livré ses conclusions quant à l’avenir proche de la Ligue 2. Ce qui devrait sceller définitivement le sort de l’USO, et précipiter le club vers le National la saison prochaine.
B.V
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À vrai dire, l’espoir était infime. La semaine précédente pourtant, l’Assemblée Générale de la Ligue Professionnelle de Football s’était prononcée pour une Ligue 2 à 22 clubs. Dans ce cas de figure, l’USO, dernière du championnat au moment de son arrêt à la mi-mars, pouvait espérer être miraculeusement « repêchée ». Sauf que, ce mercredi, le comité exécutif de la Fédération Française de Football a tranché pour une autre solution, moins réjouissante pour Orléans : celle d’une Ligue 2 à 20 clubs, envoyant ainsi par le fonds l’USO, 20e, et Le Mans, 19e.

Les deux clubs avaient pourtant uni leurs forces, récemment, signant même un communiqué commun appelant à une deuxième division élargie. Des pétitions avaient également été créées sur Internet pour tenter d’infléchir l’avis des instances et de son dirigeant le plus influent, le très scrupuleux Noël Le Graët, lequel s’était très tôt prononcé, lors du confinement, contre une Ligue 2 à 22 clubs. Le Breton étant têtu, peu s’imaginaient qu’il se déjugerait par la suite, d’autant que la Ligue 2 aurait alors été le seul championnat français à bloquer ses relégations. Une position difficile à tenir par rapport à d’autres clubs de niveaux inférieurs, ainsi qu’envers Amiens et Toulouse, les deux clubs de Ligue 1 relégués en Ligue 2.

Une saison en enfer

À l’heure où nous écrivions ces lignes, l’USO n’avait pas encore livré, ce mercredi, de communication officielle quant à la suite qu’il pensait donner à cette décision. L’accepter ? Tenter de se maintenir en Ligue 2 en basculant sur le terrain juridique ? Au club, on assure en tout cas depuis plusieurs semaines que la structure est prête à affronter une nouvelle descente en National, et qu’elle a eu le temps de travailler sur un tel scénario. Reste à savoir avec quels moyens, dans un contexte économique qui n’incite pas spécialement à l’optimisme.

En tous les cas, la saison de l’USO aura été « pourrie » de bout en bout, tant sur le terrain qu’en coulisses. Après un début de championnat raté et des éliminations précoces en coupes, le meilleur club du Loiret n’aura jamais été capable de relever la barre. Malgré le départ d’Anthar Yahia, accusé d’avoir recruté (trop) de jeunes joueurs expérimentés ; malgré la mise à l’écart de l’entraîneur Didier Ollé-Nicolle, lui aussi perdant dans la lutte interne qui l’opposait à son manager général. L’USO, qui sortait d’une saison historique avec un maintien acquis confortablement et un quart de finale de Coupe de la Ligue face au PSG, n’a pas réussi à surfer sur ces succès. Les querelles politiques au conseil municipal ont aussi eu des répercussions en coulisses et ont contribué à déstabiliser le club. Qui est responsable, qui est coupable ? Les semaines qui viennent permettront de dresser les comptes. Et de penser à reconstruire l’avenir d’une équipe qui n’aura qu’un seul but, si la descente en National se confirmait : remonter au plus vite.

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