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OLB : les raisons d’un départ
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OLB : les raisons d’un départ

OLB : les raisons d’un départ

Arrivé à l’OLB en 2017 après la redescente en Pro B, Didier Nourault a indiqué la semaine dernière qu’il ne rempilerait pas comme président du directoire à la fin de cette saison. Lassitude ? Manque d’assurances pour l’avenir ? Le futur ex-patron du club s’explique.
Benjamin Vasset
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Didier Nourault, pourquoi quittez-vous l’OLB ?

J’ai décidé de partir à la fin de mon mandat de quatre ans, pour plein de raisons qui me sont propres. Je pense cependant laisser le club dans le meilleur état possible. 

Quand même, il n’y a pas un peu de frustration à partir à la fin de cette saison, alors que le club doit rentrer prochainement dans CO’Met ?

Non, parce que le projet CO’Met a pris du retard. La rentrée est prévue en janvier 2023 et ce ne sera pas un moment propice pour le club, en plein milieu de la saison. Pour ma part, je suis à la fin de ma vie professionnelle, et ce retard, ça faisait beaucoup. Après, personnellement, je sais ce que ça fait de rentrer dans un nouvel équipement : je l’ai déjà vécu quand j’entraînais Montpellier au rugby. Donc, la seule frustration, c’est de se dire que CO’Met a pris du retard. 

Resterez-vous dans les instances du basket professionnel ?

Peut-être, je ne sais pas. Je suis déjà responsable au comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby, je suis président du syndicat des entraîneurs… Ça me demande beaucoup de boulot. Je rappelle que mon métier, c’est cadre de Formasat. Ce n’était pas président de l’OLB, un poste qui me donnait beaucoup de travail.

Le manque de moyens, que vous avez notamment déploré cette année au moment d’un vote d’une subvention exceptionnelle au conseil métropolitain, a-t-il pesé dans votre décision ?

Ce n’est pas la raison première. En effet, les moyens donnés au sport professionnel – et au sport tout court – sur le territoire sont très largement insuffisants. Après, la mairie d’Orléans fait déjà beaucoup en termes d’investissement pour l’OLB ; je dis donc : merci à la mairie (sic). Mais je pense que dans la région Centre-Val de Loire, le sport n’est pas un facteur de développement prioritaire. La preuve : elle n’aura pas un seul club de foot en L1 ou en L2 la saison prochaine. Ensuite, en 2017, quand je suis arrivé, il était prévu que la Métropole accueille une compétence sport. Or, aujourd’hui, il y a juste une délégation. Et au moment où je vous parle, je ne connais pas le projet sportif de la Métropole. 

Peut-on dire que vos relations avec Thomas Renault et Romain Lonlas, adjoint et conseiller municipal délégué au sport à la mairie d’Orléans, n’ont pas créé des conditions favorables à votre prolongation ?

Non, ça n’a rien à voir avec eux. N’oubliez pas que Michel Martin est le président du conseil de surveillance du club. Je l’ai prévenu de ma décision il y a un petit bout de temps. Je ne peux pas tout cumuler, je n’étais pas destiné à être président de l’OLB à vie. 

CO’Met, un «  grand chantier  » pour le club

Que retenez-vous de votre mandat de quatre ans ?

D’abord, les relations humaines fortes qui se sont tissées avec mes équipes en interne et avec les supporters et les partenaires à l’extérieur. En arrivant, j’avais quatre objectifs, en plus de faire remonter le club en Pro A : d’abord, il fallait mieux exploiter le Palais des Sports. Sur ce sujet, mon grand regret, c’est la pandémie, car avant qu’elle ne s’installe, nous avions déjà augmenté les recettes de 20 % et il nous restait encore à jouer cinq matchs à domicile. L’autre satisfaction, c’est de voir que les partenaires sont, dans l’ensemble, restés fidèles au club : en fin de saison dernière, en comptant les échanges, le volume de partenariats avait augmenté de 1,5 M€.
Ensuite, au niveau du rayonnement et de l’image du club, je pense que celle-ci est, aujourd’hui, plutôt positive. Le quatrième point, c’était de restructurer la formation : un directeur a notamment été nommé et, cette année, les U21 ont fait le Final 8, avec deux gamins qui vont signer en pro. Au centre de formation, on a aujourd’hui 50 % de jeunes issus du territoire métropolitain et ça, c’est une grande fierté. Enfin, j’ajoute qu’il fallait gérer les « affaires » Pierre Vincent et Nordine Attab : on a fait comme on a pu, mais le club n’y a pas laissé sa chemse. 

Êtes-vous optimiste pour l’avenir du club en Jeep Elite ?

Oui, mais la rentrée dans CO’Met sera un grand chantier : il va falloir mettre des spécialistes au bon endroit. Aujourd’hui, le club est bien structuré pour avancer dans le fonctionnement qu’il a aujourd’hui (sic), mais avec CO’Met, il faudra faire évoluer les choses. Dans les bureaux, Vincent Fontaine* et Philippe Chaussin** font par exemple un travail reconnu partout : ce sont des pierres angulaires du club. Par contre, lorsque le club entrera dans CO’Met, l’OLB va avoir besoin de compétences en termes de «  manageriat de l’équipement ». Il va également falloir trouver une organisation complète entre le club, la Métropole et le délégataire de l’équipement. En revanche, je pense qu’on n’a pas besoin d’un manager général : aujourd’hui, entre Vincent Fontaine et Germain Castano, le coach, ça se passe tout seul… 

Pensez-vous que le club est aujourd’hui à l’abri des ambitions politiques et personnelles qui ont pu le déstabiliser dans un passé récent ?

(Silence)… Joker. Je ne veux pas savoir, mais ça fait mal au cœur (sic). Ce que je sais par contre, c’est qu’il y a des gens qui font tout pour savonner la planche et qui nuisent à l’OLB : ils ne savent pas ce qu’est la gestion d’un club professionnel et pensent que parce qu’ils lisent L’Équipe le matin, ils savent tout sur tout. Mais la vérité, c’est qu’ils sont incompétents. 

* Responsable des opérations sportives de l’OLB
** Directeur financier du club

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