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Saran en veut plus !
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Saran en veut plus !

Saran en veut plus !

Ce jeudi soir, les Septors retrouvent leur public à la halle des Sports Jacques-Mazzuca en accueillant Créteil. Mieux structuré et mieux armé financièrement que lors de leur précédent passage en D1, le Saran Loiret Handball regrette pourtant, par la voie de son président, de ne pas être assez pris en compte par certaines collectivités, dont la Métropole
Benjamin vasset
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Saran en veut plus

Le « village gaulois » ne s’est pas totalement assagi, mais il est devenu plus mature. Il y a cinq ans, Saran faisait son apparition dans l’élite du handball français en n’y croyant presque pas lui-même. Soufflait alors un esprit un peu dingo, l’enthousiasme du petit qui n’avait rien à perdre dans ce grand monde. Surprise, ou pas : Saran se maintint en D1, mais ne put prolonger l’effort la deuxième année. Retour en D2, changement de statut, création d’une SAS… Le club prit le temps de se structurer et de refaire ses armes à l’échelon inférieur. La saison de la Covid aura été celle de sa remontée : au printemps dernier, les Septors, sacrés champions de France de Proligue, ont gagné sur le terrain le droit de retenter leur chance en LiquiMoly Starligue (D1), comme on l’appelle désormais. 

Dimanche dernier, les Saranais ont débuté cette nouvelle aventure par une défaite à Nîmes, un gros poisson du championnat, avant de la poursuivre ce jeudi soir contre Créteil, à la Halle Jacques-Mazzuca. L’ambition du club ? « Être au-dessus de la 14e place », synonyme de maintien, sourit le défenseur Johann Caron, arrivé de Massy à l’intersaison, qui sait que dans ce monde de brutes, la partie va être serrée. « Il faudra accepter la défaite », reconnaît d’ailleurs le défenseur loirétain. N’allez cependant pas croire que les Saranais vont se présenter en victimes expiatoires et appréhender la saison à venir comme un pis-aller. Malgré une campagne de matchs amicaux chiche en victoires mais riche en blessures, l’effectif, rajeuni, et le staff, élargi, donnent quand même au manager, Fabien Courtial, des raisons d’y croire. « La mayonnaise est là, il faut qu’elle prenne, dit-il. On doit encore affiner les relations dans le jeu, mais on ne va pas aller à Bougnol ou à Coubertin en spectateurs, rassurez-vous. » Le technicien loirétain, qui était déjà là lors des deux précédentes saisons dans l’élite du hand national, a lui-même pris de l’expérience. L’arrivée de Jérémy Roussel en provenance de Massy comme responsable de la formation va en outre lui apporter un surplus de compétences. La pression ? « On va en avoir cette saison, mais bon, soyons clairs, la réception du PSG, ce sera quand même un événement très sympa à vivre… », admet Fabien Courtial. Les stars parisiennes seront, au passage, accueillies dans la métropole le 13 décembre prochain. 

Pas assez soutenus ?

À moyen terme, Bruno Bordier, le président du club, continue pour sa part de croire que le projet « Ambition 2024 », qui doit stabiliser Saran dans le milieu de tableau de D1, est toujours d’actualité. « Au niveau du centre de formation, du médical, on continue de se structurer, dit-il. On va retrouver cette année une certaine unité à la halle Mazzuca, avec de nouveaux locaux. Bien sûr, il y a encore du boulot à accomplir en termes de structuration administrative et commerciale. » Malgré tout, le club se réjouit d’observer un « partenariat privé qui a explosé » cette année. « On a doublé en volume », précise Bruno Bordier, qui présente en début d’exercice un budget de 2,4 M€, qui n’est abreuvé en droits TV qu’à hauteur de 120 000 €. Pourtant, le président saranais est un peu chafouin à l’heur d’aborder la question du soutien des collectivités, et notamment d’Orléans Métropole. « Pour la saison 2021-2022, je ne sais toujours pas le montant de la subvention qui me sera allouée, s’agace le président des Septors. Pourtant, il semblerait que nous soyons toujours parmi les quatre clubs pros pris en charge par la Métropole… À un moment donné, c’est compliqué. J’ai sollicité à l’été un rendez-vous auprès de Christophe Chaillou. Monsieur Chaillou, si vous m’entendez… ». L’an dernier, Saran avait, dixit son président, reçu de la Métropole 240 000 €, dont 90 000 € de subventions exceptionnelles en décembre 2020. « Globalement, on est au même niveau de subventions qu’il y a trois ans, fait remarquer Bruno Bordier. Or, le coût de la vie, lui, a augmenté. » La Métropole n’est cependant pas la seule à être secouée par le président saranais. « Certaines collectivités jouent le jeu, d’autres un peu moins. L’une d’elles m’a dit : « je ne suis pas une banque. » Quand on commence
comme ça… ».  À travers ces propos, c’est une petite musique un peu plus générale qui a tendance à monter au sein des clubs pros, dubitatifs devant l’absence de projet métropolitain, mais également inquiets de constater que la Région n’a, par exemple, plus de vice-présidence dédiée aux Sports, désormais sous la compétence du président François Bonneau. Didier Nourault, le président sortant d’Orléans Loiret Basket (voir ci-contre), ne cesse d’ailleurs depuis quelques mois de clamer son agacement devant le peu de moyens qui seraient alloués par les collectivités aux clubs professionnels de la métropole, voire de la région. Lesquelles collectivités font savoir qu’elles ont, avec la Covid, d’autres chats à fouetter. Ou alors qu’elles « ne peuvent pas tout faire », comme Christophe Chaillou le répète pour sa part à intervalles réguliers. 

Rendez-vous en juin

Sauf que le territoire va accueillir d’ici deux ans et demi CO’Met, qui doit en théorie tirer le sport de haut niveau vers le haut. Tandis qu’Orléans Loiret Basket en sera le club résident, Saran se positionne aussi comme un possible occupant, mais… « S’il y a un club qui peut remplir CO’Met, je ne vois que nous, quand le PSG viendra, lance Bruno Bordier. Aller jouer là-bas, même si on est très attaché à la Halle Mazzuca, ce serait avec plaisir. Mais si on ne peut pas amortir le coût de la location… » L’exploitant de CO’Met ne devant être choisi qu’à l’été prochain, des questions continueront encore à se poser d’ici là. En attendant, Saran souhaite vivre, sur le terrain, une saison riche en émotions, avec un maintien à fêter en juin 2022, histoire de repositionner le village gaulois sur la carte du handball français… et du sport métropolitain.

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