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Trois petits films et puis s’en vont…
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Trois petits films et puis s’en vont…

Trois petits films et puis s’en vont…

Le dimanche 14 mars, une trentaine de spectateurs ont eu la chance de retourner au cinéma, dans l’une des salles obscures des Carmes, à Orléans, pour découvrir trois films inédits.
H.D.T
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Célébrer un triste anniversaire : un an après la fermeture des salles de cinéma en France, Les Carmes sont parvenus à organiser une séance de projections privée. À l’initiative du GNCR (Groupement National de Cinéma de Recherches) dont le cinéma d’art et d’essai fait partie, et de l’Acid, association du cinéma indépendant, 20 salles de cinéma ont pu rouvrir leurs portes à quelques spectateurs, le temps d’une journée. Une initiative appuyée par la rédaction du « manifeste des 20 », signé par plus de 2 000 personnalités du cinéma, dont l’Orléanaise Laure Calamy, César de la meilleure actrice cette année.

« On s’est associés à ces projections tests, en se basant sur le fait que la loi permettait des réunions professionnelles », explique le directeur des Carmes, Michel Ferry. Avec son importante base de données, le cinéma orléanais a sélectionné son public via son association de cinéphiles, Citizens Carmes, en envoyant des mails d’invitations. « Une grande majorité a répondu présent, se félicite le directeur. Les spectateurs ont ensuite fait des retours que l’on a transmis aux distributeurs, pour que ces derniers puissent élaborer leur stratégie de sortie. » D’où ces fameuses réunions dites « professionnelles ».

Projetés dans une salle de 269 places, de 11 h à 16 h et avec 30 minutes de pause entre deux films « pour que les gens puissent circuler sans se croiser », trois films ont été sélectionnés : les documentaires J’ai aimé vivre là et The Last Hillbilly, puis la fiction Les Graines que l’on sème. Pour les trois longs-métrages, un discours d’introduction a été prononcé par Guillaume Massart, réalisateur et producteur orléanais. Et quand on demande à Michel Ferry comment se sentaient les spectateurs en sortant du cinéma, celui-ci répond du tac-au-tac : « Beaucoup étaient émus de revoir un film sur grand écran…»

« Le Gouvernement s’enferme dans ses mensonges »

Face à la politique culturelle du Gouvernement, le directeur des Carmes reste « désemparé » et ne comprend d’ailleurs pas pourquoi les salles de spectacles ne rouvrent pas : « Je pense que, un peu comme les enfants qui ont fait une bêtise, ils s’enferment dans leurs mensonges parce qu’ils n’ont pas d’autres solutions. La maturité et la hauteur d’esprit voudraient qu’au contraire, ils sortent de cette posture absurde. » Le responsable des Carmes ne s’interdit pas de renouveler cette expérience ces prochaines semaines, même s’il sait être « dépendant des préfets » quant à la gestion de ces projections. Michel Ferry assure d’ailleurs que certains directeurs, dans d’autres villes, « ont été intimidés par leur préfecture et ont préféré renoncer ». Ce n’est pas le cas des Carmes, qui n’a pas eu de retours. Alors, pas de nouvelle, bonne nouvelle ? C’est un peu cela, pour le gérant, qui continuera, dans ces prochains jours, « à manifester son déplaisir ».

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