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« Un manque de respect inqualifiable »

« Un manque de respect inqualifiable »

À moins d’un improbable retournement de situation, le Fleury Loiret Handball devrait remettre vendredi son destin dans les mains du Tribunal de Commerce. Ses dirigeants restent sur leur position : pour eux, la présidence de la Métropole a livré une « présentation à charge et fallacieuse » de la situation financière du club pour justifier le non-vote d’une subvention exceptionnelle de 100 000 €
B.V
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Mercredi matin, le Fleury Loiret Handball a tenu une conférence de presse pour réagir au vote du conseil métropolitain, qui va probablement le contraindre à déposer son bilan. Car le refus de cette subvention métropolitaine exceptionnelle a aussi entraîné le retrait de deux autres aides, de 50 000 € chacune, émanant de la Région et du Département du Loiret, lesquelles étaient conditionnées à celle de l’intercommunalité. « Il nous manque donc 200 000 € », a résumé Sabine Guillien, la présidente du Fleury Loiret Handball, très émue au moment de prendre la parole. « Je suis anéantie, a-t-elle ainsi reconnu, au bord des larmes. C’est un projet gâché. Maintenant, je pense aux salariés de ce club. » La dirigeante, qui a expliqué « ne pas avoir mal géré » le Fleury Loiret Handball, est revenue sur ce qu’elle appelle « un manque de respect inqualifiable » envers son club. Est notamment reproché à Serge Grouard de n’avoir parlé, jeudi dernier, « que du passif du club, et non de l’actif ». La semaine dernière, le FLH avait précisé dans un communiqué que son déficit était de 293 000 €, que le versement d’une subvention exceptionnelle de 100 000 € par la Métropole n’engageait pas celle-ci « à verser 150 000 € supplémentaires par an sur les trois prochaines saisons » et que le club avait bel et bien rassemblé « 100 000 € de partenariat privé supplémentaire », comme il « s’y était engagé ». Mercredi, le Fleury Loiret Handball a aussi ajouté qu’il avait déjà sérieusement « réduit la voilure » ces derniers mois pour rentrer dans les clous d’un plan d’apurement qui avait été validé par les instances du handball national, ont rappelé les dirigeants.

Bataille politique ?

Justement, la présidente de la Ligue Féminine de Handball, Nodjialem Myaro, était présente mercredi matin à Fleury-les-Aubrais, à la fois pour soutenir un club contre lequel elle a joué quelques années auparavant, mais également pour fustiger « les promesses non tenues » de la Métropole, qui entraîneront selon elle des « conséquences dramatiques ». « Il y a eu des contre-vérités qui ont été dites, mais aussi de la malhonnêteté. Quand le sport est trop politique, il devient destructeur », a attaqué Nodjialem Myaro. Persuadé qu’être un club de sport féminin le dessert, le Fleury Loiret Handball est aussi convaincu d’être une « victime collatérale » d’enjeux politiques au sein de la Métropole. « C’est la gouvernance des caprices », a embrayé la maire de Fleury, Carole Canette, qui a de nouveau dénoncé ce qu’elle considère comme une volte-face de Serge Grouard entre « une lettre d’engagement » qui avait été signée et la décision qui a finalement été actée, jeudi dernier, en assemblée métropolitaine.

En début de semaine, Matthieu Schlesinger, qui a voté jeudi dernier contre cette subvention exceptionnelle de 100 000 €, a défendu à La Tribune Hebdo son vote. Le premier vice-président de la Métropole a rappelé qu’il s’était appuyé sur « des convictions fortes et sur la base des éléments qui ont été présentés (par la présidence de la Métropole, ndlr). Si les dirigeants du FLH accusent Serge Grouard d’avoir menti, il faut qu’ils le prouvent. Mais je serais surpris que ces chiffres soient faux ». Pour étayer son argumentaire, Matthieu Schlesinger est notamment revenu sur les « 100 000 € de partenariat privé supplémentaire » que le Fleury Loiret Handball dit avoir rassemblé durant l’été. « Il s’agit plus vraisemblablement de 90 000 € qui sont d’ailleurs, davantage, des abandons de créance, a déroulé le maire d’Olivet. Pour la saison 2022-23, les dirigeants présentent du sponsoring privé supérieur à ce qu’ils ont touché l’an dernier… La question posée est celle-ci : est-ce que ces éléments sont crédibles ? » Deux autres se dégagent : qui aura tué le Fleury Loiret Handball, et qui ne veut pas en porter la responsabilité ?

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