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Voilà Un cluster, et un bon !
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Voilà Un cluster, et un bon !

Voilà Un cluster, et un bon !

Rayonnant depuis près de 26 ans en région Centre-Val de Loire, la Cosmetic Valley est le premier cluster mondial dédié à l’industrie de la cosmétique. Face à la crise sanitaire, ses acteurs ont dû s’adapter et modifier pour certains leurs productions. Et déjà, de nouvelles idées affleurent…
Ambre Blanes
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La Cosmetic Valley est un écosystème de grandes et petites sociétés travaillant en amont et en aval de la filière industrielle, animée depuis son siège de Chartres, centre névralgique et berceau historique de l’association. Elle compte près de 250 000 professionnels, 3 200 entreprises, dont 85% de PME issues de tous les métiers du secteur. Quatre familles de produits font l’arborescence de la cosmétique : la parfumerie, le maquillage, le soin et l’hygiène. 

Maillant un véritable tissu économique et industriel, elle comprend des acteurs privés et des acteurs publics, des centres de recherche, des laboratoires, des universités et des établissements de formation. L’association Cosmetic Valley a été créée en 1994 sur deux valeurs fortes : d’une part, créer des synergies de proximité entre les entreprises et d’autre part valoriser puis exporter le savoir-faire à la française. Depuis 2005, la Cosmetic Valley travaille étroitement avec les universités d’Orléans ou le CNRS pour développer la recherche, la connaissance et le transfert d’expertise biologique. Le domaine de la cosmétique est, en effet, très réglementé : « quand on vend un produit cosmétique français, on vend un produit parmi les plus sûrs du monde », affirme Christophe Masson, directeur général de la Cosmetic Valley. Les ambitions du Pôle, au-delà de l’emploi, sont d’imposer son image dans le monde afin de faciliter les investissements étrangers sur le sol français (telle l’implantation du japonais Shiseido dans la métropole orléanaise), le tout en surfant sur sa place de leader cosmétique, à ce jour concurrencée par le Japon et la Corée.

Lorsqu’on pense Cosmetic Valley, on a en tête les grands groupes comme L’Oréal ou LVMH, ou bien des marques de prestige type Chanel ou Sisley. Il s’agit pourtant de l’arbre qui cache la forêt. Les TPE/PME représentent les segments les plus méconnus de la chaîne, comme les fournisseurs de matière première ou de packagings, les tests qualité, la logistique… « Certaines PME sont des entreprises familiales mais exportent 50 à 70% de leur production à l’international », précise Christophe Masson, le directeur général de la Cosmetic Valley.

Et là, la Covid…

L’essence de cette dernière est précisément d’accompagner ces petites et moyennes entreprises dans leur développement et, sur ce dossier, de nombreuses choses ont été faites durant la crise sanitaire. Le Pôle s’est non seulement assuré que ses TPE aient accès au PGE, mais les a aussi orientées vers la fabrication de gel hydroalcoolique, spécialement les sociétés en rapport avec la vente de parfums, qui ont été les plus paralysées. Aussi, la Cosmetic Valley a travaillé tout l’été sur un plan de relance en lien avec les pouvoirs publics pour faire en sorte que les mesures annoncées lors du Programme des États Généraux répondent aux réelles inquiétudes des entreprises. La création d’un réseau de business angels dédiés à la cosmétique a par exemple été inscrit au tableau des mesures.

Lors de la crise de la Covid, le secteur a ainsi pu se réorganiser très vite, car tous les maillons de la chaîne se trouvent sur le même sol. La crise a aussi rappelé l’essence même de la cosmétique : l’apport de bien-être. Et même si la parfumerie a davantage souffert, un segment a connu un relatif maintien des ventes : le soin. « En ce moment, nous sommes dans une vague hygiéniste très forte, explique Christophe Masson. Pas de doute que l’on continue donc à vendre des produits d’hygiène… La crise a prouvé que la cosmétique n’avait rien de futile ; elle a au contraire permis de montrer que le bien-être avait un impact sur la santé publique ». Le port obligatoire généralisé du masque, bien qu’ouvrant la porte à des produits hydratants contre l’assèchement qu’il provoque, a cependant réduit l’utilisation des produits de maquillage. Depuis la sortie du confinement, les taux de consommation n’ont pas été retrouvés, et l’export massif des produits de cette filière est considérablement pénalisé par la baisse du travel retail (l’activité marchande en zone détaxée dans les gares et aéroports).

À la conquête de la beauté connectée…

Mais la crise est aussi un accélérateur des sujets sur lesquels l’industrie travaillait déjà, tout particulièrement les enjeux écologique et digital. Le confinement ayant boosté le e-commerce, un nouveau territoire est à explorer : la beauté connectée, afin qu’il ne soit plus nécessaire de toucher, sentir ou expérimenter un produit pour l’achat. Grâce à cette technologie, il sera possible de se maquiller virtuellement pour vivre une expérience sans se déplacer, d’auto-diagnostiquer sa peau ou encore d’appliquer un masque connecté. En amont de la vente, le digital donne ainsi naissance à des usines 4.0, dont les machines à la technologie ultra-moderne permettent de répondre à des standards de qualité toujours plus compétitifs, ainsi que de satisfaire une attente consommateur majeure : la personnalisation (exemple : la gravure de flacons de parfum). Reste à voir si cette digitalisation impactant toute la chaîne de production, de la conception en usine à la vente en boutique, saura favoriser l’emploi. « Ça reste un grand débat de société, soupire Christophe Masson. Mais l’évolution est nécessaire dans ces métiers. »

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