Cette décision vient clôturer une période d’incertitudes ouverte en début d’année suite à la déclaration du maire de Tours, Emmanuel Denis, indiquant que cette 2e ligne ne pourrait pas passer par le boulevard Béranger, itinéraire retenu initialement, en raison des menaces que les travaux auraient fait peser sur les arbres centenaires du mail. Ces risques avaient été révélés par des études racinaires réalisées fin 2021. Après son annonce, le maire de Tours avait été conforté dans sa position par un courrier de la Préfète qui indiquait que l’État ne pourrait accepter la mise en danger de ces alignements historiques.
Après plusieurs mois « d’échanges constructifs, jamais dans l’invective, toujours dans le respect des positions de chacun », selon les mots du président de la Métropole, Frédéric Augis, une issue a été trouvée. Les 22 maires ont donc adopté cet itinéraire bis pour la ligne B.
Un tracé plus court et plus direct
Cela signifie maintenant que la Métropole – compétente en matière de mobilités – va pouvoir signifier au Syndicat des mobilités de Touraine (SMT) – délégataire de la maîtrise d’ouvrage de la ligne – cette décision et lui demander d’engager au plus vite les études sur ce nouveau tracé. Le but étant d’arriver au plus vite à l’enquête publique pour que l’ensemble du dossier soit consultable.
Selon les élus de la Métropole, cette décision n’engendrera pas de coûts supplémentaires puisque ce tronçon sera même plus court que par le boulevard Béranger et pourrait faire gagner du temps de trajet en simplifiant le passage dans le futur quartier des Casernes et en éliminant les virages place Rabelais et place Saint-Éloi. Sans oublier la mise à l’écart de la place Jean-Jaurès dont l’aménagement n’aurait pas manqué de provoquer des polémiques à n’en plus finir. Tout est bien qui finit bien donc pour le maire de Tours qui se voit ôter là une sacrée épine du pied, mais aussi pour Wilfried Schwartz (maire de La Riche) et Christian Gatard (maire de Chambray-lès-Tours) qui auront chacun leur terminus aux extrémités de la ligne alors que l’hypothèse d’une demi-ligne avait été évoquée.
Le tram B est donc remis sur les rails. Avec quelques mois de retard toutefois puisqu’on annonce une mise en service à l’horizon 2028 contre début 2026 auparavant. Que le chemin est long parfois pour trouver la bonne voie…