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Du grand classique !

Du grand classique !

Retour en terrain connu sur ce canton où l’on compte seulement trois binômes en lice avec, d’un côté les conseillers de l’union de la droite et du centre élus en 2015, Olivier Lebreton et Barbara Darnet-Malaquin qui se représentent. Et de l’autre de nouvelles têtes pour le binôme soutenu par la majorité municipale élue l’an passé, composé d’Iman Manzari et Mélanie Bresson. Le 3e binôme étant celui du RN constitué de Marie Nallet et Hugo Noyau-Paquignon.
P.N.
Du grand classique !

Retour aux fondamentaux dans ce canton marqué par une « bonne vieille » opposition droite-gauche dont on avait presque perdu l’habitude sur Tours avec la multiplication des candidatures dans les trois autres cantons qui expriment toute la palette des sensibilités politiques. Ici, on retrouve les repères habituels du « monde d’avant » avec d’un côté, l’union de droite et le centre, et de l’autre la gauche et les écologistes qui ont tout de même fait passer la ville l’âme à gauche l’an passé. En sera-t-il de même en ce mois de juin pour ce canton, historiquement à gauche mais qui avait basculé à droite en 2014 sur la lancée de la victoire de la liste Babary aux municipales ? Serait-il donc, ce 3e canton, un bon baromètre pour mesurer les humeurs électorales des Tourangeaux et affirmer qu’il est le reflet du vote de la ville aux Municipales ?

Très difficile à dire pour plusieurs raisons. La première est que le scrutin des cantonales est vraiment différent des municipales. D’abord parce qu’on y vote moins, généralement, et surtout, on y vote différemment. Les électeurs ne se mobilisent pas de la même façon, ni avec la même ferveur, d’un scrutin à l’autre. Par ailleurs, le canton est très vaste et regroupe des quartiers aux caractéristiques sociologiques et aux sensibilités politiques très différentes. Entre la moitié sud du quartier de Prébendes à son extrémité nord et les Rives du Cher au sud ; entre le quartier des Fontaines et celui de Febvotte ; ou, encore, entre le très résidentiel quartier Rabelais et l’excentré Rochepinard, que de disparités !

C’est ainsi, par exemple, qu’à l’intérieur d’un même quartier, comme celui des Fontaines ou des Rives du Cher, les votes s’équilibrent entre droite et gauche. Certains îlots, composés de résidences habitées par des propriétaires, penchant à droite tandis que d’autres secteurs, composés majoritairement de logements sociaux votent à gauche. C’était le cas pour les Municipales où certains bureaux ont bien « résisté » à droite malgré la victoire de la gauche.

Majorité municipale contre majorité départementale

En sera-t-il de même le 20 juin pour les Départementales ? Tout porte à le croire. Même si la réponse à cette question dépend aussi de la participation. Quel camp parviendra à mobiliser le plus « ses » électeurs ? C’est tout l’enjeu de la campagne. Pour la droite comme pour la gauche. Iman Manzari, le nouvel adjoint au Commerce de Tours, qui porte les couleurs de la majorité municipale avec Mélanie Bresson, engagée dans l’association les Couturières Masquées, n’en disconvient pas : « Il faut les gens se mobilisent et, avant même de parler programme ou politique, nous devons déjà les convaincre d’aller voter, c’est notre première mission et c’est un gros travail de conviction, de persuasion… »

En théorie, ce canton, qui compte environ 30 000 habitants (un quart de la population de la ville), serait « sociologiquement » de gauche. Mais il comprend plusieurs quartiers dits « populaires » où, depuis plusieurs années déjà, la participation est en berne. Ces quartiers votent moins. Ce qui fait le jeu de le droite qui bénéficie de l’élan civique de son électorat plus traditionnel et, surtout, plus âgé. C’est pour cela que le binôme composé d’Olivier Lebreton et de Barbara Darnet-Malaquin conserve toutes ses chances d’être réélu. D’abord parce que l’électorat de droite, traditionnellement, se mobilise davantage ; ensuite parce qu’ils bénéficient de la prime aux « sortants » – et non pas « sortis » – qui n’est pas négligeable en cette période de disette électorale où les électeurs se font de plus en plus rares et se mélangent les pinceaux entre tous ces scrutins et toutes ces listes. Ils ont l’avantage d’être déjà connus des électeurs et peuvent mettre en avant le bilan de la majorité départementale à laquelle ils ont participé activement pendant 6 ans puisqu’Olivier Lebreton, notamment, était en charge des Finances, un poste clé s’il en est en ces temps de rigueur budgétaire. C’est d’ailleurs ce que leur reproche leurs opposants de gauche : des choix budgétaires pas assez favorables aux plus fragiles.

L’inconnue de la participation

Mais Olivier Lebreton met en avant ces six budgets de la mandature votés à l’unanimité par l’assemblée départementale (même par les huit conseillers de la minorité) ainsi que l’absence de hausse des taux d’imposition sur la mandature. « C’est notre grande fierté, malgré les difficultés rencontrées, en particulier le Covid, nous n’avons pas augmenté les impôts pendant six ans, ce n’était pas arrivé depuis les années 50, se félicite-t-il. Et nous sommes parvenus à maintenir les investissements à hauteur de 90 M€ par tout en améliorant encore les services à la population. Je crois que notre bilan plaide pour la majorité départementale qui mérite d’être reconduite. » En commençant par la réélection de ce binôme sur Tours sud…

Ne pas perdre de vue non plus la présence RN avec le binôme constitué de Marie Nallet et Hugo Noyau-Paquignon. En 2015, les candidats lepénistes avaient rassemblé 18,6 % des voix. Loin d’être négligeable déjà à l’époque. Cette année, ils devront dépasser la barre des 12,5 % des inscrits (soit plus de 2 000 voix) pour pouvoir ce maintenir au second tour. Ce ne sera pas chose aisée si la participation est à marée basse… Elle avait été de 47,55 % il y a six ans. Plutôt faible déjà à l’époque… Alors ce scrutin 2021 parviendra-t-il à mobiliser les électeurs ? Joker !

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