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Le « monde d’après » : L’industrie veut aussi favoriser les circuits courts

Le « monde d’après » : L’industrie veut aussi favoriser les circuits courts

Dans le mouvement de relocalisation ou de souveraineté industrielle si souvent invoqué par le gouvernement depuis le déclenchement de la crise sanitaire, l’UIMM Loiret-Touraine a lancé l’initiative « Industriels Solidaires », pour sensibiliser ses membres à chercher des solutions d’approvisionnement locales et que la relocalisation dont on parle tant n’est peut-être pas si inaccessible...
Patrice Nouar
Les industriels locaux sont invités à se pencher sur leurs sources d’approvisionnement.

On parle de circuits courts, de souveraineté alimentaire et de locavores en matière d’alimentation, pourquoi ne serait-il pas possible d’appliquer ce concept à l’industrie ? » C’est en partant de ce constat que l’UIMM Loiret-Touraine (l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie), via son délégué général, Stéphan Chaligné, a lancé l’initiative « Industriels Solidaires » pour sensibiliser ses membres à l’écosystème régional et les amener à s’interroger et à étudier s’il n’existe pas des solutions d’approvisionnement localement plutôt que de faire appel à des fournisseurs lointains. 

« Nous avons vu pendant la crise que nombre d’industriels qui pouvaient continuer à travailler étaient bloqués parce que leurs fournisseurs étaient eux-mêmes englués dans la crise sanitaire et qu’il existe peut-être des solutions à proximité pour pallier ces ruptures d’approvisionnement », explique Stéphan Chaligné.

C’est la crise sanitaire qui pousse aussi à voir les choses autrement. Quand tout fonctionne bien depuis des années, pourquoi remettre en question son mode d’approvisionnement ? Mais maintenant que les industriels ont pu mesurer les lacunes de certaines pays en temps de crise, pourquoi ne pas réfléchir aujourd’hui à d’autres solutions d’approvisionnement ? Ce que confirme Stéphan Chaligné : « C’est sûrement le moment de s’interroger sur la transformation de nos modèles productifs et se demander si se sourcer chez les sous-traitants de certains pays low-cost restera un vrai gain pour les donneurs d’ordres ? Même s’il ne s’agit pas de tout révolutionner, il faut profiter de cette expérience pour diversifier ses approvisionnements vers les sous-traitants adhérents de notre UIMM Loiret-Touraine. »

Alors opportunisme dans le contexte actuel de s’afficher « solidaires » pour ne pas être en reste par rapport à tant d’autres professions saluées pendant la crise sanitaire ? Ou opportunité réelle pour les industriels de jouer la carte de la « préférence » territoriale ? Les 330 membres de l’UIMM Loiret-Touraine vont recevoir un questionnaire afin d’étudier quelles sont les synergies possibles avec les autres acteurs du territoire. Et au final, ce sont eux qui, par leur engagement, valideront si l’opération « Industriels solidaires » peut devenir une réalité pour le territoire ou rester un vœu pieu…

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