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ELISABETH SEGARD Ecrivaine touche-à-tout
Portrait

ELISABETH SEGARD Ecrivaine touche-à-tout

Alors que vient de paraître son quatrième roman, Un futur presque parfait (éditions Calmann-Lévy), la Tourangelle Elisabeth Segard planche déjà sur une suite aux aventures de Violette Laguille, après avoir passé plusieurs mois à rédiger un ouvrage sur la médecine militaire, avant de reprendre son métier de journaliste. Une plume tout-terrain !
Émilie Mendonça
2013-2014 Formation de journaliste à l’EPJT
2019 Parution du 1er roman Les Pépètes du cacatoès
2022 Publication du 4e roman Un futur presque parfait

Si cet article avait été publié il y a quelques années, celle dont nous parlons aujourd’hui aurait pu l’écrire. À la condition qu’elle puisse se dédoubler pour que son moi d’aujourd’hui rencontre son moi d’alors, journaliste débutante dans les pages de La Tribune de Tours. À l’époque, en 2012, Elisabeth Segard écrit régulièrement pour notre journal, avant de finaliser sa reconversion professionnelle par une année de formation à l’école de journalisme de Tours, l’EPJT. La personne qui l’a accompagnée durant son bilan de compétences ne s’était pas trompée : aujourd’hui encore, Elisabeth est journaliste, chez nos confrères du groupe Nouvelle République. « En ayant commencé il y a peu de temps, je suis un peu une vieille-jeune journaliste, non ? » commente en souriant celle qui a fêté cette année ses quarante-cinq ans.

Mais c’est pour d’autres travaux de plume que nous lui faisons une place dans nos colonnes. Car non contente d’aiguiser ses mots au fil des publications dans les suppléments de la NR, Elisabeth Segard est aussi romancière. Un mot qu’elle nous laisse employer, et qu’elle a mis du temps à apprivoiser : « Se dire romancier, c’est impressionnant. J’ai fait un bac littéraire mais pas d’études de lettres. J’ai mis longtemps à me défaire du complexe de l’imposteur, à me dire que ce n’était pas juste un accident, un livre. Il m’a fallu quatre romans pour pouvoir me dire “OK, je suis romancière”. »

Ecrire, un plaisir !

Tout avait pourtant commencé comme une blague : son mari Stanislas planchait sur un roman depuis des années. Elisabeth s’est donc moquée gentiment, sur la ritournelle de « il ne faut vraiment pas autant de temps pour écrire un roman ! ». Le défi est lancé, chacun doit écrire de son côté (lui sur son bateau de marin, elle à son bureau après le travail). C’est à qui terminera le premier. Elisabeth gagne haut la main, et le défi suivant arrive de son mari et de ses amies : « Tu dois le proposer à des éditeurs ! » Et c’est ainsi que paraît en 2019 Les Pépètes du cacatoès, une histoire de famille divertissante où un cacatoès hérite des biens du patriarche, forçant les héritiers à se mettre (enfin !) à travailler.

Mais le roman suivant tisse une toute autre histoire : dans le petit village imaginaire de Mouy-sur-Loire, la Parisienne récemment installée est bientôt assassinée. S’ensuit une enquête menée par Violette Laguille, parmi des personnages hauts en couleur. Et c’est la suite des aventures de son enquêtrice du dimanche qu’Elisabeth Segard vient de publier sous le titre Un futur presque parfait. Pour l’auteure, passer des Pépètes… à ce « cosy-mystery » (roman policier loin des polars glauques et noirs à la mode), c’est l’occasion « de parler de la Touraine, de faire découvrir la région aux lecteurs et de montrer les aspects sympas de la vie rurale, souvent dépeinte de manière pessimiste dans la littérature contemporaine ». Mais entre les deux volumes de ce qui s’annonce comme une mini-saga, on débusque le roman nº3 : Si fragiles et si forts. Et là, pas de mystery, mais une histoire forte entre un blessé de guerre et un enfant, dans les décors des Invalides à Paris !

Ne pas se répéter

Sauterait-on du coq à l’âne ? « J’ai toujours peur de faire deux fois le même livre, d’être dans une routine, de me lasser… et de lasser le lecteur ! Je me lance donc le défi de parler de sujets différents et de manière différente à chaque fois. Et je m’amuse à écrire cette nouvelle histoire ! » explique la romancière. La curiosité et le goût de l’écriture qui avaient motivé son passage au journalisme trouvent ainsi de quoi se développer dans le travail de romancière. Mais pas seulement ! Tout au long de l’année 2022, c’est dans les archives, les bibliothèques spécialisées, les thèses de doctorat et les travaux de recherches que l’écrivaine s’est plongée, pour explorer les liens entre médecine militaire et médecine civile. Les trouvailles de la première ont en effet nourri la seconde. Vaccins, ambulances, IRM, couleurs des blouses hospitalières… sont autant de chapitres de l’ouvrage Allons médecins de la patrie… qu’on découvrira dans quelques mois.

D’ici là, pourquoi ne pas attraper Un futur presque parfait pour faire comme Elisabeth qui, enfant comme adulte, a toujours lu partout et tout le temps, y compris en marchant ? Une passion de la lecture transformée en goût pour l’écriture, dans tous les formats !

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