Tours FC : Nationale 3 nous revoilà !

Après avoir gagné son accession en N2 sur le terrain, le club tourangeau a été recalé par la DNCG (Direction nationale de gestion et de contrôle) qui l’avait déjà rétrogradé l’an dernier de N1 en N3 en raison, notamment, d’une dette persistante. Ce nouveau revers devant le gendarme financier du football français a poussé le propriétaire du club, Jean-Marc Ettori, à prendre du recul et à nommer le Tourangeau Guillaume Barré au poste de président délégué.
P.N.

Le recours devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) fin juillet puis devant le tribunal administratif fin août n’y auront rien changé : le Tours FC a été encore une nouvelle fois recalé par la DNCG (Direction nationale de gestion et de contrôle) qui lui a interdit la montée de N2 en N3 pourtant acquise sur le terrain. En cause des finances jugées trop fragiles et une dette persistante – entre 1,5 à 2 M€ – qu’il traîne depuis plusieurs années. Cette situation financière dégradée ne s’est évidemment pas améliorée avec la descente de Ligue 2 en 2018 puis la rétrogradation administrative en N3 l’an passé qui ont privé le club de ses principales ressources, à savoir les droits télé et les recettes spectateurs. En N3, les premiers n’existent plus et les secondes sont réduites à la portion congrue avec quelques centaines de spectateurs par match. Il était donc prévisible que les finances du club ne se trouveraient pas renforcées après cette saison en N3 même s’il a fait face à toutes ses échéances et qu’il continue à apurer le passif progressivement. Mais sauf recapitalisation importante de l’actionnaire – ce que le président Jean-Marc Ettori qui a déjà beaucoup investi dans le club depuis 2013 s’est refusé à faire – la situation ne pouvait être assainie en une saison. La DNCG a une nouvelle fois interdit au club de monter de N3 en N2 alors que l’équipe entraînée par Nourredine El Ouardani avait dominé son championnat avant l’arrêt imposé par la crise de la Covid.

Retour à la case N3 donc pour cette saison avec un changement notable toutefois à la tête du club puisque le président Ettori, lassé de ces revers à répétition, a décidé de prendre du recul et de nommer au poste de président délégué Guillaume Barré, un Tourangeau de 46 ans, chargé de mission à la direction de l’information légale et administrative dépendant des services du Premier ministre à Matignon. « Je suis né ici, je reste à jamais un Tourangeau de cœur, j’aime ma vie et le club, c’est pour cela que j’ai accepté cette mission de rebâtir le club pour tenter de retrouver un rang qui correspond plus à l’histoire du club, explique-t-il. Le Tours FC est un grand club avec une belle histoire qui mérite de figurer au niveau professionnel. Nous allons tenter de l’y ramener dans les années à venir. »

De nouveaux investisseurs attendus

Le premier objectif est de retrouver la Nationale 1, l’antichambre du professionnalisme en quelque sorte, dans les deux ans. « Il faut pour cela d’abord regagner notre place en N2 à la fin de cette saison puis affronter à nouveau la DNCG l’an prochain avec des finances assainies et, une fois en N2, réaliser à nouveau un parcours parfait pour finir en tête de notre groupe… » La suite, il est impossible de la prédire, car autant on peut supposer qu’avec des moyens adéquats, le Tours FC peut raisonnablement envisager deux montées successives et s’installer en N1, autant, ensuite, la 3e marche à gravir vers la Ligue 2, est difficilement prévisible car le niveau de la N1 est tel qu’il est très compliqué de s’en extirper. Ce sera aussi une question de moyens : avec une armada, on s’en sort plus rapidement…

Mais le Tours FC n’en est pas là : il a deux saisons pour refaire ses gammes et recouvrer une meilleure santé financière au niveau amateur avant de viser plus haut. Ce qui devrait laisser le temps aussi à Guillaume Barré d’attirer de nouveaux partenaires ou actionnaires au capital du club pour lui donner une assise financière plus solide. Cela fait partie des missions que lui a assignées le propriétaire. « Et c’est en bonne voie » assure le président délégué qui entend bien s’appuyer sur ces nouveaux investisseurs pour sortir le Tours FC de l’ornière financière dans laquelle il est depuis plusieurs années. La meilleure façon aussi d’envisager l’avenir plus sereinement sans avoir la peur de voir le couperet de la DNCG tomber chaque mois de juillet…

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