Le CTHB puissance 5 !

L’équipe féminine de Chambray-lès-Tours, qui vient d’attaquer sa 5e saison en LBE, est bien installée dans la l’élite et continue de se développer en dehors du terrain sous l’impulsion de Guillaume Marquès, ancien coach devenu directeur général. Première pierre à cet édifice en construction : la nouvelle salle de la Fontaine Blanche qui devrait être livrée pour la fin de l’année…
Patrice Naour
CTHB

Alors que le Chambray Touraine Handball a débuté sa saison par un match nul face à Dijon (27-27) et devait rencontrer Brest, « l’ogre » du hand féminin français lors de la 2e journée, cette saison s’annonce plus sereine sur le plan sportif après un dernier exercice compliqué où l’équipe a terminé le championnat à l’avant-dernière place. Ce qui s’explique tout à fait logiquement selon Guillaume Marquès, directeur général du club : « Il y a eu un enchaînement d’aléas avec un match annulé en début de saison puis les blessures de joueuses importantes, l’absence longue durée de Simonetta Planeta, notre meilleure buteuse, bref, la saison était mal embarquée, mais nous n’étions pas inquiets sur le maintien, nous pensions redresser le barre en fin de championnat… »
Mais le coronavirus est entré sur le terrain et la Ligue Butagaz Energie a été interrompue, comme tous les autres championnats sportifs pros et amateurs, avec le confinement. Et le CTHB a terminé 11e sur 12, son plus mauvais classement depuis son accession à l’élite en 2016. Tout en étant quailifié pour les demi-finales de la Coupe de France, du jamais vu dans l’histoire du club. « Nous avons toujours terminé en milieu de tableau, à la 6e ou 7e place, une saison nous avons même manqué la 5e place qualificative pour l’Europe pour un petit but, poursuit Guillaume Marquès. Nous avons donc apporté la preuve que le club de Chambray avait sa place dans l’élite, que nous n’étions pas là par hasard, on peut dire que l’on fait partie du paysage du handball pro après quatre saisons dans l’élite… »

Une nouvelle salle à la fin de l’année !

Cette 5e saison qui s’ouvre s’annonce plus sereine sur le plan sportif car l’équipe a conservé son ossature tout en se renforçant avec de jeunes joueuses prometteuse,s comme la Serbe Katarina Stosic (ex-Le Havre, D2), Julie Sias (ex-Mérignac, D2), Janella Blonbou (ex-Nice, D1, internationale Espoirs) ou Andréa Novellan, jeune gardienne de but issue du centre de formation. Du sang neuf qui devrait permettre au coach Jérôme Delarue d’emmener l’équipe sans trop de problème vers le milieu de tableau, voire plus si affinités. Et ce d’autant plus que le championnat se joue cette saison à 14 équipes contre 12 la saison dernière, les deux équipes de D2 ayant été promues comme prévu mais aucune de D1 n’ayant été rétrogradée à cause de la crise sanitaire, ce qui a permis de les sécuriser sportivement et de ne pas les mettre en difficultés sur le plan économique.

Car la grande affaire, pour le CTHB comme pour tous les clubs pros à Tours et en France, c’est bien sûr de boucler son budget annoncé entre 1,6 et 1,7 M€. Le contexte économique est dégradé et les entreprises partenaires qui apportent les deux tiers du budget peuvent hésiter à investir dans le sport. « Ce n’est pas facile, comme pour tout le monde, concède Guillaume Marquès, mais nous avons des partenaires fidèles et le sport féminin conserve une belle image… »

Et puis, la bonne nouvelle de cette saison qui débute, c’est que le club pourra dans quelques mois compter sur sa nouvelle salle – son ancien gymnase de la Fontaine Blanche agrandi en fait ,– ce qui lui permettra de mieux accueillir les partenaires et d’accroître sa jauge public à plus de 1 000 spectateurs par match. Ce n’est pas encore le palais des sports Grenon à Tours, mais quelques centaines d’entrées payantes supplémentaires à chaque match, c’est toujours un plus pour les finances du club. Qui, en outre, pourra commercialiser aussi d’autres prestations à ses partenaires sans lesquels aucun club pro n’existe. Car, il ne faut jamais oublier que si le match se joue sur le terrain, c’est en coulisses aussi qu’il se gagne, quand le club parvient à boucler un budget qui lui permet d’avoir des ambitions et de se maintenir au plus haut niveau du hand féminin français. Les recettes commerciales restent le nerf de la guerre ! Et depuis cinq ans qu’il est en LFB, le CTHB, sous l’impulsion de toute l’équipe dirigeante animée par Yves Guérin, le président, est parvenu à ses fins : installer une équipe féminine professionnelle au plus niveau du hand français. Et c’est déjà bien !

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