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Le réseau cyclable métropolitainsur de bons rails
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Le réseau cyclable métropolitainsur de bons rails

Le réseau cyclable métropolitainsur de bons rails

Le 8 juillet doit être présentée en conseil métropolitain la première phase du réseau cyclable métropolitain qui doit permettre, sur la durée du mandat jusqu’en 2026, la création d’une dizaine d’axes, soit environ 150 km de pistes sécurisées. Objectif : faire croître l’usage du vélo, dont la part dans les déplacements sur le territoire de la Métropole stagne entre 4 % et 5 %…
Patrice Naour

Le déconfinement de 2020 a donné un coup de boost au réseau cyclable tourangeau avec la mise en place de pistes « transitoires » destinées à être pérennisées – ou pas – en fonction des expérimentations plus ou moins concluantes. Un an après, il s’agit de donner un nouveau coup d’accélérateur mais en actant la création d’un véritable réseau cyclable sécurisé dans le cadre du Syndicat des mobilités de Touraine qui regroupe les 22 communes détours Métropole ainsi que quelques communes voisines comme La Ville-aux-Dames, Vouvray ou Vernou-
sur-Brenne, qui sont desservies par le réseau Fil Bleu.

Une dizaine de tracés représentant 150 km environ sont proposés dans le cadre de cette phase 1 qui doit couvrir ce mandat jusqu’en 2026. « Mais, à terme, nous visons 350 kilomètres pour réaliser un véritable réseau interconnecté sur l’aire urbaine de Tours, explique Christophe Boulanger, élu EELV de Tours et vice-président de Tours Métropole en charge des politiques de mobilités. Pas seulement sur la métropole, car on travaille par exemple sur une voie Vouvray – Saint-Etienne-de-Chigny qui pourrait aller jusqu’à Langeais. Cet itinéraire traverse évidemment le territoire métropolitain mais peut déborder sur les autres intercommunalités si tout le monde est d’accord… » C’est aussi pour cela qu’il a fallu un an pour définir cette première phase du réseau, car cela passe par la consultation, en premier lieu, des élus de la Métropole, mais aussi des communes et intercommunalités voisines.

Sur ces 150 km envisagés – à 300 000 à 400 000 € le coût d’aménagement du kilomètre, il faut aussi prévoir les budgets correspondants – on peut déjà voir les premiers kilomètres dans la traversée de Rochecorbon en bord de Loire ou sur la commune de Fondettes, le long de la RD 952c sur la levée de Loire avec des revêtements neufs et une sécurisation des pistes. « Mais certains endroits, notamment les carrefours et les ronds-points, sont plus difficiles à traiter, cela prend plus du temps », concède Christophe Boulanger.

Un réseau efficace doit desservir les pôles d’activité

Un autre axe est à l’étude, reliant Saint-Avertin à l’est à Truyes, à l’ouest de la métropole, par le plateau, la Loire à Vélo assurant cette liaison « en bas » le long du Cher.

D’autres itinéraires suivront pour constituer un véritable réseau cyclable dès qu’ils auront été validés par l’exécutif métropolitain. « En 2013, lors de l’élaboration du dernier PDU (Plan de déplacement urbain), on avait fixé l’objectif de 9 % à atteindre pour la part modale du vélo dans les déplacements sur le territoire métropolitain, rappelle l’élu Vert. On stagne à 4 % contre 7 % sur la ville de Tours, et ces dernières années, très peu de choses ont été faites pour développer la pratique du vélo. Autant sur le tramway la Métropole est active, autant on est à la traîne sur le vélo par rapport à d’autres métropoles et il faut remettre ce moyen de déplacement en avant car il en va du climat mais aussi de notre santé… »

Mais pour que les gens « prennent » leur vélo, il faut effectivement des pistes sécurisées de bout en bout, interconnectées entre elles, des aménagements et équipements adaptés pour pouvoir stationner son vélo, par exemple. Cela ne se fait pas en un claquement de doigts et il faut une vraie volonté politique qui n’existait pas vraiment sous la précédente mandature, moins sensible à la cause des cyclos. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que le vélo peut être pour certains le moyen de déplacement privilégié, pas seulement pour les loisirs, mais aussi, au quotidien pour aller travailler ou faire ses courses, poursuit Christophe Boulanger. Un réseau efficace doit donc aussi desservir ou relier entre eux des sites fréquentés par l’ensemble de la population, comme les hôpitaux, les universités, les zones commerciales ou d’activités, etc., pour que la fréquentation soit au rendez-vous. » Les pistes doivent aussi être adaptées à tous les types de vélo, classiques ou électriques, mais aussi aux vélos cargos, plus encombrants.

En clair, il en va pour un réseau cyclable comme pour une ligne de tramway : son succès dépend du tracé adopté qui doit être pensé pour optimiser sa fréquentation… Et La Métropole serait bien inspirée de changer de braquet sur le sujet !

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