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Le TMB au rebond

Le TMB au rebond

Le club qui a connu une cruelle désillusion avec la descente de Pro B après une seule saison à ce niveau, repart avec l’objectif de remonter au plus vite. Et pour cela, a tout changé sur le terrain : un nouveau coach de 38 ans, Thomas Drouot, reprend les rênes d’une équipe renouvelée à 100 % !
P.N.

Parmi les différents clubs de haut niveau tourangeaux, c’est le Tours Métropole qui est le plus attendu en ce début de saison. En effet, le TVB, battu en finale du championnat en mai dernier, n’a rien chamboulé, s’est juste renforcé de quelques éléments expérimentés. Le CTHB a terminé 6e de la LFH et s’est à nouveau qualifié pour une Coupe d’Europe, comme la saison passée. Les bases sont là et si le club a changé d’entraîneur – Mathieu Lafranchi a remplacé Jérôme Delarue – c’est tout de même la continuité qui devrait prévaloir cette saison. Tout comme chez les Remparts où l’entraîneur Franck Spinozzi a été prolongé pour les prochaines saisons. C’était le souhait de l’ancien président Stéphane Raisin qui voulait de la stabilité avant de passer la main à Sofia Vigneux pour cette nouvelle saison. Des changements donc mais avec une certaine continuité sur le terrain. Alors que le TMB repart d’une page blanche sur le terrain puisque le coach Pierre Tavano n’a pas été renouvelé après six années passées en Touraine et que le jeune Thomas Drouot est arrivé pour relancer l’équipe en Nationale 1. « Nous avons fait ce choix après la descente de Pro B car nous étions à la fin d’un cycle, explique Romain Régnard, le directeur général du TMB. La déception née de cette descente a été très grande, on pensait avoir l’équipe pour se maintenir et on y a cru jusqu’au bout puisque ça s’est joué lors de la dernière journée mais quelque chose était cassé, mieux valait repartir sur un nouveau projet pour tenter de remonter au plus vite… »

L’objectif est bien de rebondir vers la Pro B rapidement, même si l’on sait que sortir de cette Nationale 1 avec ses deux poules de 14 équipes pour remonter à l’échelon supérieur constituera encore une fois un exploit. « Nous avons réalisé le recrutement que nous souhaitions, avec des joueurs qui ont des valeurs de travail, de solidarité et le sens du collectif, poursuit Romain Régnard. Nous voulons nous appuyer sur un collectif qui joue pour l’équipe et non pas sur une équipe qui tourne autour d’une tête d’affiche. C’est un choix que nous assumons avec le coach car cela fait partie de l’ADN du club, on veut des joueurs qui ont des valeurs et qui se battent pour les couleurs, c’est aussi ce qu’attend le public tourangeau… »

Aucun joueur de la saison dernière conservé

Pour mener à bien cette opération remontée, le TMB compte cette saison sur Thomas Drouot. Le nouvel entraîneur arrive d’Orléans où il était assistant en Pro B puis en Élite. Mais le club orléanais est descendu cette saison en Pro B et le jeune coach de 38 ans en profite pour devenir n°1 au sein du projet tourangeau qui reste séduisant pour la planète basket. « C’est le coach qu’il nous fallait, il est jeune, il doit faire ses preuves comme n°1 donc très motivé, il a une grande capacité de travail et c’est un meneur d’hommes, je pense que nous avons fait le bon choix », se félicite Romain Régnard qui espère avoir trouvé la perle rare comme à l’époque avec Pierre Tavano qui arrivait aussi avec cette étiquette d’assistant mais qui a su se révéler un entraîneur en chef compétent. C’est un pari mais le TMB a l’expérience en la matière…

De même pour l’effectif : repartir d’une page blanche signifie rebâtir une équipe complète puisque aucun joueur de la saison dernière n’a été conservé. « Nous avons recruté un effectif complet qui se veut un mixte entre joueurs confirmés de Nationale 1, joueurs descendant de Pro B et jeunes talents prometteurs, c’est le cocktail idéal pour affronter les joutes d’une saison qui est très longue en Nationale* ».

Un collectif à rebâtir

Au rayon des pépites à polir, Valentin Vitale-Boiteux (21 ans, 1,87 m) est l’une des révélations de la saison passée de N1 avec Besançon. Il arrive à Tours pour s’affirmer au poste de meneur de jeu. Le TMB compte aussi sur Anthony Andremont (meneur, 21 ans, 1,93 m) venu d’Évreux en Pro B pour trouver du temps de jeu en N1. Il est accompagné d’un autre joueur originaire de Guadeloupe comme lui, Krisley Castard (ailier, 20 ans, 1,97 m) qui arrivé de Boulogne-sur-Mer (N1) où il était prêté la saison dernière par
 Gravelines, son club formateur.

Ils sont encadrés par les solides pivots Pape Badji (30 ans, 2,06 m), ex-Châlons-Reims en Élite et Poitiers en Pro B qui arrive de Bruxelles où il s’était exilé, et Rigo Edzata (25 ans, 2,04 m) qui vient de Denain en Pro B où il tenait la raquette de main de maître. Autre arrivée de taille : celle de l’arrière et ancien capitaine de Rouen (Pro B), Pierre-Étienne Drouault (31 ans, 1,96 m) qui sera aussi précieux par son expérience des joutes de Pro B comme de N1.

Au rayon des valeurs sûres de N1, le TMB pourra s’appuyer sur deux joueurs arrivant de Mulhouse. Il s’agit de Johan Grebongo (28 ans, 2,04 m), un poste 4 très actif des deux côtés du terrain, et du Sénégalais Momar Ndoye (26 ans, 1,98 m), un autre élément majeur de Mulhouse, tous deux finalistes malheureux des play-offs de Nationale 1 face à La Rochelle en fin de saison dernière. La Rochelle d’où arrive l’expérimenté ailier Thomas Lonzième (33 ans, 1,95 m), vainqueur des play-offs de N1 donc mais qui n’a pas poursuivi l’aventure à l’étage supérieur avec le club de Charente-
Maritime. L’international Polonais Jakub Schenk, qui a disputé deux matchs comme joker médical en fin de saison dernière, est revenu au poste de meneur de jeu pour compléter un effectif solide qui devra cependant faire ses preuves. L’entraîneur Thomas Drouot devra rapidement trouver les automatismes entre tous ces joueurs qui n’ont jamais joué ensemble pour créer le collectif tant espéré et permettre au TMB de redécoller rapidement vers les sommets pour viser la Pro B, dès cette saison si possible !

* La division est composé de deux poules de 14 équipes ; le championnat se déroule en deux temps : la « saison régulière » au cours de laquelle chaque équipe affronte les 13 autres en matchs aller-retour, puis, au terme de cette 1re phase, les 5 meilleures équipes de chaque poule (ainsi que les 5 du milieu de tableau et les 4 dernières) sont regroupées dans un nouveau mini-championnat de 10 équipes où chacune ne rencontre que les équipes de l’autre poule, les résultats de la 1re phase étant conservés pour les équipe déjà rencontrées en phase régulière » Et c’est l’équipe qui termine en tête de cette 2e phase qui monte en Pro B.

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