|
|
Les collèges bien dans leur assiette
|
|
Les collèges bien dans leur assiette

Les collèges bien dans leur assiette

En cette rentrée 2021, le plan « Mieux manger au collège » voté par le Conseil départemental début 2020, va connaître une nouvelle accélération après la parenthèse de la crise sanitaire. Il doit permettre, sur trois ans, non seulement d’améliorer la qualité des menus en augmentant la part des produits locaux à 50 % et du bio à 20 %, mais aussi de sensibiliser les collégiens à la lutte contre le gaspillage et, d’une manière générale, à l’importance d’une alimentation de qualité, saine et de saison !
P.N.

Les repas servis dans notre collège sont à 90 % faits maison. » Jeudi 2 septembre, lors de la visite de rentrée de Judicaël Osmond, vice-président du Conseil départemental en charge des collèges, accompagné d’Isabelle Pavero-Raimond, sénatrice et conseillère départementale du canton de Chinon, le principal du collège Henri Becquerel d’Avoine, François Leray, mettait en avant la politique volontariste de son établissement en matière alimentaire engagée il y a une dizaine d’années par le chef de cuisine Jean-Luc Guignard aujourd’hui parti exercer en Sarthe. Sophie Agen, gestionnaire du collège, expliquait aussi que « près de 42 % des achats que nous réalisons concernent des produits labellisés, bio, AOP, IGP, Label rouge ou écolabel pêche durable… ».

Le collège d’Avoine fait partie des bons élèves du département qui entend privilégier les produits locaux et bios dans les repas des 58 collèges d’Indre-et-Loire. « Nous avons voté en février 2020 le plan “Mieux manger au collège” qui doit être mis en œuvre sur trois ans pour favoriser une alimentation de qualité pour les collégiens en répondant aussi aux exigences de la loi Egalim adoptée au Parlement fin 2018, explique Judicaël Osmond. La loi fixe comme objectifs 50 % de produits labellisés dont 20 % en bio. Nous en sommes aujourd’hui entre 30 et 40 % de produits locaux et nous avons la volonté d’atteindre les 50 % d’ici la fin du mandat qui vient de s’ouvrir. Mais l’alimentation n’est pas le seul enjeu de ce plan qui doit prendre aussi en compte les autres aspects, socio-économiques avec la juste rémunération des producteurs, environnementaux et de santé publique avec les modes de production, mais aussi la lutte contre le gaspillage à laquelle on doit sensibiliser les jeunes… »

Pas d’inflation du prix du repas

Le Département a donc voté une première enveloppe d’1 million d’euros pour accompagner les collèges vers cette alimentation de qualité, dont une partie est consacrée à la rénovation de cuisines ou réfectoires mais aussi à l’achat de nouveaux matériels et équipements, comme des composteurs qui permettent de réduire drastiquement la quantité des déchets à traiter.

Le plan a été consigné dans une charte distribuée à tous les acteurs qui s’articule autour de cinq axes principaux, eux-mêmes déclinés en une multitude d’actions à mettre en œuvre :

1er axe : manger sain et durable, avec des repas à base de produits de saison.

2e axe : privilégier des produits locaux et les circuits courts.

3e axe : développer l’éducation des collégiens sur l’alimentation et le goût (cela passe notamment par un repas végétarien par semaine).

4e axe : les sensibiliser au gaspillage.

5e axe : accompagner et former les agents pour la mise en œuvre de ce « bien manger » dans les collèges.

Si la mise en œuvre du plan a pris du retard en raison de la crise sanitaire – il a été voté juste avant le premier confinement de mars 2020 –, les résultats mesurés en cette rentrée sont très encourageants selon Patricia Garot, chargée de mission circuits courts au Conseil départemental : « Sur l’ensemble des collèges d’Indre-et-Loire, le seuil des 20 % de produits labellisés est atteint, plus de 30 % des produits sont d’origine locale ou de proximité et 64 % d’origine française. » Ce qui signifie qu’un tiers des produits est encore d’importation. Mais la tendance est bonne et les mesures bien accueillies dans les établissements à la fois par les personnels et les chefs qui sont à la pointe pour cuisiner des produits de qualité mais aussi par les élèves qui comprennent les enjeux de la lutte contre la gaspillage, même si le repas végétarien ne fait pas encore l’unanimité. Mais là aussi, c’est une question d’éducation, ce qui nécessite un peu de temps…

Autre point important aussi : le prix du repas, fixé à 3,35 € par élève, est contenu malgré le recours à des produits labellisés ou bio. Le travail est certes plus conséquent pour les équipes mais cela n’impacte pas le porte-monnaie des familles. Certains produits, achetés localement, permettent même de réaliser des économies par rapport à d’autres circuits de cuisine industrielle. Et si, en plus, le repas est meilleur, tout le monde y gagne !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

AUTRES ARTICLES A LIRE
Changement d’ère à la Métropole
Première lame dimanche 11 juillet : Frédéric Augis est élu président de...
40
Le chiffre
LE CLIN D’OEIL
Événements de la semaine
4
Juin
Chinon
DU 4  AU 6 JUIN
4
Juin
Grand Théâtre de Tours
Ven. 4 à 19 h, dim. 6 à 15 h, mar. 8 à 19 h
10
Déc
En ligne, sur réservation auprès de Ciclic – resa-ciclicanimation@ciclic.fr
19h
9
Déc
Via le lien zoom fourni sur l’agenda de la bibliothèque municipale de Tours : www.bm-tours.fr
19 h
5
Déc
Sur le Facebook Le Temps Machine. Programme complet
19 h
3
Déc
La chaîne YouTube du théâtre-école Samovar https://www.youtube.com/c/LeSamovar93
18 h 
ARTICLES RÉCENTS