|
|
Les écoles passent au vert !

Les écoles passent au vert !

Deux écoles, Buisson-Molière (place de la Liberté) et Saint-Exupéry (Tourettes), accueillent les élèves dans des cours végétalisées en cette rentrée qui marque aussi l’entrée en vigueur de la carte scolaire, du tarification de la cantine au quotient familial et de la mise en place d’un menu alternatif végétarien dans toutes les écoles… Autant de mesures qui sont la marque de la municipalité écologiste élue il y a deux ans…
Rédaction

Cette rentrée 2022 est marquée par la livraison des premières cours « oasis » dans les écoles Buisson-
Molière (place de la Liberté) et Saint-Exupéry (Tourettes). Dans quatre autres (Jules Ferry et Stéphane Pitard, quartier Febvotte) et Georges Duhamel et André Gide (Rives du Cher) a commencé la débitumisation pour procéder aux plantations cet hiver en vue de la rentrée prochaine. Tandis que dans deux autres encore (Velpeau et Jules Verne), c’est le début de la concertation avec les enseignants et les familles pour préparer le verdissement de la cour qui sera effectif à la rentrée 2024. « C’est un processus qui prend deux ans, explique Franck Gagnaire, adjoint délégué à l’éducation, la petite enfance et la vie étudiante. La première année a lieu la concertation avec les usagers de l’école, enseignants, agents, familles et les élèves qui imaginent la future cour de leur école, c’est ce qui va débuter dans les écoles Velpeau et Jules Verne à Tours-Nord en cette rentrée. Puis au bout d’un an, pendant les vacances d’été, on commence les travaux avec la débitumisation, suivent les plantations pendant l’hiver puis les derniers aménagements l’été suivant. Pour ces deux écoles, les nouvelles cours seront donc finalisées pour la rentrée 2024… »

Un effet apaisant sur les enfants

Cette transformation des cours d’école, consignée dans le volet « Récré en herbe » du plan « Écoles en transition » établi par la municipalité, vise à concilier plusieurs objectifs dont on peut mesurer l’importance en cet été caniculaire. En effet, cette transformation vise d’abord à créer des îlots de fraîcheur dans les cours. Rappelons qu’en période de fortes chaleurs un sol bitumé atteint les 70 °C tandis qu’un sol enherbé est plutôt à 24-25 °C. Cela permet également de favoriser la biodiversité de la faune et de la flore en milieu urbain. Enfin, la débitumisation des sols favorise aussi une meilleure infiltration des eaux de pluie. Et, en cas de précipitations moindres, il est important que les sols stockent l’eau car cela leur permet de rester plus frais plus longtemps quand les températures remontent. « D’après ce que nous disent les enseignants il y a aussi un effet apaisant sur les enfants, il y a moins de tensions pendant les récréations, chacun trouvant plus facilement sa place dans les différents espaces aménagés », précise Franck Gagnaire. Le traditionnel terrain de foot n’occupant plus l’espace central comme c’est encore souvent le cas dans des écoles plus anciennes, il y aussi plus de place pour les autres activités…

Ces nouvelles cours peuvent aussi servir de supports pédagogiques avec l’étude de la biodiversité présente mais également de salle de classe puisqu’il est recommandé aujourd’hui de faire classe à l’extérieur et que certains aménagements s’y prêtent totalement pour les enseignants qui veulent adopter cette pratique, comme à Buisson-
Molière où un mini-amphithéâtre a été construit dans la cour. Le coût des travaux s’élève à 350 000 € pour l’école Saint-Éxupéry et à 340 000 € pour l’école
Buisson-Molière.

L’école Jean de La Fontaine « déménagée » à Paul Fort le temps de sa reconstruction

Outre ces « récrés en herbe », la Ville a également réalisé une quinzaine de chantiers de rénovation dans les différentes écoles. Mais ce qui va occuper davantage de temps encore ce sont deux chantiers importants, à savoir l’extension de la restauration de l’école maternelle Jules-Ferry aux Fontaines et la démolition-reconstruction de l’école Jean de La Fontaine à Tours-Nord qui va nécessiter 18 mois de travaux. « Nous avons organisé une nouvelle école dans l’enceinte de l’école Paul Fort qui avait des bâtiments disponibles pour accueillir les élèves de Jean de La Fontaine, explique Franck Gagnaire. La Ville prend en charge pendant la durée des travaux le transfert matin et soir entre les deux sites pour les familles qui souhaitent continuer de déposer leurs enfants à Jean de La Fontaine. »

La tarification sociale de la cantine instaurée

Autre nouveauté importante en cette rentrée : l’instauration de la tarification sociale de la cantine avec un prix fixé selon le quotient familial. « Cette tarification n’existait pas sur Tours, ce qui nous semblait une aberration », explique Franck Gagnaire, pour qui cette mesure va permettre à 70 % des familles de voir le coût de la cantine baisser ou rester stable malgré la hausse des denrées alimentaires. « Et contrairement à d’autres collectivités, nous n’augmenterons pas le tarif de la cantine car la période est suffisamment difficile pour les familles », se félicite l’élu qui précise aussi que la Ville a augmenté la dotation allouée par élève à chaque école de 12 %, pour la porter à 40 € par enfant en élémentaire et 44 € en maternelle. « C’est un effort louable alors que l’inflation est de 6 à 7 % et que les familles sont évidemment très impactées dans leurs achats de rentrée… »

Autre nouveauté dans les cantines : un menu alternatif végétarien est proposé chaque jour dans toutes les écoles après une expérience dans quelques-unes depuis le début de l’année.

La sectorisation scolaire est entrée en vigueur

Cette rentrée marque aussi l’entrée en vigueur de la nouvelle carte scolaire qui n’existait pas jusqu’à présent sur la ville de Tours. Elle se fera en trois temps : en cette rentrée pour le centre-ville entre la Loire et le Cher puis à la rentrée prochaine pour Tours-Sud et en 2024 pour Tours-Nord. Elle ne concerne que les nouvelles inscriptions ou nouveaux entrants, les élèves déjà scolarisés pouvant rester dans leur école choisie avant la mise en place de la carte. Malgré tout, 223 demandes de dérogation ont été étudiées et 60 % acceptées, principalement pour motif de « fratrie ».

Enfin, dans le cadre du plan « Écoles en transition » qui prévoit d’investir 4 M€ sur 5 ans pour la numérisation des écoles, six d’entre elles seront dotées de réseaux et d’équipements numériques en 2022. Il s’agit des écoles Paul Fort, Raimbaud, Anatole France, Clocheville, Buisson-Molière et Saint-Éxupéry…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

AUTRES ARTICLES A LIRE

Signaler un commentaire