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L’orthographe ne compte pas pour des prunes
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L’orthographe ne compte pas pour des prunes

L’orthographe ne compte pas pour des prunes

Le Projet Voltaire, organisme de formation en ligne d’apprentissage à l’expression écrite et orale, a publié un sondage réalisé auprès de 2 500 employeurs qui, à 93 %, déplorent que les lacunes en orthographe aient des répercussions négatives pour l’entreprise.
Amélie Sueur

L’enquête de l’institut Ipsos réalisée pour le Projet Voltaire et publiée fin octobre révèle que la mauvaise orthographe qui se généralise depuis quelques années devient un sujet très sérieux pour les employeurs et donc à prendre en compte pour ceux qui postulent à une offre d’emploi. Ces lacunes ont été davantage mises en lumière à la suite du confinement et du télétravail qui a obligé les collaborateurs à échanger par écrit.
Selon cette enquête, 76 % des 2 500 employeurs interrogés sur tout le territoire français, « se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes ». Et ils supportent de moins en moins cette situation, 96 % d’entre considérant que ces lacunes en orthographe, et plus généralement en expression écrite comme orale, ont « des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises » d’après les sondés. Les employeurs sont donc « de plus en plus attentifs » à l’orthographe « parce qu’ils ont conscience que cela leur porte préjudice », a expliqué Mélanie Viénot, présidente du Projet Voltaire, lors de la présentation de l’enquête.

À la 3e place pour le recrutement

Conséquence : si l’orthographe devient un enjeu pour l’entreprise, elle le devient aussi pour les futurs collaborateurs. L’expression écrite et orale devenant un critère de recrutement prépondérant, qui arrive à la 3e place derrière les compétences et le savoir-être.

Pour 86 % des recruteurs, la maîtrise de l’expression écrite et orale comme de l’orthographe est fondamentale. À telle point que la maîtrise du français redevient un critère aussi important que celle de l’anglais.

Pour parvenir à cette conclusion, l’enquête posait une question spécifique sur le recrutement : « À la lecture d’un CV, d’une lettre de motivation, diriez-vous finalement que les critères suivants sont rédhibitoires pour la poursuite du recrutement ? » À cette question, 84 % des recruteurs ont répondu que les fautes de grammaire, d’orthographe ou d’expression étaient un facteur « très » ou « plutôt » rédhibitoire à la poursuite du processus de recrutement. Ce critère arrive devant « une mauvaise expression à l’écrit » : 80 % de « très » et « plutôt » rédhibitoire ; et « un manque de vocabulaire » : 77 % de « très » et « plutôt » rédhibitoire.

C’est donc un élément important à prendre en compte quand on postule à un emploi. On le sait depuis toujours mais l’enquête Ipsos vient le rappeler à une époque où la bonne orthographe semble être passée par pertes et profits…

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