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Low-tech : le quotidien de demain ?
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Low-tech : le quotidien de demain ?

Low-tech : le quotidien de demain ?

En Touraine, des ingénieurs ont choisi de rester sourds aux sirènes de l’industrie pour se consacrer à la démarche low-tech, économe en énergie mais très riche en solutions.
Florian Mons

Surconsommation, obsolescence programmée, déchets, gaspillage… Autant de menaces désormais bien connues qui planent sur un avenir que la société de consommation annonçait radieux il n’y a encore pas si longtemps. Mais la prise de conscience est une chose, agir en est une autre. Çà et là, des associations et collectifs participent à lutter contre ce gâchis quelque peu mortifère.

Créée début 2020, l’association Low-tech Touraine organise régulièrement rencontres et ateliers pour sensibiliser et proposer des solutions. Ingénieure de formation, spécialisée dans la high-tech, Camille Justeau-Morellet, sa fondatrice, consciente des limites des ressources, a cherché à concilier ses valeurs écologiques et ses compétences. « La technologie n’est pas une fin en soi, estime-t-elle. La démarche low-tech est d’abord un questionnement en amont sur nos besoins. Avant de fabriquer un objet, il faut se demander s’il est vraiment utile, s’il est durable et s’il est accessible. » Baptiste Faure, co-fondateur de l’association, lui aussi ingénieur, a quitté son emploi pour se consacrer à l’association. Il abonde : « Nous manquons de bon sens, la course au profit a conduit à des aberrations énergétiques, y compris dans notre quotidien. »

Créer une ressourcerie

Parmi les ateliers et les réalisations de la petite trentaine d’adhérents, une structure en bambou de récupération, qui sert désormais de stand à l’association, la fabrication d’un éclairage de vélo, d’un rocket stove, la conception d’un chauffe-air solaire ou encore, saison oblige, la fabrication d’un décortiqueur de châtaignes ! Mais les idées sont nombreuses. Le mot d’ordre, c’est la récupération. Baptiste en est devenu spécialiste et son quotidien est l’occasion d’exercer son ingéniosité : système d’irrigation pour son potager, structures de serres… « Je suis toujours à l’affût à la recherche de matériaux, explique-t-il. J’explore les bennes de chantier, les déconstructions de bâtiment. Mais on trouve aussi beaucoup d’électroménager fonctionnel… »

Tout, ou presque, est bon à prendre : cadres de sommiers, montant de mezzanines, etc. Le problème, c’est le stock. Mais Baptiste travaille d’ores et déjà au projet d’une ressourcerie qui permettrait de développer les actions de l’association. Une étude de gisement est en cours, puis viendra un « vrai business plan » et la recherche de financements pour rendre viable l’initiative. Au final, il espère un espace de 1 000 m² pour diffuser des matériaux de deuxième main destinés au second œuvre. « Au-delà de l’association, c’est tout un écosystème qu’il nous faudrait créer. » Allez, au boulot !

Facebook : Low-Tech Touraine.

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