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Nolwenn Lavanant, à la mode de chez nous
Portrait

Nolwenn Lavanant, à la mode de chez nous

À 22 ans seulement, la jeune femme tient sa propre boutique de prêt-à-porter haut de gamme (femme surtout) dans le quartier Paul-Bert. Particularité des vêtements : ils portent sa griffe, et c’est elle-même qui les confectionne sur place dans un esprit écoresponsable. Cousez, jeunesse !
Sébastien Drouet
Nolwenn Lavanant
20 juin 1998, Naissance à Blois
2016, Bac pro métiers de la mode à Orléans
2016-2018, Formation de styliste au CFAM (Centre de Formation aux Arts de la Mode), à Tours

Bien sûr, le contexte n’est pas idéal, mais qu’à cela ne tienne : Nolwenn Lavanant a plus d’un tour dans son sac (fait maison), et quand elle ne peut pas organiser de défilé en public, la vidéo et les réseaux sociaux viennent à la rescousse. C’est ainsi, en mode 2.0, que la styliste tourangelle devait présenter sa nouvelle collection printemps-été, intitulée « Bord de mer » – origines familiales bretonnes obligent –, dans la cour de l’Hôtel Goüin, samedi 6 mars après-midi. L’occasion pour un large public de découvrir par écran interposé les créations made in Tours de Nolwenn, qui a installé sa boutique dans le quartier Paul Bert en septembre dernier.

C’était son objectif, depuis toujours : monter sa propre affaire. Si elle a suivi de nombreux stages durant sa période d’apprentissage, cette création d’entreprise n’est autre que son premier emploi (hormis une année de service civique). La boutique, ouverte du mercredi au samedi, se fond dans le décor : « Les gens du quartier m’ont très bien accueillie. C’est un village ici. » Une bienveillance générale qui lui a laissé le champ libre pour mettre au point un défilé sauvage dans la rue, juste avant la vague automnale de la crise sanitaire. Si Nolwenn aimerait un jour ouvrir des échoppes ailleurs, à Paris par exemple (la capitale de la mode !), promis, Tours restera toujours son port d’attache, sa ville de cœur.

Créatrice de bijoux pour commencer

C’est toujours émouvant de voir un rêve de petite fille prendre tournure : « L’intérêt pour cet univers a démarré très jeune, c’est difficile à dater précisément, à expliquer. J’ai toujours aimé, depuis l’enfance, les travaux manuels, l’art, le dessin. J’ai commencé à réaliser des bijoux en pierres semi-précieuses (NDLR : à 11 ans seulement !), avant de m’intéresser à la mode. » Un métier pluriel, qu’elle exerce à sa manière, sans trop tenir compte des diktats imposés par les grandes marques, même si elle garde un œil dessus : « J’essaie de rester maîtresse de ma création. Je réfléchis d’abord à une collection, à une thématique, puis je dessine les futurs vêtements. Mais je vais un peu plus loin, c’est pour cela que je suis créatrice de mode : je confectionne tout ici, dans mon atelier. Cette partie couture est amenée à être déléguée dans le futur pour me concentrer davantage sur la création et la relation avec les clientes. »

Les clientes, justement. Des Tourangelles, mais pas seulement, grâce au site web, grâce à la présence sur Facebook, Instagram et tutti quanti. « Des femmes actives, 25-60 ans, qui exercent un emploi nécessitant de bien s’habiller, ou tout simplement des personnes qui veulent des pièces originales, de créatrice. » Tailleurs, pantalons, hauts, vestes, manteaux, « je fais tout ». Des clientes, donc, mais aussi des clients, et c’est une nouveauté. La collection printemps-
été réserve une place aux hommes, notamment à travers un t-shirt signé de la marque NL.

La qualité, pas la quantité !

Jeune fille de son temps, Nolwenn tient à œuvrer dans un esprit écoresponsable. Là encore, elle se démarque. « La mode est la deuxième industrie la plus polluante. Alors, quand je vais chiner des tissus à Paris, j’évite les magasins où ils sont présentés sur des rouleaux de vingt mètres. Je vais plutôt m’intéresser aux fins de série. Ce n’est pas moins cher, mais cela ne va pas nécessiter de reproduction par la suite. » Elle s’élève aussi contre la surconsommation en matière de vêtements, vous savez, ces petites fringues sympas mais qu’on ne va porter qu’une ou deux fois : « On achète beaucoup trop de choses, pas de bonne qualité en plus. C’est pourquoi je fais des vêtements en petites séries, j’évite de proposer trop de tailles. Le choix est large, mais il n’y a pas forcément dix pièces en taille S. Et je mise sur la qualité. Au lieu de s’acheter trois manteaux pour l’hiver, j’invite à en acheter un, mais un beau, qui tient, qui dure. Il faut sensibiliser là-dessus. » Le message est passé !

 
+ d’infos
91 rue Losserand, à Tours – www.nolwenn-lavanant.com – nol.lavanant@hotmail.com
Sur Facebook : @NolwennLvnt
Instagram : @nolwennlavanant

Une réponse

  1. c’est très bien Nolwen, ton résumé est vraiment bien. je te souhaite de réussir tu le

    mérite .gros bisous as tous les deux. paulette et Jacques

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