RENTRÉE : Bâtir un budget millimétré

Évaluation des coûts et des revenus, ordre des priorités et plan d’action… Gérer ses finances est un challenge de taille lorsqu’on est à peine majeur !
Julie Polizzi

En dehors des amphithéâtres, la première chose que l’on apprend en quittant le nid familial pour se lancer dans des études supérieures, c’est gérer son budget. Et ce n’est pas une mince affaire lorsqu’on compare les maigres revenus d’un jeune avec le monceau de factures dont il doit s’acquitter chaque mois pour vivre. Un plan de bataille est donc de rigueur.

C’est dès le choix de sa future école qu’il faut se confronter à la dure réalité financière de la ville qui vous accueillera durant tout votre cursus. Car, outre les frais propres à l’établissement d’enseignement, une année d’études ne coûte clairement pas le même prix à Paris et à Orléans. Pour y voir plus clair, le syndicat étudiant UNEF publie chaque année un classement des principales villes universitaires en fonction de leur coût de la vie. Or, d’une commune à l’autre, il faut compter entre 700 et plus de 1 200 € par mois pour subvenir à ses besoins. Une fois cette enveloppe globale en tête, faites le point sur les différentes sources de revenus à votre portée. Combien papa et maman peuvent-ils vous verser par mois ? À quelles aides financières êtes-vous éligible (bourse, allocation logement, tarifs réduits dans les transports, etc.) ? Examinez bien tous ces paramètres avant de vous tourner, en dernier recours, vers un petit job d’appoint.

Après le logement, attention aux transports

Qui dit budget serré, dit organisation rigoureuse. Bien que vous n’ayez pas pris « option comptabilité » dans votre cursus, il va falloir vous y mettre. Sachez d’abord où sont vos priorités. Le logement est le poste de dépenses le plus onéreux. S’il est possible de trouver un studio pour environ 400 € à Nancy, Orléans ou Strasbourg, le loyer s’envole à près de 800 € à Paris. Autant dire que votre tirelire aura déjà sacrément maigri une fois le paiement effectué. Sans compter qu’il ne faut pas non plus oublier les factures d’électricité, de chauffage et d’abonnement Internet qui alourdissent encore la note ! À moins que vous n’ayez réglé votre année scolaire en une seule fois, pensez également à budgéter ce coût pour mettre chaque mois l’argent nécessaire de côté.

Autre écueil à éviter : sous-estimer le coût des transports ! 1 € par ci, 0,90 € par là… Un ticket de bus ou de métro ne vaut en général pas très cher, sauf que la facture grimpe en flèche lorsqu’il faut le prendre tous les jours pendant un an. Renseignez-vous au plus tôt sur la formule d’abonnement la plus adaptée à vos trajets. Quant à ceux qui ont une voiture, additionnez les coûts de l’essence, du stationnement et de l’assurance, puis comparez-les aux frais des transports en commun avant de vous réjouir de cette liberté montée sur quatre roues.

Élaborer une stratégie adaptée

Si ces coûts obligatoires ont déjà nettement entamé votre enveloppe mensuelle, reste un poste de dépenses essentiel mais souvent négligé : l’alimentation. Bien que pâtes et riz permettent de garnir durablement les placards, gardez tout de même quelques deniers pour varier les menus et surtout y ajouter des fruits et légumes, pas forcément si chers que ça, mais indispensables pour rester en bonne santé. Enfin, avant de dilapider le peu qu’il vous reste en sorties et loisirs, souvenez-vous qu’on n’est jamais à l’abri d’un coup dur et que la constitution d’un petit bas de laine ne sera pas de trop pour y faire face.

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