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Un milliard, mais pour faire quoi ?

Un milliard, mais pour faire quoi ?

Lundi 7 mars était signé à la Préfecture de Région le CPER qui prévoit plusieurs centaines de millions d’euros pour accompagner la Région Centre-Val de Loire dans ses politiques publiques jusqu’en 2027. Cet argent irriguera principalement les secteurs de la formation, de l’emploi et des transports.
G.M.

L’autre grand volet, après la santé, de la session plénière de fin février au Conseil régional concernait le CPER, c’est-à-dire le Contrat de Plan État-Région 2021-2027, qui contractualise le financement par l’État de nombreux projets pour le territoire régional. François Bonneau, le président (PS) de la Région Centre-Val de Loire, a expliqué qu’il avait « voulu intégrer la mobilité dans ce nouveau CPER et en faire un volet engagé ». 892,59 M€ constituent ainsi l’enveloppe de ce CPER 2021-2027, dont 476 M€ sont et seront portés par la Région. À cela s’ajoutent 384,78 M€ émanant du Plan de Relance, ce qui permet de voir grimper le montant consacré aux projets régionaux à près d’1,3 milliard d’euros jusqu’en 2027. Un montant en hausse par rapport au précédent CPER (728,4 M€ pour 2015-2020). Le montant investi par habitant passe ainsi de 281 € à 497 €.

Au-delà de ces chiffres impressionnants, à quoi cet argent va-t-il servir ? C’est tout l’enjeu de ce document, qui couvre de nombreux domaines. Ce Contrat de Plan doit, par exemple, favoriser la relocalisation dans les secteurs économiques clés, aider à la transition écologique et numérique ou encore à la valorisation touristique. Il sert également au financement du Pacte Régional d’Investissement pour les Compétences, qui a pour but de favoriser l’emploi des jeunes et des demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés. Il se traduit aussi, pour l’enseignement supérieur, par une participation au déploiement de l’UFR Droit-Éco-Gestion sur le campus Madeleine et au réaménagement de l’INSPE (Institut Supérieur du Professorat et de l’Éducation) dans les anciens locaux de droit à Orléans-La Source, ainsi qu’à la création d’un Pôle rééducation pour l’école de kiné. Côté mobilité, de l’argent va être investi dans des pistes cyclables et l’évolution des flottes de cars Rémi « vers des matériels à faible émission ».

Au niveau ferroviaire, le CPER 2021-2027 comporte des opérations de régénération des petites lignes, comme Tours-Loches et Tours-Chinon, mais aussi le renforcement de l’alimentation électrique de la ligne Paris-Chartres. Il permettra également de réaliser les suppressions de passages à niveau sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse. La ligne Orléans-Châteauneuf a également pour vocation à figurer dans ce Contrat de Plan, tout comme l’étude de la réouverture de ligne Orléans-Voves-Chartres. À noter que le contrat soumis à adoption de l’assemblée régionale était identique au protocole d’accord initial, à l’exception de l’ajout du projet de la faculté d’Odontologie qui ouvrira à Tours à la rentrée prochaine, qui bénéficie d’une subvention régionale de 3,5 M€.

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