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ANNAHPA, 100 % made in France !

ANNAHPA, 100 % made in France !

Depuis la semaine dernière, l’Orléanaise Émilie Souaidé dispose de son corner aux Galeries Lafayette, afin d’exposer et vendre ses créations. Avec Annahpa, sa marque créée il y a deux ans, elle promeut notamment le made in France et une fabrication plus responsable.
Benjamin Vasset
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Pour six mois au moins, elle a vue sur Orléans : au premier étage des Galeries Lafayette, Émilie Souaidé dispose d’un joli bout d’espace lumineux pour mettre en avant, au milieu des nuages gris, les vêtements qu’elle a dessinés et créés depuis deux ans. Des pièces destinées aux femmes de « 30 ans à… pas d’âge », dit-elle, « plutôt actives et qui aiment les jolies choses. » La semaine dernière, l’intéressée se montrait ravie de la visibilité qui lui était offerte dans sa ville natale, elle, la fille de commerçant orléanais qui s’est lancée dans sa propre aventure entrepreneunariale il y a deux années de cela. « Ça remonte à 2018, raconte-t-elle. J’étais commerciale à Paris dans un showroom multi-marques. Un jour, je me suis réveillée en me disant que je devais créer ma marque. Mon entourage m’a encouragée, et j’ai décidé de tout plaquer. » Pas sur un coup de tête non plus, ni sans savoir où elle allait : « après le bac, j’avais fait des études dans ce domaine avant de partir dans le commerce. J’ai toujours aimé le stylisme, dessiner des looks, etc. J’ai toujours eu cette passion du vêtement. »

Une marque en développement

Quelques semaines plus tard, Annahpa naissait donc, autour d’un concept relativement simple mais porteur : faire du made in France exclusivement, mais aussi « raconter une histoire » et porter un message. « Les gens en ont un peu marre de porter du made in China, explique Émilie. Il y a une forte demande de local ; il n’y a qu’à voir la belle success-story du Slip Français. L’idée, c’est aussi de proposer des produits qu’on ne voit pas partout et qu’on ne trouve pas à chaque coin de rue. Une femme, aujourd’hui, veut se sentir unique et se différencier, sans mettre non plus des prix déraisonnables. » L’entrepreneuse de 35 ans détaille ainsi les contours de son processus de fabrication, certifié bleu-blanc-rouge : « mon atelier de fabrication se situe au nord de Paris et tourne avec une dizaine de salariés. Cela fait 40 ans qu’il existe ! » Mais, promis, juré, craché, même si sa marque se développe dans les années à venir, elle ne cèdera pas aux sirènes de la fabrication hors de l’Hexagone. « Non, assure-t-elle. Mon identité, c’est le made in France. C’est un savoir-faire qui coûte peut-être un peu plus cher, mais je n’y dérogerai pas. »

Aujourd’hui, plus de deux ans après la création d’Annahpa, la marque connaît un joli succès d’estime à travers le pays. Elle est aujourd’hui distribuée dans une cinquantaine de boutiques multi-marques indépendantes en France, et une communauté est en train de naître, avec par exemple plus de 34 000 fans sur Instagram. Bien sûr, les réseaux sociaux ne font pas tout, mais ils sont un bon indicateur de la vitalité d’une marque. Du reste, Émilie se réjouit de constater que « les clients commencent à revenir dans les boutiques après des premiers achats pour retrouver (ses) produits. C’est plutôt bon signe ! » C’est à peu près certain et, d’ailleurs, la jeune femme commence à élargir le périmètre de sa petite entreprise, puisqu’elle collabore aujourd’hui avec une community manager chargée de booster sa présence sur Internet, mais aussi avec deux stylistes. Ensemble, l’équipe prépare la sortie de la collection printemps-été d’Annahpa, dont Émilie n’est pas peu fière. « Je pense qu’elle sera l’une des plus abouties qui ont été sorties depuis deux ans ! » Rendez-vous est pris. 

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