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Basée à La Source, BEG Ingénierie : leader européen de l’ingénierie de centres commerciaux et plateformes logistiques avec 130M€ de chiffre d’affaires

Basée à La Source, BEG Ingénierie : leader européen de l’ingénierie de centres commerciaux et plateformes logistiques avec 130M€ de chiffre d’affaires

Basée à La Source, BEG Ingénierie est assez peu connue dans la métropole orléanaise, et pourtant : avec 130 M€ de chiffres d’affaires et plus de 200 salariés dans le monde, elle est une référence européenne, notamment dans le domaine de l’ingénierie de centres commerciaux et de plateformes logistiques. Si ce type d'équipements est critiqué par les écologistes, le président de BEG souhaite pourtant, lui aussi, une « prise de conscience environnementale » plus rapide. Explications.
Rédaction
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Une histoire de plus d’un demi-siècle

BEG Ingénierie a été fondée il y a plus de cinquante-cinq ans par un entrepreneur nivernais qui, selon la petite histoire, a voulu s’implanter à Orléans pour assouvir sa passion de la chasse… mais aussi pour se rapprocher de la région parisienne. L’ingénierie et la maîtrise d’œuvre de centres commerciaux a été l’une des savoir-faire originels de l’entreprise, qui a développé, par le passé, une activité de promoteur de centres commerciaux. Rachetée par un groupe américain, elle s’en est détachée au début des années 2000 sous l’impulsion de certains de ses cadres, qui ont racheté l’entreprise et « ont alors souhaité la repositionner sur son métier de maîtrise d’œuvre et d’ingénierie », explique Bertrand Chabanne, 52 ans, président de BEG Ingénierie depuis mars 2022. Aujourd’hui, indique ce dernier, la direction opérationnelle est assurée par sept personnes (son président, donc, quatre directeurs généraux, un secrétaire général et un directeur financier), qui doivent devenir actionnaires majoritaires courant 2023, année stratégique de transmission du capital. « BEG a toujours appartenu aux gens qui travaillaient pour elles », justifie Bertrand Chabanne. Aujourd’hui, le groupe propose trois grandes compétences : la maîtrise d’œuvre et l’ingénierie –« nous vendons des heures » –, la réalisation clé en main –« nous achetons des travaux que nous revendons avec une marge » – et le montage de projets, notamment de bâtiments logistiques, qui sont ensuite revendus à des investisseurs. Si le commerce et la logistique sont des spécialités de BEG, on dira cependant plus largement que le groupe est désormais un expert de l’immobilier d’entreprise. « Nous sommes extrêmement diversifiés dans nos modes d’intervention, ajoute Bertrand Chabanne. Nous savons travailler aussi bien en périphérie des villes qu’en centre-ville, nous faisons d’ailleurs de la rénovation de surface commerciale en pied d’immeuble. »

Une présence internationale

Même si son siège social est situé à Orléans, BEG est aujourd’hui présent dans neuf pays, et notamment en Europe de l’Est, à commencer par la Roumanie et la Pologne. L’entreprise était partie d’Ukraine avant le déclenchement de la guerre, qui lui a cependant fait quitter la Russie, « où le marché était déjà compliqué », rappelle Bertrand Chabanne. Les autres terrains de jeu internationaux de BEG sont l’Italie et l’Espagne, mais aussi le Maghreb et, plus récemment, la Côte d’Ivoire, « où nous sommes plus volontaristes et implantés dans la durée ». Pour autant, quand on lui demande de citer des projets emblématiques sur lesquels a travaillé ou travaille en ce moment BEG, Bertrand Chabanne revient en France, évoquant, en « clé en main », la construction d’un siège social de 40 000 m2 à Gonesse pour l’entreprise JJA, ou l’actuelle extension/rénovation des Galeries Lafayette à Bron, dans le Lyonnais (40 000 m2 également). Concernant la maîtrise d’œuvre, BEG a livré récemment 110 000 m2 de centre commercial à Cergy (3-Fontaines). Et en local ? L’une de ses activités phare dans la région Centre-Val de Loire se situe, en « montage de projet » dans le Berry, à La Chapelle-Saint-Ursin, où une grosse plateforme logistique (80 000 m2) est en train de sortir de terre. Si BEG compte plus de 200 collaborateurs à travers le monde, c’est cependant à Orléans que se situe, selon Bertrand Chabanne, « le cœur du réacteur », à savoir les services supports mais surtout le bureau d’études intégré composé d’une cinquantaine de personnes (architectes, spécialistes de la voierie, des fluides, de l’électricité…), dont la tâche est de proposer des solutions techniques et efficaces en termes d’ingénierie. « On n’a ni machines, ni brevets, ni savoir-faire exclusif ; la seule valeur que nous avons, ce sont les hommes et les femmes qui bossent chez nous », résume Bertrand Chabanne.

Centres commerciaux, plateformes logistiques…
Dans le contexte actuel, quelles perspectives ?

Alors que la tendance post-Covid est à un recentrage sur le commerce de proximité et que la consommation d’espaces naturels et de terres agricoles est notamment contrebalancée par l’objectif de Zéro Artificialisation Nette en 2030, être un spécialiste référencé de la construction de centres commerciaux ne semble a priori pas très porteur au début des années 2020. Mais BEG dit s’inscrire désormais dans une démarche d’« amélioration de l’existant », en réfléchissant à rendre « plus attractifs ces centres commerciaux ». Comment ? « En faisant entrer des loisirs, de la santé, et en les ouvrant vers l’extérieur, bref en repensant l’expérience-client. » Sur le créneau de la rénovation, BEG a aussi lancé une nouvelle offre Transity, afin de permettre à un client de baisser les consommations énergétiques de son bâtiment, de diminuer ses émissions carbone ou de produire des énergies renouvelables. Des centres commerciaux « écolos » ? L’adjonction de ces deux termes peut faire tiquer. « Le bâtiment le plus écologique, ce n’est pas celui que l’on construit, mais celui que l’on rénove, répond Bertrand Chabanne. On peut faire de l’ingénierie avec des objectifs environnementaux ambitieux. » D’ailleurs, pour BEG, plus les normes et les textes seront contraignants, mieux cela sera pour l’entreprise : « Il y aujourd’hui un avantage à ceux qui savent traiter la complexité, développe Bertrand Chabanne. Plus les projets sont complexes, plus nous pouvons nous positionner. Si les exigences sont fortes, nous y retrouverons. De façon plus personnelle, je pense d’ailleurs que la prise de conscience environnementale est encore insuffisante : il faut aller plus vite. » Des propos qui peuvent paraître étonnants venant du patron d’une société qui participe à la construction de plateformes logistiques… « Mais leur agrandissement fait qu’elles entraînent une forme d’économies de transports, avec des camions qui voyagent toujours à plein, répond Bertrand Chabanne. Il y a dans ce secteur une notion d’optimisation de coûts et de consommation des carburants, donc une baisse des émissions carbone. Je rappelle que ces plateformes sont aussi une réponse aux questions de souveraineté qui sont apparues pendant le Covid. Leur construction va continuer, mais sous contrainte, avec des bâtiments plus en hauteur, par exemple. »

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